Yamantaka//Sonic Titan hier soir au MAC

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Hier soir, le Musée d'art contemporain de Montréal amorçait la nouvelle saison des Vendredis Nocturnes du MAC. Et rien de tel qu'un retour fulgurant de Yamantaka//Sonic Titan pour ouvrir le bal.

Rappelons-nous que le groupe a vécu une année 2012 pas mal hyperactive. On les a vu partout: festivals d'ici (Pop Montreal, Suoni Per Il Popolo, M Pour Montréal) et d'ailleurs (ATP, Pitchfork, NXNE), en première partie de Xiu Xiu ou encore de Lydia Lunch. Tantôt défendant "YT//ST", un premier opus finaliste du Polaris et album expérimental de l'année aux Gamiq, tantôt présentant "33", un opéra rock des plus surprenants, cette formation protéiforme a sans cesse démontré une véritable propension à se renouveler. Doit-on s'étonner que leur nouveau projet soit un jeu vidéo?

Malgré cette effervescence, le collectif semble avoir fait ses devoirs car le public docile du MAC s'est vu offrir du nouveau matériel musical à se mettre sous la dent. Vers 7 heures, cordes et claviers sont sortis des coulisses à pas de loup. Ensuite, un cortège composé de Ruby Kato Attwood et d'Alaska B, les initiatrices du projet, ainsi que de la chanteuse mohawk Angela Loft s'est frayé un chemin dans le public jusqu'à la scène et a entonné religieusement Reverse Crystal//Murder Of A Spider. Après avoir interprété Lamia, dernier single en date, le groupe a offert 3 pièces (assez pop) en aperçu de leur prochain album dont l'enregistrement est prévu en avril. C'est avec un bel enchainement des titres Hoshi Neko , A Star Over Pureland et Queens que le concert s'est clôturé.

Comme à l'habitude, ça a sonné magnifiquement juste tout au long de la prestation et j'ai retrouvé avec bonheur ce bouillant bouillon spatio-temporel où folklore et post-modernité se renvoient la balle. Avec Yamantaka//Sonic Titan, chants amérindiens, opéra chinois, théâtre nô et esthétique manga évoquent à l'unisson de mythiques personnages évoluant dans les eaux troubles du rock progressif/psychédélique. En dépit d'autant de bonheur musical, j'ai tout de même déploré un léger vide au niveau visuel malgré le costume d'apparat de Ruby. Mais que sont donc les décors bichromes devenus? Et pourquoi les faire disparaître, justement le soir d'une prestation au Musée d'art contemporain?