Visite au cœur de la bibliothèque (du vrai!) Alexandre Jardin

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Dans le cadre de la 10e édition de Québec en toutes lettres, le très réputé auteur français Alexandre Jardin, surtout connu pour ses incontournables Fanfan et Le Zèbre, a offert à son public l’un des plus beaux cadeaux qui soit: la mise à nu. C’est à l’Impérial Bell que le romancier a été Interviewé par la délicate mais franche Claudia Larochelle. L’écrivain d’autofiction, plus vivant que jamais, a alors révélé la vérité à son lectorat québécois. Au travers de lectures d’extraits de ses romans, récités par les comédiens Émilie Bibeau (Unité 9) et Benoît McGinnis (30 vies), il évoque les origines primaires de ses œuvres: son enfance étonnante et blessée. Fragile et fort des répercussions de son passé familial et affectif éclectique, Jardin a raconté le sens et l’origine de chacun de ses romans.

Humilité et authenticité : l’art de se mettre à nu par Alexandre Jardin

En marge de la présentation de ses romans, Alexandre Jardin a livré en toute simplicité et humilité la vérité sur son passé de mensonges. Il a avoué, maintenant délivré du vide et de ses protections d’enfants (création d’un monde imaginaire pour fuir sa malheureuse réalité), qu’il a longtemps révélé aux médias des faussetés sur son vécu et sur ce qui l’a véritablement inspiré dans son processus littéraire. On apprend que ses libérations sont surtout l’œuvre de certaines femmes -ses muses, ses amours-, qui l’ont fait exister à nouveau.

Des extraits accrocheurs...

Bien que la lecture de certains passages aurait pu être écourtée, le choix des extraits, par Isabelle Forest, était fort judicieux. La lecture de passages clés a provoqué la forte envie chez les spectateurs de plonger à nouveau dans la littérature d’amour (de déchirures et de passions…) signée Jardin. Pendant l’entracte, tout au fond de la salle, les gens faisaient effectivement la queue à la table de vente de ses romans.

… et des italiennes remarquables

Les comédiens Bibeau et McGinnis se sont livrés à un défi de taille: lire des extraits de romans avec vivacité, clarté et à un rythme juste - ni trop rapide ni trop lent- et ce, en la présence de l’auteur lui-même. Défi réussi! Malgré la nervosité du début, à peine perceptible -que quelques coquilles dans la prononciation-, les deux artistes de scène ont porté leurs voix, claires, franches et limpides à la forte plume de Jardin et à celles de quelques auteurs marquants pour l’écrivain.

Une performance musicale en simultané

Sur scène, les talentueux musiciens Antoine Breton, Philip Larouche et Todd Picard ont bercé les transitions tout en musique et les moments forts de ce voyage littéraire.

La visite dans la bibliothèque et dans le cœur d’Alexandre Jardin en fut une porteuse de rêves et de lumière. En toute légèreté et profondeur, le voyage au cœur de l’existentialisme intime et intimiste de Jardin a donné l’heure juste sur son passé et sur son présent, puis sur son futur: il est maintenant prêt à se lancer dans une renaissance littéraire.

Crédit photos: Nadia Morin