Vent du nord sur Saint-Laurent ; des musiciens norvégiens nous présentent leur conception de la qualité 100% jazz

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Photo © Christian Morin 2008
Les gens présents à cette soirée placée sous le signe de la Norvège ont eu droit à un concert de très haut niveau hier soir. Une soirée ou les compositions originales et improvisations ont étés livrées sur le plancher de la Sala Rossa, donnant tout son sens à l’expression « in your face ». À quelques mètres des spectateurs, Ken Vandermark à ouvert la soirée, remerciant les organisateurs de lui avoir offert de performer d’abord en solo, chose qu’il avoue s’être vu offrir que deux fois en carrière. Le colosse norvégien nous a offerts 5 pièces magnifiques et senties, au saxophone baryton, clarinette b flat et basse. Sa pièce hommage à Albert Ayler interprétée au baryton avait assez de force pour déplacer les premières rangées et assez de blues aylérien pour nous tirer une larme.

Au second tour, la rencontre qui marquera sûrement l’histoire du jazz contemporain, celui du batteur et percussionniste Paal Nilseen-Love et du trompettiste Magnus Broo. Le communiqué du festival nous avait présenté le duo en établissant des parallèles avec d'autres rencontres similaires, telles Don Cherry et Ed Blackwell. La comparaison n’était pas abusive ; les gens présents ont eu droit à une performance qui a pris les allures d’une conversation historique, sans aucun moment d’hésitation, de redite ou de superflu. Définitivement le moment fort de la soirée.

Ken Vandermark est revenu en compagnie du pianiste Ingebrigt Haker Flaten et le contrebassiste aux cordes de tripes Havard Wiik, deux musiciens de très haut niveau, pour nous présenter son projet Free Fall. Le trio naviguant entre jazz et musique de chambre nous a présentés ses pièces magnifiques livrées avec recueillement et conviction. Chapeau.

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