«Van Gogh. De près» au Musée des beaux-arts du Canada du 25 mai au 3 septembre 2012

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Branche fleurie d'amandier, 1890, Musée Van Gogh, Amsterdam

À l'été 2012, l'événement vedette du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) sera Van Gogh. De près, la première grande exposition réunissant les ouvres du célèbre artiste néerlandais à avoir lieu au pays en plus de vingt-cinq ans. Prenant l'affiche le 25 mai 2012, cette exposition, qui s'annonce exceptionnelle, pose un regard neuf sur le génie de Vincent van Gogh en explorant la façon dont l'artiste représente la nature, notamment son utilisation novatrice du plan rapproché. Organisée en collaboration avec le Philadelphia Museum of Art et avec le soutien de la Financière Sun Life, elle sera parrainée par Sa Majesté la reine des Pays-Bas et Son Excellence le très honorable David Johnston, gouverneur général du Canada.

Van Gogh. De près réunira quelque 45 peintures de collections publiques et particulières de partout dans le monde. En outre, des ouvres célèbres côtoieront certaines peintures de l'artiste rarement, sinon jamais, présentées au public. L'exposition explorera également l'utilisation du plan rapproché dans les estampes japonaises, des dessins du XVIe au XIXe siècle et des photographies du xixe siècle, mettant ainsi en contexte les extraordinaires compositions de Van Gogh. Pour en savoir davantage, rendez-vous au www.beaux-arts.ca/vangogh.

Zoom sur la nature

De ses années parisiennes (1886 -1887) jusqu'à la fin de sa carrière (1890), Van Gogh a joué sur la profondeur du champ pictural et la distance focale, tantôt en zoomant sur une touffe d'herbe ou un bouton d'iris, tantôt en renversant les perspectives dans ses vues d'un pré ou d'un jardin. En exemple, le tableau Iris (1889) de la collection du Musée sera exposé avec des peintures représentant un autre coin du jardin où Van Gogh a peint ces ouvres. Van Gogh. De près permettra de mieux saisir pourquoi ces toiles sont considérées comme les plus avant-gardistes de sa production artistique.

Où commence l'histoire

Arrivé à Paris au début de 1886, Van Gogh découvre une manière révolutionnaire de peindre. Pour la première fois, il voit l'art des impressionnistes et des néo-impressionnistes, ce qui le pousse à repenser tant le contenu que le style de ses peintures. Très vite, il renonce aux teintes sombres de ses premières ouvres néerlandaises; il éclaircit sa palette et modernise sa touche, d'abord dans une série de natures mortes aux fleurs peintes dans un style occidental typique du XIXe siècle. Mais il s'écarte rapidement de cette tradition pour se concentrer sur le sujet et éliminer, du même coup, l'espace environnant.

En même temps, Van Gogh se passionne pour l'estampe japonaise, dont il admire les qualités esthétiques. Comme les impressionnistes avant lui, il est fasciné par l'art japonais, ce qui le pousse à essayer des angles de vue et des cadrages inusités, à donner un aspect plane à la composition et à utiliser la couleur à des fins décoratives.

En 1888, à Arles, Vincent van Gogh écrivait : Si on étudie l'art japonais alors on voit un homme incontestablement sage et philosophe et intelligent qui passe son temps - à quoi - à étudier la distance de la Terre à la Lune [.] - non, il étudie un seul brin d'herbe. Mais ce brin d'herbe lui porte à dessiner toutes les plantes - ensuite les saisons, les grands aspects des paysages, enfin les animaux, puis la figure humaine. Il passe ainsi sa vie, et la vie est trop courte, à faire le tout.

Van Gogh - L'homme

Surtout connu pour sa lutte contre la maladie mentale, Van Gogh était avant tout un artiste ambitieux et cultivé ainsi qu'un esprit subtil et réfléchi. Il parlait couramment le néerlandais, le français et l'anglais, et pouvait aussi bien lire et écrire dans ces trois langues. Il avait un grand amour de la littérature, il lisait de tout, depuis la Bible jusqu'aux écrits des naturalistes français. Il possédait de solides connaissances en histoire de l'art et pouvait aussi bien parler de tableaux des maîtres anciens que de photographie. L'exposition au Musée des beaux-arts du Canada démontrera que, loin d'être un artiste impulsif ou indiscipliné, Van Gogh cherchait consciemment, à travers son ouvre, à faire avancer la peinture.

Commissaires de l'exposition

L'historienne de l'art et commissaire indépendante Cornelia Homburg, Ph. D. et la conservatrice adjointe de l'art européen et américain (1850-1980) au Musée des beaux-arts du Canada, Anabelle Kienle, Ph.D., sont les commissaires de Van Gogh. De près.

Cornelia Homburg a étudié l'histoire de l'art en Allemagne, aux États-Unis et aux Pays-Bas, avant d'amorcer sa carrière comme conservatrice adjointe au Van Gogh Museum, à Amsterdam. Elle devient par la suite conservatrice à la Washington University Gallery of Art de St. Louis, puis conservatrice et conservatrice en chef au Saint Louis Art Museum, aux États-Unis, avant de devenir historienne de l'art indépendante en 2003. Depuis, elle effectue des recherches sur l'art du XIXe et du XXe siècle, collabore avec des musées, organise des expositions et agit à titre de consultante sur divers projets. En plus d'un livre sur l'ouvre de Van Gogh publié en 2007, elle a piloté l'exposition Max Beckmann et Paris, en 1999; Vincent van Gogh et les Peintres du Petit Boulevard, en 2001; l'Art Allemand Aujourd'hui, en 2003; Max Beckmann : Traum des Lebens, en 2006, et Vincent van Gogh : Timeless Country - Modern City, en 2010. Elle travaille actuellement, entre autres, à un projet sur la collaboration entre Vincent van Gogh et Paul Gauguin pour 2015.

Anabelle Kienle a étudié l'histoire de l'art, les sciences culturelles et la sociologie à Münster, en Allemagne, et à Vienne, en Autriche. En novembre 2006, Kienle s'est jointe à l'équipe de conservation du Musée des beaux-arts du Canada après avoir reçu son doctorat de la Westfälische Wilhems-Universität Münster. En 2000, elle avait obtenu le stage d'études supérieures Aronson en art moderne au Saint Louis Art Museum (Missouri), où elle a mené des recherches dans la célèbre collection d'ouvres expressionnistes allemandes du musée. À Saint Louis, elle a aussi participé aux activités de conservation pour l'exposition temporaire Vincent van Gogh and the Painters of the Petit Boulevard (2001). Elle a ensuite dirigé le projet de recherche du Saint Louis Art Museum sur la provenance des ouvres durant la période nazie en résidant à temps partiel à Berlin. Kienle a écrit sur l'art moderne et l'art contemporain et elle a publié un livre sur les années américaines de Max Beckmann inspiré de sa thèse de doctorat (Imhof Verlag, 2008). Elle est commissaire de l'exposition Icônes du modernisme du Musée des beaux-arts du Canada qui prendra l'affiche à l'Art Gallery of Alberta (hiver 2012). Avec Cornelia Homburg, elle prépare l'exposition temporaire Van Gogh. De près pour l'été 2012 en collaboration avec le Philadelphia Museum of Art.

Le catalogue

L'exposition sera accompagnée d'un catalogue richement illustré, publié par Yale University Press, et en vente à La Librairie du MBAC et en ligne à www.AchatsMBAC.ca à compter de février 2012.

http://www.beaux-arts.ca/fr/acheter/index.php

S'appuyant sur des recherches inédites, cet ouvrage de référence jettera un éclairage entièrement nouveau sur la production tardive de Vincent van Gogh et sur la façon dont l'artiste représente la nature, en particulier son usage innovateur du plan rapproché. S'attardant aux dernières années de sa carrière - de 1886 jusqu'à sa mort en juillet 1890 - le catalogue contiendra des essais rédigés par quelques-uns des plus grands spécialistes de l'artiste. Cette publication, la seule à traiter en détail de cet aspect de l'ouvre de Van Gogh, analysera son approche radicale du plan rapproché et la mettra en contexte grâce à des références contemporaines et historiques.

Informations additionnelles

Le MBAC publie régulièrement des nouvelles sur ses réseaux sociaux au sujet de l'exposition.

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#MBACvangogh