«Une Femme à Berlin», à applaudir au Théâtre du CNA du 30 novembre au 3 décembre

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Après avoir fait salle comble pendant quatre semaines à Montréal, la plus récente création de Brigitte Haentjens, directrice artistique du Théâtre français du CNA, sera présentée à Ottawa pour quatre soirs seulement.

Avec la complicité de Jean Marc Dalpé, Brigitte Haentjens déploie la parole de Marta Hillers en un ample chœur tragique composé de Sophie Desmarais, Louise Laprade, Évelyne Rompré et Evelyne de la Chenelière.

Marta Hillers (1915–2001), jeune journaliste indépendante et cultivée, est une des cent mille Berlinoises victime de viols sur le passage de l’armée russe en terrain conquis. Elle profite de chaque rayon de lumière crue pour y voir clair et rédiger ce qui va devenir le journal d’Une femme à Berlin. Publié sous pseudonyme en 1954, passé sous silence pendant des décennies, l’ouvrage paraît enfin au grand jour à la mort de son auteure en 2001. Trouvant dans l’écriture un moyen de rationaliser le chaos, elle détaille d’une plume lucide le crépuscule du IIIe Reich, l’invasion de l’Armée rouge, et sa tentative de s’accrocher aux mythes littéraires pour éviter de sombrer dans la folie. Partout, dans ce discours intime et quotidien, c’est l’Histoire en marche qui fait entendre ses coups redoutables : la ville mise à sac, les hommes défaits, les femmes violées à répétition et en masse par les soldats soviétiques.

« Je sais seulement que je veux survivre – à l’encontre de toute raison, absurdement, comme une bête. »

Marta Hillers