Une étoile montante du monde culinaire de passage à Montréal

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Confondue, l'ai-je été, dès le premier service : la sceptique que je suis a fait place à une désormais fan finie de Jason Cichonski après l’huître Royal Myagi garnie de topinambour fouetté, de raifort et de café. Acclamé par les blogueurs et journalistes culinaires de Philadelphie, le jeune chef est aussi co-propriétaire de « Ela » (du nom de sa mère) un restaurant branché, du quartier de Queen Village de Philadelphie. « Nous servons une cuisine éclectique, quelque chose de moderne, américaine et progressive , dit le chef Cichonski. « Nous utilisons beaucoup d’ingrédients frais et nous travaillons en étroite collaboration avec nos fournisseurs. Nous changeons le menu fréquemment, en suivant ce que nous apprenons et de ce que nous avons envie », explique-t-il.

Ayant une prédilection pour les produits de saison, le jeune chef a créé son menu à partir d’une liste d’ingrédients et de produits québécois qu’il n’avait jamais utilisé auparavant, comme la baie d’argousier, et suggérés par le chef régulier du Sinclair, Stelio Perombelon. Le résultat : un sensationnel menu 6 services d’inspiration asiatique dont se sont régalés les clients du restaurant de l’hôtel St Sulpice, et ce, le temps de deux soirs cette semaine. « J’ai toujours beaucoup cuisiné avec des ingrédients asiatiques, dont les saveurs très délicates vont parfaitement avec ce que je fais », dit le chef Cichonski, qui a des origines polonaises et dont c’est la deuxième visite à Montréal. « Montréal me semble charmant. J’aime beaucoup ce qui se dégage de cette ville », a-t-il dit.

Un coup de cœur : l’agnolotti d’artichauts accompagné d’Armillaires de miel, de genièvre mariné, de miso et de muesli au porc croquant. Carrément jouissif !

Gino Mourin, propriétaire du Sinclair, est par ailleurs d’avis que le départ fracassant du chef et président d’honneur Francis Malmann le week-end dernier a mis beaucoup de pression sur les chefs, mais refuse de blâmer l’organisation du Festival. « Ce n’est pas leur faute (au Festival). C’est l’égocentrisme de deux individus », a-t-il simplement dit.

De plus, il déplore le fait que la publicité faite par le festival afin d’attirer la clientèle ne soit pas au point. « Hier c’était bien, mais on n’a pas eu assez de monde. C’est malheureux, parce qu’ils se sont donné beaucoup de mal pour faire ce menu » dit-il.

« C’est une lacune d’organisation, et nous (restaurateurs) sommes aussi à blâmer…Des restaurants qui reçoivent des grands chefs, c’est pas une jalousie mais ils sont plein à craquer. D’autres petits restaurants, dont nous, qui avons ce chef de Philadelphie, on est tous dans le même bateau et on n’a rien (pas de visibilité). Je pense qu’ils devraient faire de la publicité pour les petits chefs parce que ces chefs-là sont la prochaine tendance. Ces gars-là, ils entrent dans la cuisine à huit heure du matin et ils ne sont pas payés », dit M. Mourin.

QUOI FAIRE CE SOIR :
Pour célébrer la nuit blanche de Montréal en lumière qui aura lieu ce soir, l’hôtel St Sulpice (l’un des rares hôtels de la métropole à organiser un événement gratuit grand public dans le cadre du festival) organise une soirée extérieure sur sa terrasse. Cette année, les quelque 2000 personnes attendues pourront notamment apprécier le bar et les sculptures de glace, ainsi que profiter des projections des Lions de Cannes 2012 sur les murs des jardins de l’hôtel.

www.montrealenlumiere.com

Le resto du Chef Cichonski à Philadelphie : www.elaphilly.com

L’hôtel St-Sulpice : www.lesaintsulpice.com