Un nouveau disque pour Natasha Atlas

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Ana Hina est le dernier projet en date de cette voix sensationnelle du Moyen-Orient qu’est Natacha Atlas. Ce premier album acoustique de la chanteuse (et premier album signé sur le label World Village) explore les racines traditionnelles de la World, s’inspirant de la musique orientale et occidentale mais creusant plus loin dans le passé pour en dévoiler la riche histoire musicale.

Aux côtés de l’un des meilleurs réalisateurs et arrangeurs britanniques, Harvey Brough, le groupe se distingue par la présence de musiciens exceptionnels provenant de part et d’autre du globe, aux origines musicales diverses : on peut ainsi entendre l’oud et la voix de Clara Sanabras (Barcelone), les percussions de Aly el Minyawi (Londres via Le Caire) - cousin de Natacha -, Andy Hamill (Ecosse) et sa contrebasse, le grand Gamil Awad à l’accordéon (une star en Egypte, il a joué sur les versions originales de certains morceaux du répertoire) sur des solos dans le style Nubien. Les musiciens arabes agrémentent les harmonies de la section de cordes occidentale et l’oeuvre semble traverser aisément les siècles et les continents d’est en ouest.

Et tout spécialement mise en valeur, nichée au creux de cette fantastique formation, la voix de Natacha se fait entendre comme jamais auparavant, tel un inestimable bijou enserré dans un précieux et éclectique ornement. D’envoûtantes reprises d’artistes égyptiens et occidentaux (Fairuz et les Frères Rahbani, Abdel Halim Hafez, Nina Simone) se mélangent à la matière originale produite par Natacha et ses musiciens, pour créer une expérience musicale unique couvrant les thèmes de la Joie et du Chagrin, de l’Amour et de l’Abandon, de l’Espoir et du Désespoir : en somme, tout ce qui nous unit en tant qu’êtres humains. Comme en attestent son style de vie et ses influences de globe trotteuse, Natacha Atlas refuse que son travail soit étiqueté de manière trop rigide.

C’est en excluant de poursuivre une carrière musicale classique et en bâtissant une oeuvre excitante, hétérogène et inclassable que la chanteuse s’est élevée au rang d’icône. Ces douze dernières années, l’artiste avait séduit en alliant les musiques Nord Africaines et Arabes à des rythmes électroniques occidentaux, produisant un style unique de dance music hybride. Ce son a constamment été nourri par de récentes passions musicales et testé dans de nouveaux environnements sonores.

Avec Mish Maoul, sorti et acclamé par la critique en 2006, elle renouait avec ses racines : pour ce nouvel album Ana Hina (World Village/Fusion 3), Natacha utilise ce retour comme tremplin pour explorer un répertoire de chansons, dans diverses langues et divers arrangements, véritablement éclectique.

En magasin le 15 juillet.

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