Un lancement touchant pour le livre « Sexe chronique », de Geneviève Drolet

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« Je n’ai plus envie de réfléchir, je veux juste être dans les bras de Tom et y mourir parfois. Est-ce cela l’amour? De petites morts salvatrices au contact de l’autre? » Geneviève Drolet a lu cet extrait de son premier livre, « Sexe chronique », lors du lancement qui a eu lieu au Cirque Eloize le 28 novembre, dans une ambiance feutrée aux tons de rouge.

« Kira est une artiste de cirque. Son corps est un objet, un bien de consommation. Kira est le fantôme d’une jeune femme. Elle est une fente infinie, une cavité parcourue de froissements, de frictions, de moiteurs. « Sexe Chronique », c’est la recherche de l’infini propre au cirque, c’est l’inconstance d’une union belle et obscène à la fois. C’est la quête de l’amour. » C’est une partie du résumé que nous offre la quatrième de couverture du livre de Geneviève.

Au son de la chanson Heartbeats, de José González, deux artistes de cirque et amies de Geneviève Drolet, la contorsionniste Elizabeth Gaumond et la trapéziste Mariève Hemond, ont livré une performance touchante pendant la lecture. Après cette performance, Geneviève s’est adressée aux gens présents au cirque pour les remercier de leur support. « Merci à mes parents de ne pas encore m’avoir reniée parce que j’ai écrit une histoire un peu grivoise, » a-t-elle lancé en souriant.

« Mon livre est assez près de la réalité du monde du cirque en tant que pigiste, a dit l’artiste, qui évolue également dans ce monde, en ce sens où il y a souvent des rassemblements d’artistes et comment nous croisons nos amis sur différents contrats. » Le côté plus sombre du livre ne décrit pas seulement le monde du cirque. Elle croit que ça se passe un peu comme ça dans tous les milieux artistiques. Le cirque ne se définit pas à travers la déchéance, c’est une des composantes, mais on ne peut pas généraliser.

Le premier jet de son livre a été écrit en trois mois, mais elle l’a révisé pendant quatre ans. « Je n’avais peut-être pas assez d’expérience au début pour savoir ce qui marchait et ce qui ne marchait pas. Le premier jet a été facile, mais après c’était du travail rétrospectif », a ajouté la nouvelle auteure.
Geneviève dit s’être inspirée de sa vie dans certains contextes, mais les événements dans le livre ne sont pas des choses qu’elle a elle-même vécues. Si elle se trouvait en Suisse, elle écrivait par rapport aux lieux, son histoire s’y passait. Le déroulement suit sa vie par rapport aux contextes, aux environnements et à certaines personnes, des amis, qui lui ont inspiré des idées pour les traits de caractère de ses personnages.

« Ma carrière au niveau du cirque va super bien et j’essaye de jongler avec les deux métiers en fait, qui sont excessivement différents. Écrire le matin toute seule chez moi et ensuite aller m’entraîner, faire des spectacles et partir en tournée; je suis très occupée mais jusqu’à présent ça se passe bien, » a souligné l’artiste, en ajoutant qu’elle écrit présentement un autre livre, au sujet différent mais qui aura la même intensité. « Je suis une personne assez intense et j’aime les émotions qui sont fortes », a conclu Geneviève Drolet.

Le livre de 325 pages « Sexe chronique », aux éditions Coups de tête, est disponible en librairie. La pigiste qui continue d’évoluer dans le monde du cirque a pu être vue avec le Cirque Éos, le Cirque Éloize, le Cirque du Soleil et les 7 doigts de la main.

Photos par Charles-Henri Debeur http://www.facebook.com/media/set/?set=a.10150431637467128.385697.80595…