Turner et le paysage romantique

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Carpe diem - ou la prodigalité humaine au service des contemporains.
Musée du Québec
Octobre 1996

PLANCHES

Cletheore Eeadsford Bridge
1798
Chaleur, harmonie, ambiance saisie sur le vif. L'aquarelle s'anime d'une lumière dinvine. Douceur, sérénité. Saisissant la fragilité intemporelle des lieux, des images et de la sensualité humaine. Vibrant témoignage rustique.

Pêcheur sur grève
1835
Superbe, empreînte d'une délicatesse toute anglaise. Sur un fond bleu archaïque, de fines couches se meuvent dans la délicatesse rassurante de la grève. Plus rien n'existe que ce qui émerge de la voûte ténébreuse. La sobrité des lignes dansantes confirme l'humilité de ton chère à Turner. Son humanité pétrit le décor, harmonise les phénomens temporels pour leur donner une franchise sans ambage.
Une aura troublante s'en dégage. Les arcanes du silence se révèlent sous nos yeux éblouis. La justesse d'esprit domine les limites de la rationalité.

Le champs de Waterloo depuis Houguemont

Peintrue mystique qui s'élance du vide. Démarche prenante vers la lumière qui émerge des ténnebres. Un fond blanc qu'on imagine tenant rôle de néant. Univers surréaliste. Regard bien avant-gardiste à une époque où les conventions règenent, puissantes et hégémoniques sur le sort des artistes.

Le château et le village d'Arundel

Perfection de tous les sytles confondus. La brillante architecture des bâtiments qui se perdent dans la perspective relèvent de l'aissance de l'artiste dans la justesse du trait. La ligne à la fois nette floue ajoute à majesté lyrique des lieux. Allégresse toute italienne dans le traitement.

A partir de Ransgate

Création d'effets atmosphériques. Apogée. Captation de l'air du temps. Barques, voiles, silouhettes de femmes se mêlent au rythme vacillant des vagues. Joliesse toute apaisante, incarnation du repos de l'âme sous l'égide de la sérénité. Solennelité du moment. Brève incursion dans les méandres de l'errance.

Le col de Stelvio
(mine sur plomb, aquarelle et gouache!)
Déconcertant de justesse. Toute la rhétorique du maître repose en cette allégorie ludique. On remarque la démarche de l'auteur vers l'émancipation. Une émancipation qui s'avère des plus convaincues. Ainsi affranchi de toutes considérations aliénantes, il s'ouvre à la lumière de ses espérances. Regardant le ciel. ébloui par sa démarche éternelle, il choisi de vivre pour le salut de son âme, son art quitte les limites du réel pour se fondre dans le plénitude jubilatrice de l'imaginaire.

Appréciations générales

Ambre, jeux de bruns, coloris rosâtres achèvent leur discours effacé dans la fragilité, le temps et l'espace. Illuminations sensorielles. Grâce de vivre tendrement et candidement. Riche interprétation de la bucolique anglaise, de ses vertus, des ces rêves. Tout est est empreint d'une troublante grâce chimérique. Une évolution artistique digne des états d'âmes d'un créateur qui a su s'élevé au dessus des conventions pour comtepler le monde à sa façon dans une dimension à l'échelle de ses aspirations. Seule désolation, des bleus et des verts stidants entâchent l'harmonie, le rythme ondulatoire de la lumière. Mais elles sont derrière la préstence déconcertante de l'oeuvre.

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