Them Crooked Vultures au Métropolis de Montréal : bof...

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Le super trio qui défraie la chronique depuis la sortie de son premier album en 2009 était donc de passage mercredi soir au Métropolis de Montréal.

Pensez-donc, un groupe emmené par Josh Homme, leader de Queens of the Stones Ages entouré d’un ex Nirvana (Dave Grohl) et du bassiste de feu Led Zeppelin (John Paul Jones), cela à de quoi en laisser plus d’un avide de découvrir la chose en live.

Pour ma part, c’est plus la curiosité de voir des musiciens qui font partie de l’histoire du rock qu’une réelle envie qui m’a décidé à prendre un bain de foule.

Peu dupe d’une pareille association, j’ai toujours trouvé que les Super groupes échouaient à recréer la magie ayant pu exister dans les formations respectives de chacun.

Et bien sûr le verdict est sans appel : Them Crooked Vultures n’a ni la rage merveilleuse de Nirvana, ni la virtuosité de Led Zepelin. La plupart des titres auraient sans doute pu se retrouver sur un album des QOTSA.

Reste que sur scène la puissance et la cohésion sont là. Dave Grohl martèle ses fûts comme si sa vie en dépendait et Jones maintient une rythmique de basse bien lourde qui laisse le champ libre à la guitare de Homme pour cracher ses riffs bien tranchants.

Malgré tout, on sent un groupe qui se cherche, et c’est dans ces moments d’incertitudes qu’il ose lâcher des improvisations qui furent parmi les meilleurs moments du show. Sur le morceau Scumbag blues, qui fait d’ailleurs clairement référence à Cream, un autre super-groupe de la fin des années soixante (Clapton, Ginger Baker et Jack Bruce), le groupe prend des risques et l’interprétation offerte mercredi soir, étirée sur un bon quart d’heure laisse entrevoir des paysages sonores moins calibrés que les autres morceaux.

Si deuxième album il y a, espérons donc qu’ils auront l’audace d’explorer ces voix de traverses qui leur permettraient sûrement d’être plus originaux.

Mathieu Germain.

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