Théâtre et danse: Le Festival Trans-Amériques dévoile sa programmation

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Le FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES investira les scènes montréalaises du 23 mai au 7 juin 2007. La première édition du nouvel événement en danse et en théâtre, dirigé par Marie-Hélène Falcon, offrira plus de vingt spectacles contemporains.

Un total de 105 représentations déployées sur 16 jours de festivités. Berlin, Séville, Bruxelles, Lyon, Newcastle, New York, Rio de Janeiro, Montréal, Toronto… les artistes et compagnies invités au festival exercent leur art aux quatre coins du globe et participent tous, à leur manière, au renouvellement des formes et à la vitalité de la création contemporaine.

PREMIERES MONDIALES. De la danse qui se fait allégorie de l’océan, puissant et abyssal, de ses mouvements violents et tempétueux, de ses silences étourdissants. Crépuscule des océans, la toute nouvelle création du chorégraphe Daniel Léveillé est une pièce conçue pour sept danseurs, à la fois luxuriante, simple et contemplative.

Le Pont Bridge, cellule de création multidisciplinaire dirigée par la metteure en scène et tête chercheuse Carole Nadeau, crée Frank Ketchup, un bricolage théâtral ludique et «thrillertique» en écho aux manipulations génétiques. Frankenstein était un mythe ; Frank Ketchup existe, il est déjà là. Perspectives Montréal est le fruit d’une aventure artistique inusitée initiée par la chorégraphe Isabelle Van Grimde. Fascinée par le libre-échange avec l’altérité, elle a donné carte blanche à quatre femmes de théâtre afin qu’elles orchestrent des extraits de son répertoire. Martine Beaulne, Marie Brassard, Dominique Leduc et Alice Ronfard sont les « lectrices » attitrées de son œuvre.

PREMIERES NORD-AMERICAINES. Spectacle d’ouverture d’un nouveau festival qui n’a pas froid aux yeux, Umwelt est un rendez-vous privilégié avec l’œuvre de la grande chorégraphe française
Maguy Marin. Dans un jeu de miroirs et d’illusions, neuf danseurs composent et recomposent d’innombrables tableaux de la vie quotidienne. Représentation d’un monde mobile en permanente mutation, Umwelt ne laissera à coup sûr aucun spectateur indifférent. ª Le metteur en scène flamand Guy Cassiers soulève l’enthousiasme sur les grandes scènes d’Europe avec son approche multimédia sensible et sophistiquée.

On pourra enfin voir l’une de ses œuvres majeures à Montréal avec la bouleversante adaptation scénique du roman Rouge décanté. Dirk Roofthooft, acteur sublime qui a travaillé avec toutes les forces vives de la scène flamande, livre ce magnifique témoignage d’amour de la part d’un homme blessé.

Après Les Sept Branches de la rivière Ota et tant d’autres œuvres monumentales, le magicien Robert Lepage dirige Lipsynch, une nouvelle création multimédia inspirée du thème de la voix humaine. Fabuleux soap-opera, qui flirte autant avec la saga romanesque qu’avec la pensée du physicien Stephen Hawking, Lipsynch propose une série de destins croisés et de vies superposées, rien de moins qu’un état du monde.

Du Brésil, la chorégraphe Lia Rodrigues est enfin de retour à Montréal après avoir remporté le prix du public au FIND en 2003. Elle débarque au festival avec Incarnat, un spectacle coup de poing et sans échappatoire, à l’instar de la vie dans les favelas. Neuf interprètes à l’engagement sans limite sont au service de cette création qui « tourne et retourne le couteau dans la plaie sociale ».

Mnemopark convie les spectateurs à une folle traversée de la Suisse à bord d’un petit train électrique muni d’une caméra vidéo. De vrais retraités passionnés de modélisme et une « vraie actrice » commentent avec humour et légèreté les images projetées. Chef de gare de ce réjouissant périple, le metteur en scène Stefan Kaegi est également le chef de file d’un nouveau théâtre documentaire.

Vive le flamenco libre ! Tel un formidable rénovateur, le chorégraphe et danseur virtuose espagnol Israel Galván percute la tradition du flamenco et prend l’imaginaire taurin par les cornes. Le « Nijinski du flamenco » embrasera la scène du Théâtre Maisonneuve pour deux représentations exceptionnelles de son spectacle magistral intitulé Arena. ª Avec Life is but a dream # 1, l’artiste pluridisciplinaire française Patricia Allio prolonge l’esprit subversif de l’écrivaine Kathy Acker, icône chic et destroy de la scène alternative new-yorkaise des années 90.

S’inspirant des audaces formelles du roman Sang et stupre au lycée, cette étonnante création interroge le rôle de la fiction et du simulacre dans toute construction, qu’elle soit identitaire, urbaine ou théâtrale.

Entrer dans l’univers de Brice Leroux, c’est pénétrer dans une dimension insoupçonnée de notre réalité. Quantum-quintet permettra de découvrir le travail d’orfèvre de ce chorégraphe passionné par les lois qui régissent l’univers.

Après avoir marqué le public du FTA en 1997 et 2002, Romeo Castellucci, l’un des plus grands créateurs de notre temps, revient avec Hey girl !. Dans cette œuvre d’une confondante beauté qui témoigne d’une inventivité scénique remarquable, on assiste à la naissance d’une Ève nouvelle. Un festin pour les yeux et les oreilles !

DE L’INÉDIT. Dans Un peu de tendresse bordel de merde, Dave St-Pierre ose la dérision la plus kitsch et le sentimentalisme le plus retors pour mieux débusquer quelques vérités dérangeantes sur notre rapport à l’amour et à la tendresse. Une vingtaine d’interprètes sont catapultés sur la scène de ce théâtre dansé qui ne se refuse aucune image forte, aucune mise à nu. Après La Pornographie des Âmes, le chorégraphe récidive sans aucun signe d’assagissement. ª Le metteur en scène et illusionniste Denis Marleau propose trois hallucinantes « fantasmagories technologiques » :
Dors mon petit enfant de Jon Fosse, Comédie de Samuel Beckett et Les Aveugles de Maurice Maeterlinck.

Réunis pour la première fois à Montréal, ces spectacles, interprétés par des acteurs qui brillent par leur absence, nous laissent suspendus au pays des spectres.

Les danseuses, chorégraphes et performeuses Antonija Livingstone et Heather Kravas s’acoquinent pour la création de XXXXXXX…a situation for dancing. Ces deux rebelles avec cause pourfendent les clichés du masculin et du féminin en exécutant une cynique valse à quatre temps tantôt ébouriffante, tantôt provocatrice, désarçonnante et ludique. ª Daniel Brooks, l’un des plus brillants artistes de l’univers théâtral canadien, s’unit à la figure montante qu’est Chris Abraham pour la création de
The Eco Show, le nouvel opus de la Necessary Angel Theatre Company.

Cette fable écologique d’une terrible lucidité étudie avec humour les milieux où vivent et se reproduisent les êtres vivants ainsi que leurs rapports avec les représentants de leur espèce.

ENCORE DE L’INÉDIT. ª C’est à une véritable cure d’apprivoisement de la mort que nous convie le collectif de Calgary The Old Trout Puppet Workshop avec ses Famous Puppet Death Scenes. D’un humour joyeusement macabre, le spectacle renferme un florilège de petites saynètes qui convoquent toutes les traditions de l’art de la marionnette pour nous rappeler que la vie ne tient qu’à un fil! ª La « danseuse d’histoires et conteuse de gestes » canadienne Sarah Chase offrira deux de ses plus récentes créations réunies pour l’occasion dans une seule et même soirée. Avec A Certain Braided History, créée et dansée en duo avec Andrea Nann et The Disappearance of Right and Left, créée pour la danseuse Peggy Baker, elle accède à une grande vérité intérieure où le corps fait du transitoire et de la légèreté des lieux d’être.

Christian Lapointe, créateur québécois aux multiples talents, nous offre CHS, une œuvre inspirée du mystérieux phénomène de la combustion humaine spontanée. Après avoir été mise en lecture au festival d’Avignon et présentée sous forme de laboratoire au Carrefour international de théâtre de Québec, la pièce bénéficiera d’une première véritable mise en scène à Montréal.

Uqqaq, L’Abri, scelle la rencontre entre Geneviève Pepin, danseuse et performeuse montréalaise désireuse de bâtir des ponts et Laurentio Q. Arnatsiaq, chasseur, conteur et acteur originaire du Nunavut. Représentation impure, à la croisée des cultures, des pratiques et des sensibilités, cette performance est un formidable antidote à la frilosité et au repli identitaire.

ET BEAUCOUP PLUS… À ces spectacles s’ajoutent les Siestes musicales d’Étienne Charry, un événement extérieur gratuit présenté sur l’Esplanade de la Place des Arts, des rencontres avec les artistes, des dialogues et une table ronde sur le thème de la dramaturgie, des rencontres portant sur les arts et les sciences, un colloque sur la santé des artistes, des lectures publiques, etc. De plus, tous les festivaliers sont invités à se retrouver autour d’un verre à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQAM (145, av. Président Kennedy). Ce magnifique espace abritera le cœur battant du festival et accueillera différentes rencontres avant et après les représentations.

Les spectacles du festival seront présentés à la Place des Arts, au Monument-National, à l’Agora de la danse, au Centre Pierre-Péladeau, à l’Usine C, à l’Espace Libre, à l’Espace GO, au Théâtre La Chapelle, au Théâtre d’Aujourd’hui, à la Salle D.B. Clarke de l’Université Concordia ainsi qu’au Centre de design de l’UQÀM.

INFO – FESTIVAL (514) 842-2112 ª 1–866-842-2112 ª www.fta.qc.ca

LES BILLETS POUR TOUS LES SPECTACLES SONT EN VENTE
à la billetterie de la Place des Arts, 175, rue Sainte-Catherine Ouest.
(514) 842-2112 / 1–866-842-2112
et sur le Réseau Admission ª (514) 790-1245 / 1–800-361-4595
En ligne www.fta.qc.ca ª www.pda.qc.ca ª www.admission.com

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