St.Vincent: un Métropolis "enflammé" jusqu'aux cendres

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St-Vincent FIJM - crédit photo Myriane Huard

Le Métropolis a ouvert les portes sur une programmation enlevante et donné du bonheur en double à une salle complètement bondée.

Première partie : Groenland

En première partie, une majorité des admirateurs Montréalais de Groenland étaient déjà présents, sur place, pour entendre le groupe québécois qui s'est surtout fait connaître à Osheaga. Ils se sont vu utiliser une de leurs pièces Daydreaming, en trame sonore dans l'épisode de l'émission The Good wife ainsi que par le transporteur aérien British Airways. Lorsqu'un des membres du groupe, Jean-Vivier Lévesque, a demandé si des gens parmi la foule connaissaient déjà le groupe, la réponse ne s'est pas fait attendre par une grande partie du public situé au parterre.

Groenland est composé de musiciens géniaux, entre autres, d'une violoniste et d'une contrebassiste, qui viennent agrémenter merveilleusement le grain de voix de Sabrina Houde. Elle a affirmé que c'était un des plus grands été de leur vie en carrière et qu'ils venaient à peine de se produire au festival de Québec et avec raison, car cette formation est si talentueuse, qu'elle est à la veille de prendre une ascension fulgurante. Lorsque la chanteuse Sabrina a entamé, en solo, la très jolie chanson Our hearts like gold, la foule était séduite par sa prestation et l'harmonie du son des touches de son piano.

Le moment tant attendu : St.Vincent

St.Vincent, de son vrai nom Annie Erin Clark, est venu mettre le feu à la scène du Métropolis avec sa gestuelle envoûtante, accompagné d'un déhanchement robotisé, si l'on peut le décrire ainsi. Le nom de St.Vincent lui a été inspiré de sa tendre grand-maman et aussi dû à l'hôpital où le poète Dylan Thomas a rendu l'âme.

Clark a ouvert le spectacle avec Rattlesnake, sur une expérience digitale, sensorielle, remplie de lasers et des coups de guitare endiablés, sur un rythme bien rodé. Après avoir interprété l'excellent titre Cruel, elle a souhaité la bienvenue aux "Freaks" et à tous les autres. D'une manière bien posée, Annie a ajouté "la raison pour laquelle nous sommes ici ce soir, est que nous avons jamais abandonné l'espoir", pour ensuite enchaîner avec la chanson Marrow. La chanteuse est dotée d'une forte personnalité, d'une assurance d'acier et d'une énergie électrique lorsqu'elle performe sur la scène. À plusieurs reprises, elle donnée des frissons, armée de sa guitare qu'elle fait crier sur un rythme effréné de la batterie derrière elle.

Lorsqu'elle fait la chanson de son plus récent album, I prefer your love, l'ambiance musicale fait sensiblement penser à Nothing compares to you de Sinead O'Connor. Suite à l'interprétation de ce titre, un homme a crié dans la salle un grand "I love you!!" à l'attention d'Annie. Le personnage de St-Vincent est audacieux et Clark a un incroyable talent pour communiquer d'une manière ensorcelante avec des paroles que les admirateurs s'abreuvent. Elle a confié, lors de son spectacle, qu'elle a une chose en commun avec son public : c'est comme une famille, on ne se dit pas toujours tout ! Alors, elle se lance en décrivant la façon dont sa grand-maman chérie l'avait "baptisée", au-dessus de l'évier de la cuisine, cigarette à la main et verre de martini (?) de l'autre. En lui versant de la vodka sur son front, elle s'est exclamée en disant "ça devrait faire l'affaire !". Elle a aussi, durant la soirée, interprétée, un de ses super hits nommés, Cheerlader. Vers la fin du spectacle, elle a tenté de planer sur les fans, en avant-scène, en jouant de la guitare électrique, ce qui semblait plus compliqué que prévu ! Pour tout vous avouer, c'est une grande artiste brillante, derrière sa superbe démarche artistique et que de nos jours, il ne s'en fait que très rarement !

Site web de Groenland: http://www.groenlandband.com/

Site web de St.Vincent: http://ilovestvincent.com/