Spike Lee sera à à la Cinémathèque‏ québécoise à Montréal mercredi le 8 avril 2009

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08 avril 2009 - 00:00
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Du 8 au 26 avril, une intégrale des longs métrages (en 35 mm!) du réalisateur afro-américain Spike Lee. La présence du réalisateur pour le lancement su 8 avril est à confirmer.

SPIKE LEE a finalement confirmé sa présence pour le mercredi 8 avril à la Cinémathèque québécoise pour lancer sa rétrospective :

La Cinémathèque organise donc une rencontre avec les médias à 18h dans une salle de la Cinémathèque.

Rappel : la projection de presse du film Do The Right Thing aura toujours lieu le même mercredi matin à 9 h.

En soirée, Spike Lee sera également présent pour échanger avec le public en anglais (traduction simultanée) sur son dernier long Miracle at Santa Anna à 20 h 30 à la Cinémathèque (vo angl. non sous-titrée).

La programmation se fait également dans le cadre du festival Vues d’Afrique (du 16 au 26 avril)

En attendant, voici le détail des films à voir:

Tout Spike Lee à la Cinémathèque !
Intégrale des longs métrages du réalisateur américain du 8 au 26 avril 2009

PROGRAMME COMPLET

Mercredi 8 avril - 20 h 30
Miracle à Santa-Anna (Miracle at Santa-Anna)
Réal. : Spike Lee [É.-U., 2008, 160 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Derek Luke, Michael Ealy, Laz Alonso
Durant la seconde guerre mondiale, un soldat américain, membre des « 92e Buffalo Soldiers », le premier bataillon composé d’hommes de couleur ayant débarqué en Toscane, se retrouve pris au piège dans un village où la population est otage des massacres perpétrés par les Allemands. Par delà les barrières culturelles, une amitié naîtra entre le soldat et un jeune paysan. « Miracle à Santa-Anna montre un Spike Lee en position d’ouverture sur le monde, par delà ses parti-pris, dans une œuvre qui les dépasse. » (Odile Tremblay, 2008).

Jeudi 9 avril - 20 h 30
Clockers
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1995, 129 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Harvey Keitel, John Turturro, Delroy Lindo
C’est au cœur d’un réseau de petits trafiquants de drogue, les « clockers », que Rodney, le chef de bande, demande au jeune Strike de faire ses preuves en abattant Darryl, l’un des leurs. Voulant innocenter son frère, Victor s’accuse à la place de Strike. Suite au meurtre, un enquêteur cherche à en comprendre les motivations. Produit par Martin Scorsese, Clockers marque chez Spike Lee une nouvelle maturité dans la mise en scène.

Vendredi 10 avril - 16 h
Crooklyn
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1994, 115 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Alfre Woodard, Delroy Lindo, David Patrick Kelly
Brooklyn, années 1970. Les pérégrinations d’une famille de cinq enfants dirigée par une mère poule à la fois fière et autoritaire, à l’instar de son époux, joueur de jazz de profession, mais actuellement chômeur. Ce film autobiographique tourne principalement autour de la question de l’ennui. « On montre qu’il y a 20 ans, à Brooklyn, les rues étaient peuplées d’enfants [...] En ce temps, les plus filous de la communauté volaient à la tire, les plus « heavy » bavaient les voisins, les plus délinquants sniffaient de la colle. » (Journal de Montréal, 1994)

Vendredi 10 avril - 20 h 30
Girl 6
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1996, 108 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Theresa Randle, Isaiah Washington, Spike Lee
Une jeune actrice désenchantée par le milieu du cinéma décide de se reconvertir en travaillant pour une compagnie de sexe au téléphone. Le succès est au rendez-vous et celle qui se fait appeler Girl 6 devient rapidement la favorite. Croyant de plus en plus au nouveau personnage qu’elle incarne, elle finit par accepter de rencontrer l’un de ses clients… Spike Lee construit une réflexion aboutie sur la notion de rôle et de performance, cherchant parfois à casser certains stéréotypes comme celui qui laisse entendre que les hommes ne font appel aux téléphones roses que pour répondre à des besoins primaires.

Samedi 11 avril - 17 h
Get on the Bus
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1996, 120 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Ossie Davis, Richard Belzer, De’aundre Bonds
Le 16 octobre 1995, des personnages partent en bus de Los Angeles pour rejoindre la manifestation organisée par Nation of Islam et le leader Louis Farrakan. Ce parcours à travers le pays est l’occasion de se rapprocher des motivations ayant conduit chacun à entreprendre ce périple. La grande force du film est de ne pas être centré sur la « Million Man March » en elle-même : « Get on the Bus est plus proche du Château de Kafka que de Louis Farrakan. Comme dans le fameux château, la marche demeure une manifestation inaccessible dont on s’approche sans jamais arriver à en faire partie. » (Samuel Blumenfeld, 1996).

Samedi 11 avril - 19 h 15
4 Little Girls
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1997, 102 min, 35 mm] avec Maxine McNair, Chris McNair, Helen Pegues
Avec une narration de Bill Cosby, Spike Lee revient sur la tragédie du 15 septembre 1963 alors que quatre petites filles âgées de 11 à 14 ans ont été tuées lors d’un l’attentat à la bombe dans une église afro-américaine à Birmingham en Alabama. Par le biais d’entretiens intimes avec la famille et les proches, Lee fait évoluer son documentaire en explorant les réactions de chacun. Mais au delà, cette tragédie se veut une approche pertinente de la question afro-américaine, des droits bafoués et des injustices que cela implique. D’ailleurs, Lee rappelle que ce sombre épisode de 1963 est toujours d’actualité dans les années 1990, et même davantage.

Dimanche 12 avril - 19 h
He Got Game
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1998, 136 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Denzel Washington, Ray Allen, Milla Jovovich
Un gouverneur propose à Jake d’écourter sa peine de prison s’il parvient à convaincre son fils Jesus d’intégrer l’équipe de basket de l’Université d’état, mission d’autant plus délicate que le jeune homme est très convoité par toutes les équipes du pays. C’est l’occasion pour les deux hommes de surpasser ce qui les avait autrefois séparés. « Avec ce film sur le basket-ball, Lee s’attaque à une autre institution américaine et vise la joute qui se joue derrière la partie de balle : l’argent. » (Daniel Rioux, 1998)

Jeudi 16 avril - 18 h 30
Inside Man, l’homme de l’intérieur (Inside Man)
Réal. : Spike Lee [É.-U., 2006, 130 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Denzel Washington, Clive Owen, Jodie Foster
Dalton Russel organise le braquage d’une banque de Wall Street élaborant des nouvelles méthodes de prise d’otage pour le moins surprenantes. Alors qu’à l’extérieur les autorités organisent le siège, une médiatrice vient s’interposer entre les deux camps. Elle agit au nom du propriétaire de la banque qui tient à maintenir secrètes les origines de sa réussite se trouvant justement enfermées dans les coffres. « Spike Lee s’approprie la commande, il nous parle à l’évidence de l’Amérique post-11-septembre. Il joue sur cette paranoïa particulière qui soupçonne désormais l’ennemi de venir de l’intérieur du système. » (Louis Guichard, 2006)

Jeudi 16 avril – 20 h 45
Lumière et compagnie (extrait)
Réal. : Spike Lee [Fr.-Dan.-Esp.-Suède, 1995, 52 sec, 35 mm] avec Satchel Lee
En 1995, à l’occasion du centenaire du cinéma, 40 réalisateurs du monde entier acceptent de tourner un court film d’une minute en utilisant le Cinématographe des frères Lumière. Spike Lee fait partie du nombre. Repris le dimanche 19, 17 h.

SUIVI DE

Nola Darling n’en fait qu’à sa tête (She’s Gotta Have it)
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1986, 84 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Tracy Camilla Johns, Tommy Redmond Hicks, Spike Lee
Nola est une jeune femme qui n’a pas envie de se poser des questions d’ordre moral : elle entretient des relations sexuelles avec trois garnements et se fait toujours entraîner dans des situations délirantes. Le premier film de Spike Lee en grande partie financé par sa grand-mère, et découvert par le Festival du Nouveau Cinéma pour sa première présentation canadienne. « Montrer le drame ou la sexualité, voir des Noirs qui s’embrassent et font l’amour est interdit. Tout ce que nous avons fait dans ce film, c’était d’aller contre ces tabous. » (Spike Lee, 1987) Repris le dimanche 19, 17 h.

Vendredi 17 avril - 16 h
School Daze
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1988, 121 min, 35 mm, v. o. angl.]
avec Laurence Fishburne, Giancarlo Esposito, Tisha Campbell
Deux groupes d’étudiants afro-américains s’affrontent : d’un côté les noirs-noirs, de l’autre les noirs à la peau plus blanche. Spike Lee évoque un conflit bien réel à l’intérieur de la communauté noire de l’Amérique contemporaine, et c’est avec beaucoup d’originalité qu’il le fait sur le ton de la comédie musicale, faisant de School Daze une version noire de West Side Story. Repris le dimanche 19, 19 h.

Vendredi 17 avril - 18 h 30
Do the Right Thing
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1989, 120 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Danny Aiello, Ossie Davis, Spike Lee
« Do the Right Thing, c’est une journée dans l’histoire d’un pâté de maisons de Bedford-Stuyvesant, à Brooklyn. Une journée très particulière : la plus chaude de l’année. Celle où les tensions raciales seront portées à incandescence. Racisme, vous avez dit racisme ? Ne nous leurrons pas : le phénomène ne se limite pas à Bed-Stuy, Brooklyn, New-York et l’Amérique. Il concerne le monde entier. J’aimerais que les spectateurs noirs se lèvent à la fin du film, j’aimerais que chacun ressente l’horreur de la situation. » (Spike Lee, 1989). Repris le dimanche 26, 17 h.

Vendredi 17 avril - 20 h 45
Mo’Better Blues
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1990, 129 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Wesley Snipes, Giancarlo Esposito, Spike Lee
Un joueur de trompette délaisse ses deux maîtresses et se dispute avec son groupe. Son impresario subit des pressions de la part de ses créanciers qui iront jusqu’au règlement de compte physique : le trompettiste intervient mais il est blessé à la lèvre, ce qui l’empêchera de jouer, mais le conduira plus tard à initier son jeune fils aux subtilités du jazz. « Quand sonne l’heure des grands embrasements, la caméra se met à tourner sur elle-même, emportant le décor dans une sensation de vertige. [...] Et baignant tout le reste, omniprésentes, les envolées musicales de Marsalis, de Coltrane, de Mingus viennent classer Mo’Better Blues au rang des très bons films de jazz. » (Odile Tremblay, 1990) Repris le mercredi 22, 18 h 30.

Samedi 18 avril - 17 h
Malcolm X
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1992, 202 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec Denzel Washington, Angela Bassett, Albert Hall
La vie et le parcours de Malcolm X assassiné trois ans avant Luther King et souvent perçu comme un leader extrémiste qui poussa les noirs à la révolte. Le film porte sur l’évolution de la pensée politique de l’homme, en passant par son pèlerinage à La Mecque ayant transformé sa vision du combat contre le racisme dans la société américaine. « Spike Lee a fait ce film pour que nous mesurions la cruauté et la bêtise dont nous sommes capables. Et pour nous montrer la justesse de la cause de l’homme révolté. Malcolm X est un film sur la dignité. » (Serge Dussault, 1992). Repris le vendredi 24, 16 h.

Samedi 18 avril - 21 h
Summer of Sam
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1999, 142 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
avec John Leguizamo, Adrien Brody, Mira Sorvino
1977, New York : un été caniculaire qui semble faire ressurgir les instincts les plus destructeurs et meurtriers d’un tueur en série œuvrant dans le Bronx et rapidement surnommé par le presse Le Fils de Sam. « Le vrai sauveur du film est finalement celui qui l’a mis en danger : Spike Lee. Summer of Sam est propulsé par son culot, son amour de la vie urbaine, son talent musical. [...] Pour organiser le chaos urbain, Lee n’a rien trouvé de mieux que la musique. Sans avoir jamais réalisé de musical proprement dit, il est devenu le meilleur réalisateur-chorégraphe du moment. » (Thomas Sotinel, 2000)

Dimanche 19 avril - 17 h
Lumière et compagnie (extrait)
Réal. : Spike Lee [Fr.-Dan.-Esp.-Suède, 1995, 52 sec, 35 mm]
En 1995, à l’occasion du centenaire du cinéma, 40 réalisateurs du monde entier acceptent de tourner un court film d’une minute en utilisant le Cinématographe des frères Lumière. Spike Lee fait partie du nombre.

SUIVI DE

She’s Gotta Have it
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1986, 84 min, 35 mm, v. o. angl., sans sous-titre]
Nola est une jeune femme qui n’a pas envie de se poser des questions d’ordre moral : elle entretient des relations sexuelles avec trois garnements et se fait toujours entraîner dans des situations délirantes. Le premier film de Spike Lee en grande partie financé par sa grand-mère, et découvert par le Festival du Nouveau Cinéma pour sa première présentation canadienne. « Montrer le drame ou la sexualité, voir des Noirs qui s’embrassent et font l’amour est interdit. Tout ce que nous avons fait dans ce film, c’était d’aller contre ces tabous. » (Spike Lee, 1987)

Dimanche 19 avril - 19 h
School Daze
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1988, 121 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
Deux groupes d’étudiants afro-américains s’affrontent : d’un côté les noirs-noirs, de l’autre les noirs à la peau plus blanche. Spike Lee évoque un conflit bien réel à l’intérieur de la communauté noire de l’Amérique contemporaine, et c’est avec beaucoup d’originalité qu’il le fait sur le ton de la comédie musicale, faisant de School Daze une version noire de West Side Story.

Mercredi 22 avril - 18 h 30
Mo’Better Blues
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1990, 129 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. f.]
Un joueur de trompette délaisse ses deux maîtresses et se dispute avec son groupe. Son impresario subit des pressions de la part de ses créanciers qui iront jusqu’au règlement de compte physique : le trompettiste intervient mais il est blessé à la lèvre, ce qui l’empêchera de jouer, mais le conduira plus tard à initier son jeune fils aux subtilités du jazz. « Quand sonne l’heure des grands embrasements, la caméra se met à tourner sur elle-même, emportant le décor dans une sensation de vertige. [...] Et baignant tout le reste, omniprésentes, les envolées musicales de Marsalis, de Coltrane, de Mingus viennent classer Mo’Better Blues au rang des très bons films de jazz. » (Odile Tremblay, 1990)

Mercredi 22 avril - 20 h 45
She Hate Me
Réal. : Spike Lee [É.-U., 2004, 138 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] avec Anthony Mackie, Kerry Washington, Ellen Barkin
Le vice-président d’une compagnie pharmaceutique se fait congédier après avoir découvert que ses patrons cachaient l’inefficacité d’un médicament contre le sida. Son ex-épouse, vivant maintenant avec une femme, désire avoir un enfant et propose à Jack 10 000 $. De bouche à oreille, les talents de géniteur du jeune homme commencent à lui ouvrir de nouveaux horizons financières. She Hate Me est un film turbulent et cinglant qui met la procréation à l’heure du couple renouvelé en parallèle avec le monde infernal de la haute finance tout en posant un regard sur l’orientation sexuelle et les préjugés raciaux.

Jeudi 23 avril - 18 h 30
Jungle Fever
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1991, 132 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] avec Wesley Snipes, Annabella Sciorra, John Turturro
Un architecte noir, père de famille, rencontre une jeune femme blanche d’origine italienne avec qui il va entretenir une liaison : tous deux seront victimes des préjugés racistes de leur entourage. Mais le retranchement de chacun dans ses positions a aussi lieu au sein même du nouveau couple : le mari adultère ne pourrait accepter d’avoir un bébé métis… « [...] c’est au cœur de cette brutalité que Spike Lee a décidé d’empoigner, ne ménageant personne : l’obscurantisme du clan rital n’a d’égal que l’aveuglement borné de la bande afro-américaine. » (Marie Colmant, 1991). Repris le vendredi 24, 20 h 30.

Jeudi 23 avril - 20 h 45
The Original Kings of Comedy
Réal. : Spike Lee [É.-U, 2000, 115 min, 35 mm] avec Steve Harvey, D.L. Hughley, Cedric the Entertainer
La caméra de Spike Lee capte les derniers jours de tournée du spectacle Kings of Comedy en février 2000 en Caroline du Nord. À travers les témoignages entrecroisés des comiques Steve Harvey, D.L. Hughley, Cedric the Entertainer et Bernie Mac, le film est aussi l’occasion de dresser un portrait de la culture afro-américaine, son rapport avec l’humour et les perspectives d’avenir qui se dessinent. Quelques critiques accrues sur le hip-hop par exemple, qui selon Harvey a trop tendance à oublier les traditions de la musique afro du temps où l’on parlait avec passion d’amour et de romance.

Vendredi 24 avril - 16 h
Malcolm X
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1992, 202 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
La vie et le parcours de Malcolm X assassiné trois ans avant Luther King et souvent perçu comme un leader extrémiste qui poussa les noirs à la révolte. Le film porte sur l’évolution de la pensée politique de l’homme, en passant par son pèlerinage à La Mecque ayant transformé sa vision du combat contre le racisme dans la société américaine. « Spike Lee a fait ce film pour que nous mesurions la cruauté et la bêtise dont nous sommes capables. Et pour nous montrer la justesse de la cause de l’homme révolté. Malcolm X est un film sur la dignité. » (Serge Dussault, 1992)

Vendredi 24 avril - 20 h 30
Jungle Fever
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1991, 132 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
Un architecte noir, père de famille, rencontre une jeune femme blanche d’origine italienne avec qui il va entretenir une liaison : tous deux seront victimes des préjugés racistes de leur entourage. Mais le retranchement de chacun dans ses positions a aussi lieu au sein même du nouveau couple : le mari adultère ne pourrait accepter d’avoir un bébé métis… « [...] c’est au cœur de cette brutalité que Spike Lee a décidé d’empoigner, ne ménageant personne : l’obscurantisme du clan rital n’a d’égal que l’aveuglement borné de la bande afro-américaine. » (Marie Colmant, 1991)

Samedi 25 avril - 17 h
The Very Black Show (Bamboozled)
Réal. : Spike Lee [É.-U., 2000, 135 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] avec Damon Wayans, Savion Glover, Jada Pinkett Smith
Afin de conserver son poste, l’unique scénariste noir d’une grande chaîne de télévision doit trouver un concept original pour un nouveau show. Pensant aux traditionnels spectacles de blancs maquillés en noir, l’idée lui vient d’aller plus loin encore : sur scène, des danseurs de claquettes noirs grimés pour avoir l’air encore plus noir... " Cette réalité trop longtemps caricaturée et ces artistes grimés évoquent un passé réprimé. Un peu comme Woody Allen dans Radio Days faisait revivre une époque révolue, Bamboozled tente de venger tous ces artistes sacrifiés. " (Luc Perreault, 2000)

Samedi 25 avril - 19 h 15
La 25e Heure (25th Hour)
Réal. : Spike Lee [É.-U., 2002, 135 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.] avec Edward Norton, Philip Seymour Hoffman, Barry Pepper
Un homme vit ses dernières vingt-quatre heures de liberté avant de purger une peine de sept années de prison. Après avoir connu une vie de luxe, il devient le spectateur de l’effondrement de son propre univers, et revient sur ses erreurs comme sur celles qui l’ont éloigné de ses proches. « Comme à son habitude, Spike Lee filme New York. Néanmoins, là où il restait d’ordinaire circonscrit à un quartier, le cinéaste américain s’évade et se balade pour signer son premier long métrage non-communautaire. Jamais le cinéaste n’avait filmé aussi bien sa ville. Intégrant des plans de Ground Zero dévasté, il s’inscrit volontairement dans l’ordinaire de la cité. » (Michael Melinard, 2003)

Dimanche 26 avril - 17 h
Do the Right Thing
Réal. : Spike Lee [É.-U., 1989, 120 min, 35 mm, v. o. angl., s.-t. fr.]
« Do the Right Thing, c’est une journée dans l’histoire d’un pâté de maisons de Bedford-Stuyvesant, à Brooklyn. Une journée très particulière : la plus chaude de l’année. Celle où les tensions raciales seront portées à incandescence. Racisme, vous avez dit racisme ? Ne nous leurrons pas : le phénomène ne se limite pas à Bed-Stuy, Brooklyn, New-York et l’Amérique. Il concerne le monde entier. J’aimerais que les spectateurs noirs se lèvent à la fin du film, j’aimerais que chacun ressente l’horreur de la situation. » (Spike Lee, 1989)

Dimanche 26 avril - 19 h 15
When the Levees Broke : A Requiem in Four Acts
Réal. : Spike Lee [É.-U., 2006, 255 min, 35 mm]
Le 29 août 2005, l’ouragan Katrina frappe de plein fouet la Nouvelle Orleans. Bouleversé par les images diffusées en boucle à la télévision, Spike Lee décide de réaliser un documentaire sur le sujet. Il y dénonce le gouvernement et les instances politiques locales qui apportèrent au drame une réponse lente et inadaptée. Se plongeant au cœur de la controverse, Lee aborde la vie déchirée des habitants en retraçant les principales étapes du drame de leur vie. « La Nouvelle Orléans se bat pour la vie. Ces gens ne disparaîtront pas discrètement, ils sont habitués à la détresse et aux affronts - et ils vont se battre pour leur ville. Le film est porteur de cette bataille, en se concentrant sur la grande perte causée, tout comme l’esprit indomptable des habitants. » (Spike Lee, 2006)

****

Les détails:

Vous trouverez ci-joint le communiqué de presse avec avis de projection de presse du film Do the Right Thing (1989) le mercredi 8 avril à 9 h.

Veuillez noter que cette superbe rétrospective sera relayée par le festival Vues d’Afrique mais aura bien lieu à la Cinémathèque québécoise du 8 au 26 avril.

Tous les longs de Spike Lee en 35 mm !!!

Du 8 au 26 avril à la Cinémathèque québécoise

La Cinémathèque québécoise présente, dans le cadre du festival Vues d’Afrique, l’intégralité des longs métrages 35 mm du réalisateur afro-américain Spike Lee, du 8 au 26 avril 2009. Plus d’une vingtaine de films viendront nourrir cette rétrospective exceptionnelle, de Nora Darling n’en fait qu’à sa tête (1986), jusqu’à son récent Miracle at Santa-Anna (2008), en passant par Mo Better Blues (1990), Malcolm X (1992) ou encore Jungle Fever (1991); la Cinémathèque vous invite à redécouvrir ce cinéaste hors pair qui n’a cessé de soulever les questions sociales et identitaires qui brûlent les consciences américaines.

Le parcours du cinéaste, comédien, scénariste et producteur Spike Lee n’est pas banal. Depuis sa Géorgie natale jusqu’au Brooklyn de son adolescence, l’artiste scrute, questionne et pourfend les travers de la société avec une œuvre incontournable qu’il édifie avec passion et rigueur depuis près d’un quart de siècle. Considéré comme l’un des chefs de file du cinéma d’auteur afro-américain, sa pertinence n’a d’égal que les réformes défendues par le mouvement des droits civiques qui l’ont influencé au cours de sa vie et dont il est le digne héritier.

« Toute sa filmographie témoigne d’une conscience aigüe des enjeux essentiels de l’Amérique contemporaine : tensions raciales, problématique de classes sociales, conflits entre les sexes, difficultés pour l’individu d’échapper aux cadres prédéfinis par la norme sociale. La plupart du temps, ses héros sont tiraillés entre l’appartenance impérative à leur clan et le besoin d’affirmer leur liberté. (…) Spike Lee injecte dans tous ses films le même sens critique, le même engagement politique — sans jamais négliger d’en soigner l’aspect proprement esthétique. (…) Ses prises de position sur la scène politique ont contribué à son image de franc-tireur iconoclaste qui carbure à la polémique, Spike Lee n’en demeure pas moins une voix essentielle de cette nouvelle intelligentsia africaine-américaine qui revendique son identité nègre, se joue des caricatures tout en refusant de se laisser enfermer dans les stéréotypes. » (Stanley Péan, écrivain)

Projection de presse - mercredi 8 avril à 9 h : Do the Right Thing (1989)

É.-U., 1989, 120 min, v. o. angl., s.-t. fr., avec Danny Aiello, Ossie Davis, Spike Lee

« Do the Right Thing, c’est une journée dans l’histoire d’un pâté de maisons de Bedford-Stuyvesant, à Brooklyn. Une journée très particulière : la plus chaude de l’année. Celle où les tensions raciales seront portées à incandescence. Racisme, vous avez dit racisme ? Ne nous leurrons pas : le phénomène ne se limite pas à Bed-Stuy, Brooklyn, New-York et l’Amérique. Il concerne le monde entier. J’aimerais que les spectateurs noirs se lèvent à la fin du film, j’aimerais que chacun ressente l’horreur de la situation. » (Spike Lee, 1989).

CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE

335 boul. De Maisonneuve Est

Montréal (Québec) Canada H2X 1K1

T. 514 842.9768 poste 255 |Téléc. 514 842.5313

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