Sophie Calle investit le Musée d'Art Contemporain

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©ADAGP, Paris, 2014. Avec l’aimable permission de la Galerie Perrotin, Hong Kong & Paris

Artiste française parmi les plus importantes de sa génération, Sophie Calle fera son entrée au Musée d’art contemporain de Montréal à l’hiver 2015 avec Pour la dernière et pour la première fois.

Cette exposition propose une réflexion à la fois poétique et percutante sur la perte de la vue et sur la découverte de la beauté et du sublime. L’exposition Pour la dernière et pour la première fois est constituée de deux œuvres : La dernière image et Voir la mer.

Dates : du 5 février au 10 mai 2015
Lieu : Musée d’art contemporain de Montréal

Conférence publique en avant première : le 3 février 2015 P

La dernière image

« Je suis allée à Istanbul. J’ai rencontré des aveugles qui, pour la plupart, avaient subitement perdu la vue. Je leur ai demandé de me décrire ce qu’ils avaient vu pour la dernière fois. »

La Dernière image. Aveugle à la broderie, 2010

Une photographie couleur sous couvercle de Plexiglas, une photographie couleur avec cadre métallique, un texte avec cadre métallique © ADAGP, Paris 2014. Avec l’aimable permission de la Galerie Perrotin, Hong Kong & Paris

Voir la mer

« À Istanbul, une ville entourée par la mer, j’ai rencontré des gens qui ne l’avaient jamais vue. J’ai filmé leur première fois. »

Parlant de ces deux projets, Sophie Calle dit qu’ils s’inscrivent dans la poursuite de l’œuvre Les Aveugles, réalisée en 1986. L’artiste précise : « J’ai rencontré des gens qui sont nés aveugles. Qui n’ont jamais vu. Je leur ai demandé quelle est pour eux l’image de la beauté. » L’un d’eux a répondu :

« La plus belle chose que j’ai vue, c’est la mer, la mer à perte de vue. »

Née en 1953 à Paris, Sophie Calle est écrivaine, artiste conceptuelle, photographe, cinéaste, voire détective, à des degrés différents selon les personnages qu’elle interprète, les rituels qu’elle imagine, les morceaux de sa vie qu’elle raconte et les sentiments qu’elle fait partager. L’artiste exploite fréquemment la méthode de l’enquête et son œuvre consiste le plus souvent en l’association de la photographie et de l’écrit.

Sophie Calle invente ses propres règles du jeu afin d’« améliorer la vie », en lui donnant une structure. Pour son premier projet, en 1979, elle décide de suivre, à son insu, un inconnu qui l’entraîne dans Venise. Suite vénitienne est le résultat de cette filature.

La plupart du temps, ce n’est que dans un second temps qu’elle fait entrer ses projets dans la sphère de l’art. Ses installations sont, en effet, l’aboutissement et le prolongement de situations mises en scène et vécues sur un mode autobiographique. Dès ses premiers travaux, le sillon dans lequel ils s’inscrivent reflète une relation entre l’art et la vie singulièrement distincte du registre neutre, distancié et informatif des œuvres conceptuelles.

Ses œuvres se retrouvent entre autres dans les collections suivantes : Centre Pompidou, Paris; Guggenheim Museum, New York; Tate Gallery, Londres; Los Angeles County Museum of Art, L.A.; et The Metropolitan Museum of Art, New York.