Snoop Dogg, Ice Cube et Belly au Colisée de Québec

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Par Érick Dorion, collaborateur de Patwhite.com

C’est un Colisée Pepsi occupé par une foule de quelques milliers de personnes entre 14 et 35 ans qui accueillait deux piliers du « gangsta rap », Snoop Dogg et Ice Cube, dimanche soir.

Nous nous attendions à une performance du Dogg Father accompagné pour quelques pièces par un des membres fondateurs du défunt groupe NWA (Niggers with attitude), Ice Cube, mais c’était distinctivement deux concerts, à notre grand plaisir.

En début de programme, une prestation fort honnête de Belly avec ses potes a donné le ton de la soirée. Et le ton était plutôt vert, vert comme l’herbe qu’on invitait à fumer à plusieurs reprises dans la soirée.

La suite était assurée par un Ice Cube en feu. Formation sur scène minimale (un dj, un mc et Ice Cube), la musique, les rythmes, les paroles du rappeur de 38 ans étaient directes, sans concession, énergiques. Il a enchaîné 11 pièces entrecoupées de petites anecdotes et autres histoires servant à introduire les chansons. Il s’est même permis de faire un bloc de trois succès de l’album sorti en 1989 « Straight outta Compton » du mythique NWA. L’acteur-rappeur, dont c’était la première présence à Québec, a servi une prestation sans fautes et qui établissait la barre haute pour Snoop Dogg et son équipe.

Avec 4 danseuses, 2 mc’s, un bassiste, un batteur, un claviériste, 2 choristes et quelques autres personnes dont l’identité et l’utilité n’était pas clair, la scène de Snoop Dogg était pour le moins garnie. Pigeant dans sa discographie complète et non seulement dans ses deux derniers albums, Tha Blue Carpet Treatment et R&G : The masterpiece, le californien a offert une prestation généreuse pour un public qui en redemandait. Même un extrait du classique The Chronic, album de Dr Dre qui a fait connaître Snoop Dogg, à été interprété.

Mais le bonbon était-il trop sucré ou avait-il un peu trop de glaçage sur le gâteau? L’utilisation surabondante d’effets sur le micro dès qu’il prononçait « biyatch » ou « make some noise » donnait un côté un peu adolescent à l’opération. Une introduction un peu trop longue cassait le momentum. Demander au gens s’ils ont du bon temps à répétition afin de faire monter le taux décibels rappelait des animations de foule de foire ou autres évènements sportifs mineurs.

Et quoi penser de la finale quasi rock où l’on faisait chanter à la foule « na-na-na-na, na-na-na-na, hey-hey-hey, Snoop Dogg »? Nous sommes en pleine période du Carnaval, au Colisée Pepsi, et le tournoi pee-wee n’est pas loin…

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