Reuters transfère des journalistes en Inde pour sauver des $$$

La délocalisation outre-mer à des fins d'économies n'est plus limitée au secteur informatique ou aux centres d'appels, mais semble s'étendre à certaines facettes du journalisme. L'agence d'information financière Reuters a l'intention d'embaucher d'ici à la mi-2005 une quarantaine de journalistes qui suivront des sociétés américaines depuis la ville de Bangalore, en Inde, rapportent le quotidien montréalais Le Devoir et AP.
Selon Associated Press, qui cite une porte-parole londonienne, cette mesure pourrait toucher jusqu'à une vingtaine de ses employés dans le monde, mais l'entreprise ignore toujours l'ampleur des économies qui en découleront. Les nouveaux employés, qui devront composer avec un décalage d'au moins neuf heures et demie avec le rythme effréné de Wall Street, produiront des tableaux financiers pour accompagner les textes décrivant la performance trimestrielle de sociétés cotées en Bourse. Ils devront également décortiquer les communiqués de presse et documents réglementaires de compagnies américaines à petite et moyenne capitalisation boursière. Les bureaux de Reuters à Bangalore comptent déjà 300 employés qui colligent des données économiques.
L'entreprise tire environ 95 % de ses revenus de la vente de données financières et boursières, et 5 % de son agence de presse, une situation qui ne l'a pas aidée lorsque la plus récente dégringolade boursière s'est traduite par une sévère cure d'amaigrissement chez certains de ses plus importants clients, notamment les grandes firmes de courtage. Elle a depuis multiplié les compressions budgétaires (5000 mises à pied, dont une dizaine au Québec) afin de contrebalancer ce recul des revenus. Source: Le Devoir et AP

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