Reuters effectue un redressement

La rigueur a été payante. Le groupe britannique de médias et de services financiers Reuters, qui a rendu publics ses résultats hier, perçoit enfin les premiers signes de son redressement. Après deux années difficiles, la société a vu, en 2004, son bénéfice opérationnel progresser de 52%, passant de 130 à 198 millions de livres, soit de 189,5 à 288,6 millions d'euros. Seul le chiffre d'affaires, de 2,885 milliards de livres (4,205 milliards d'euros) a accusé une baisse de 11% l'an passé, en partie en raison de l'évolution des changes.
Ces résultats, qui dépassent les attentes des analystes, ont été obtenus grâce à des réductions de coûts, au démarrage de la demande sur les nouveaux services et à un retour au bénéfice de la filiale de courtage en ligne Instinet. Sans cette dernière, contrôlée à hauteur de 62%, le bénéfice opérationnel de Reuters accuserait une baisse de 5% à 169 millions de livres (246,3 millions d'euros).
Après avoir essuyé des pertes records en 2002, le groupe avait mis en place, début 2003, un plan de restructuration baptisé Fast Forward, dont les premiers bénéfices se font sentir.
La société, qui tire 90% de ses revenus des services financiers, estime maintenant que l'amélioration constatée entre 2003 et 2004 devrait se poursuivre cette année. «2005 sera une année excitante pour Reuters», a indiqué Tom Glocer, le directeur général du groupe Reuters. «Nous commençons à entrevoir la croissance au-delà du redressement.»
Reste que pour le premier trimestre, le groupe confirme des prévisions de repli de 1,5% de ses abonnements, au lieu de 8,2% au premier trimestre 2004. «Les ventes nettes ont pris un bon départ en janvier et le groupe table sur d'autres améliorations graduelles en termes d'abonnements au deuxième trimestre», précise par ailleurs le groupe. En revanche, il n'a pas donné de nouvelles indications sur l'avenir de sa filiale Instinet, que Reuters envisageait de revendre.

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