REPLAY de Christian Marclay : Dernière fin de semaine à la galerie DHC-ART

Début de l'événement: 

29 mars 2009 - 00:00
Catégories:

Christian Marclay
REPLAY
30 novembre 2008 – 29 mars 2009

« De la musique comme vous n'en avez jamais vu et de l'art comme vous n'en avez jamais entendu »

DHC/ART Fondation pour l'art contemporain présente, en première nord-américaine, REPLAY de Christian Marclay, du 30 novembre 2008 au 29 mars 2009. D'abord organisée par la commissaire Emma Lavigne à la Cité de la musique à Paris, REPLAY réunit les travaux de Marclay en vidéo, pratique qui s'est avérée un filon dominant dans sa démarche artistique. Dans le cadre de l'exposition, DHC/ART accueillera du 14 au 20 décembre, à la Fonderie Darling, The Sounds of Christmas, le projet saisonnier hors site de Christian Marclay.

Maîtrisant plusieurs disciplines – collage, sculpture, installation, performance et vidéo, entre autres –, l'artiste, compositeur et DJ Christian Marclay s'est forgé un corpus multidisciplinaire unique qui fusionne le domaine de la culture audio et celui des beaux-arts. Toujours centré sur la musique ou sur ses artefacts, l'art de Marclay offre une expérience sensorielle complète, dans laquelle les images et les sons manifestent une sensibilité aiguë aussi bien à la culture pop qu'aux artistes de lignée avant-gardiste comme John Cage, Laurie Anderson et le groupe Fluxus.

Au cœur même de l'exposition, la convulsive et spectaculaire Video Quartet (2002) met en œuvre, à très grande échelle, plusieurs des stratégies de collage, des mixages radicaux et des préoccupations thématiques qui sont chers à l'artiste. Quatre projections synchronisées montrent une suite de courts fragments puisés, en général, dans des films hollywoodiens reconnaissables; dans ces films, dont la trame sonore originale a été conservée, apparaissent musiciens, chanteurs, danseurs, gens jouant d'un instrument ou faisant du bruit. De multiples images se transforment en motifs, certaines étant parfois quadruplées pour atteindre quelque douze mètres, alors que le son s'intensifie magistralement pour devenir une véritable pièce musicale.

Le cinéma sert également de répertoire illimité à Telephones (1995), un montage parfaitement rythmé de scènes avec téléphone : on y voit des gens qui composent des numéros, des téléphones qui sonnent, des gens qui répondent et écoutent un peu et, comme s'il s'agissait d'un standard défectueux, les fils s'entrecroisent dans ce bref opéra bouffe sur la communication interrompue, inachevée et déroutée.

Pour Crossfire (2007), quatre écrans montrent des extraits de films hollywoodiens où des personnages manipulent divers pistolets et fusils, où des coups de feu sont échangés et des mitrailleuses sont braquées sur le spectateur. Entre les mains compétentes de Marclay, l'arme à feu devient le point de départ d’une œuvre de percussion.

Pour Guitar Drag (1999), l'artiste a attaché une guitare Fender Stratocaster à l'arrière d'un pick-up en mouvement. Traînée sur de petites routes de campagne et des chemins de terre du Texas, la guitare a émis divers hurlements et sons stridents, évoquant la destruction rituelle d'instruments de musique dans les concerts rock. L'œuvre renvoie également à l'horrible lynchage de James Byrd Jr aux mains de suprémacistes blancs.

Une bonne part du travail de Marclay recourt à de la musique enregistrée sur des vinyles modifiés ou dans leur état original, lesquels deviennent des instruments lorsqu'ils sont utilisés comme readymades. Dans Ghost (I Don’t Live Today) (1984), Marclay « joue » et reproduit un enregistrement de Jimi Hendrix sur son Phonoguitar, une platine modifiée qu’il porte en bandoulière comme une guitare. Dans Record Players (1985), les interprètes de Marclay égratignent, lancent et piétinent rythmiquement les vinyles, produisant des bruits collectifs. Fast Music (1982) fait voir Marclay en train de dévorer un vinyle. La vidéo suprême avec vinyles est peut-être Gestures (1999) : ici, quatre moniteurs ou écrans synchrones montrent en gros plan quatre platines, sur lesquels tournent des disques modifiés ou dans leur état original, ainsi que les mains de Marclay exécutant différents gestes.

Finalement, le silence est également au rendez-vous dans l’œuvre de Marclay. Dans Mixed Reviews (American Sign Language) (2001), un acteur sourd utilise le langage des signes de l’American Sign Language pour interpréter des transcriptions sonores de critiques musicales. Ce montage déroutant évoque de façon frappante la mémoire silencieuse de la musique.

Christian Marclay est né en Californie en 1955, a grandi en Suisse et partage aujourd'hui son temps entre New York et Londres. Artiste et musicien, il est également un platiniste expérimental de la première heure. Ses travaux ont été présentés à deux éditions de la Biennale de Venise et ont fait l'objet d'expositions majeures à la Tate Gallery, au Centre Pompidou et au musée Guggenheim. À titre de musicien et de DJ, il s'est produit à travers le monde et a collaboré, entre autres, avec John Zorn, Elliott Sharp, Sonic Youth et le Kronos Quartet.

______________________________

DHC/ART
Fondation pour l'art contemporain

Heures d'ouverture
Mercredi au vendredi de 12 h à 19 h
Samedi et dimanche de 11 h à 18 h
Entrée libre

Adresse
451, rue St-Jean (près de l'angle de Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal)
Montréal, Québec H2Y 2R5 Canada

Renseignements
514.849-3742 | info@dhc-art.org | www.dhc-art.org

logo

Christian Marclay
REPLAY
November 30, 2008 – March 29, 2009

"Music like you’ve never seen before and art like you’ve never heard before"

Interview magazine
(on Christian Marclay)

DHC/ART Foundation for Contemporary Art is pleased to present the North American premiere of Christian Marclay's REPLAY from November 30th, 2008 to March 29th, 2009. Originally curated by Emma Lavigne at the Cité de la musique in Paris, REPLAY gathers Marclay's video work, which has emerged as a dominant strand of his art practice. In conjunction with the exhibition, DHC/ART will host from December 14th to 20th at the Darling Foundry, The Sounds of Christmas, a seasonal off-site project by Christian Marclay.

Artist, composer and DJ, Christian Marclay works across numerous media—including collage, sculpture, installation, performance and video—and has created a unique multidisciplinary body of work that fuses the realms of audio culture and fine art. Always centred on music or its artefacts, Marclay's art offers a full sensory experience, in which image and sound are combined with a sharp pop-culture sensibility and the traditions of avant-garde artists such as John Cage, Laurie Anderson and the Fluxus group.

The convulsive and spectacular Video Quartet (2002) is at the very centre of this exhibition, dramatizing—on a vast scale—many of the collage strategies, radical mixdowns, and thematic concerns of the artist. Four churning, synchronised, simultaneous projections show a succession of short extracts—the original sound intact—drawn mainly from recognizable Hollywood films that feature music, musicians, singers, dancers, people playing instruments or otherwise making noise. In a virtuoso montage of images and sounds, the screens relate to one another visually and graphically, with multiple images giving way to patterns and the occasional quadrupling of a clip across the 40-foot expanse, while the sound builds masterfully to what can only be described as a proper musical composition.

The cinema also serves as an infinite repertory in Telephones (1995), a rhythmically impeccable montage of telephone scenes where calls are dialled, phones ring, people greet, briefly listen and, as in a malfunctioning switchboard, wires cross in a comic mini-opera of interrupted, unfinished and misdirected communication.

In Crossfire (2007), four screens surround the viewer featuring Hollywood film clips of characters handling a variety of guns and rifles; shots being fired; and machine guns pointed directly at the viewer. Of course, in Marclay’s capable hands, gunfire becomes the basis for a percussive composition.

In Guitar Drag (1999), the artist strings an amplified Fender Stratocaster to the back of a moving pick-up truck. As it is dragged along the back roads and dirt trails of rural Texas, the guitar produces a variety of very loud screeches and roars, evoking the ritual destruction of instruments in rock concerts. Guitar Drag also references the hideous lynching of James Byrd Jr. at the hands of white supremacists.

Much of Marclay's work features recorded music, either on altered or unaltered vinyl LPs, which are used as readymades and become instruments. In Ghost (I don’t Live Today) (1984), he ritualistically "plays" and emulates a Jimi Hendrix record on a phonoguitar—a modified turntable that he straps around his neck like a guitar. The performers in Marclay's Record Players (1985) also take semi-ironic liberties with recorded music by scratching, fanning and rhythmically snapping the vinyls, making ensemble noises. Fast Music (1982) sees Marclay ingesting and subsuming recorded music. Perhaps the ultimate video work with vinyl LPs is Gestures (1999), in which four synchronised monitors or screens display in close shots four turntables with altered or unaltered spinning records, and only Marclay’s hands visible performing an array of gestures.

Finally, silence also features in Marclay’s work. In Mixed Reviews, American Sign Language (2001), deaf, American Sign Language interpreter signs descriptions of music taken from selected music reviews. This confusing montage of quotations stitched together by the artist, combined with the interpreter’s dynamic visualizations, vividly evokes a silent memory of music.

Christian Marclay was born in California in 1955, raised in Switzerland, and now divides his time between New York and London. He is an artist, musician, and a pioneering experimental turntablist. His work has been featured in two Venice Biennales and in major exhibitions at the Tate, Pompidou and Guggenheim museums. As a musician and DJ, he has performed around the world and collaborated with John Zorn, Elliott Sharp, Sonic Youth, and the Kronos Quartet among many others.

___________________________________________________
DHC/ART
Foundation for Contemporary Art

Gallery Hours
Wednesday to Friday from 12 pm to 7 pm
Saturday and Sunday from 11 am to 6 pm
Free admission

Address
451 & 468 St-Jean (near corner Notre-Dame, in Old Montreal)
Montreal, Quebec H2Y 2R5 Canada

Information
514.849.3742 | info@dhc-art.org | www.dhc-art.org

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Google icon