Rencontre: Geneviève Brouillette, à nouveau porte-parole pour la cause animale

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Geneviève Brouillette est pour la deuxième année porte-parole pour le Québec de la 11e édition de la campagne Iams «Les Fêtes en famille». L’objectif de l'opération qui se prolongera jusqu’au 4 janvier 2010 est de trouver des foyers à 1,5 million d’animaux et de revaloriser l'image de l'adoption. Rencontre avec la comédienne au café Byblos, sur le plateau Mont-Royal.

Pourquoi cette campagne à ce moment de l'année ?
Parce qu'on s'est rendu compte que beaucoup de gens adoptaient des animaux pendant le temps des fêtes. Il est donc important d'encourager les gens à aller dans les refuges animaliers pour trouver un chien ou un chat avant d'aller dans les boutiques. Le problème, c'est que les gens préfèrent avoir un chien «neuf» plutôt qu'adopté.

Est-ce que l'adoption est victime de préjugés de la part des gens ?
Oui, bien-sûr, comme celui qui consiste à dire que les animaux dans les refuges sont agressifs ou pas dressables, avec des problèmes de comportements. Ce n'est pas vrai ça, il y a tellement de raisons pour qu'un animal soit abandonné. Par exemple si une fille se met en couple et que son chum est allergique au chat…elle devra se séparer de l'animal. Ou si une vieille a un chien et qu'elle meurt…ce genre de cas arrive tout le temps.

Vous avez toujours eu des animaux ?
Malheureusement non, mais j'ai toujours voulu en avoir. Plus jeunes, mes parents n'étaient pas trop pour. Depuis 12 ans j'ai Léo, une femelle épagneule qui a un prénom de mâle. Léo, comme mon grand père, et comme Léo Ferré.

À part cette campagne pour l'adoption, c'est quoi votre actualité ?
Je suis encore en train de tournée la Promesse, et je fais une nouvelle série, «Toute la vérité». Je joue le rôle d'une journaliste télé judiciaire. J'ai aussi participé à une web série de Radio-Canada qui s'appelle «Remix», où c'est le public qui choisit la suite de l'histoire. Tout s'écrit au fur et à mesure. Très stimulant à faire, avec une équipe très jeune et très talentueuse.

Des projets cinéma ?
L'été dernier j'ai tourné Funkytown de Daniel Roby avec François Létourneau. Et l'été prochain je vais tourner dans «Frisson des collines», un film de Richard Roy. Ça se passe en plein pendant Woodstock, en 1969, je joue le rôle d'une petite serveuse de bar, un peu pathétique, sur qui tout le monde passe. C'est un beau rôle, un beau scénario aussi.

Vous avez joué dans «Père et Fils» en 2003 avec Philippe Noiret, comment s'est passé cette rencontre ?
Merveilleux. Il était la personne la moins décevante au monde. Il avait la classe, délicieux, humble, un grand prince, l'élégance du cœur et de l'âme. Je me souviens un matin on tournait à 6h, Philippe était habillé avec une magnifique lavallière, super élégant, et moi je suis arrivée en pyjama, je savais que j'allais me changer sur place…pas maquillée, avec un vieux chandail, les cheveux mouillés, la grande classe ! Et là Philippe me regarde et me dit: «Apparemment le glamour ce n'est pas pour tout le monde !» (rires).

Vous avez gardé contact ?
Oui, il m'a d'ailleurs appelé au jour de l'an, j'étais très surprise. Je lui ai écrit une jolie lettre quelques semaines avant qu'il meure. Je pense qu'il a eu le temps de la lire. Du moins je l'espère.

Plus d'infos sur la campagne d'adoption: www.iamslesfetesenfamille.com

Texte David Nathan (www.davidnathan.ca / www.twitter.com/davidnathan)