Remise à l'heure des pendules pour Philippe Paul avec «Coupable d'être policier»

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 Philippe Paul, «Coupable d'être policier»

Philippe Paul, sergent-détective à la Division du crime organisé du Service de police de la Ville de Montréal, a été l'objet d'une controverse en 2014. Le nom du policier a été mis de l'avant, laissant planer un doute sur son intégrité. C'est avec «Coupable d'être policier» que Philippe Paul, désormais retraité du SPVM, souhaite remettre les pendules à l'heure.

Ces mémoires d'un enquêteur tenace ont un but : faire connaître le métier particulier qu'il a exercé pendant ses 28 années de service. «Je ne veux pas terminer ma carrière sur cette note. J'ai trouvé difficile de me faire comparer aux policiers corrompus, et je veux l'expliquer au public», mentionne-t-il. Et il est conscient que son entourage a aussi souffert quand il s'est fait «neutraliser à grande échelle par les ripoux et le crime organisé».

Certains au sein de la police l'ont défendu, d'autres pas. Mais son livre n'est pas une vengeance, et la calomnie n'en fait pas partie. «Les enquêtes racontées dans mon livre sont vraies à 100%, et je veux faire vivre aux gens la carrière variée qui a été la mienne», raconte-t-il. Il a travaillé sur des enquêtes difficiles, voire même dangereuses, et c'est de manière spontanée et juste qu'il les raconte.

Le sergent-détective a été marqué par plusieurs enquêtes, dont celle sur un important importateur d'héroïne, Attila Gascar, et celle sur le démantèlement d'un réseau de fabrication d'une drogue de synthèse. La seule utilisation qu'il ai fait de son arme à feu est d'ailleurs reliée à cette enquête. Son livre regroupe toutes ses enquêtes et anecdotes, et il est fort intéressant de se glisser par le biais de la lecture dans ce monde que les gens côtoient habituellement en regardant des séries policières.

L'enquêteur se sent fier de ce qu'il a accompli au sein du SPVM, prônant son intégrité, et il continue sur cette lancée dans son livre. «Pour les enquêtes qui sont toujours en cours et que j'ai commenté dans le livre, je n'ai révélé aucunes techniques d'enquête et j'ai omis plusieurs noms, pour la protection de ces gens», commente-t-il.

Plus habitué à rédiger des mandats de perquisition qu'à écrire des pages entières, Philippe Paul a reçu l'aide de son cousin, Raymond Paul. «En travaillant à quatre mains, nous sommes arrivés à raconter mes enquêtes d'une manière qui me ressemble», dit-il.

Denys Arcand signe la préface de «Coupable d'être policier», paru aux éditions Druide.