Programmation du Festival international du film sur l'art 2009 de Montréal

Catégories:

Fidèle à sa tradition de présenter au public montréalais la production mondiale actuelle en matière de films sur l’art, René Rozon, le directeur du FIFA, a dévoilé hier sa programmation comprenant 280 films en provenance d’une trentaine de pays. Le 27e FIFA convie cinéphiles et amateurs d’art pour un voyage au cœur de la création artistique d’hier et d’aujourd’hui, du 19 au 29 mars 2009.

Durant 10 jours, se succèderont à un rythme d’enfer des portraits d’artistes révélateurs, des biographies captivantes, des enquêtes passionnantes, des hommages d’envergure, des recherches visuelles éclatées et des bijoux de films d’animation. De la musique à la peinture, en passant par l’architecture, l’art contemporain, la danse, la littérature et l’animation, le 27e FIFA célèbre en grandes pompes la créativité et la pertinence des artistes. Plus que jamais, le cinéma se révèle un médium privilégié pour témoigner des multiples formes d’expression artistique.

La sélection

La sélection est encore une fois très relevée. Citons quelques exemples : Colville, Andreas Schultz (Allemagne), un portrait de la relation exceptionnelle entre le peintre canadien Alex Colville et son épouse Rhoda, sa muse; Félix, Jean-Claude Labrecque (Canada), une rencontre émouvante avec le poète et chansonnier Félix Leclerc (1914-1988); Infinite Space: the Architecture of John Lautner, Murray Grigor (États-Unis), zoom sur les réalisations phares de ce génial architecte visionnaire, élève de Frank Lloyd Wright; Mort à Venise : un voyage musical avec Louis Lortie, Mathieu Roy (Canada), moment de prédilection avec le fameux pianiste qui partage sa fascination pour Venise et les compositeurs qu’elle a inspirés; Mutantès : Dans la tête de Pierre Lapointe, Éric Morin (Canada), incursion dans l’univers poétique du jeune auteur-compositeur-interprète, mise en scène par Claude Poissant; et Richard Serra : Man of Steel, Zoe Silver (Royaume-Uni), l’un des géants de la sculpture contemporaine.

Événements spéciaux

Le FIFA n'a jamais eu autant d'événements spéciaux que cette année, grâce à Loto-Québec. Parmi la vingtaine d’événements spéciaux figurent les suivants : Dans la tête de Pierre Lapointe permet au public de le suivre pas à pas dans son univers et son processus de création, en présence du jeune auteur-compositeur-interprète. Suite au décès de Betty Goodwin, survenu le 1er décembre dernier, le FIFA rend hommage à sa vie et à son œuvre en rediffusant le film de Claude Laflamme Betty Goodwin : le cœur à l’âme, suivi d’une rencontre avec des proches de l’artiste. À la première de Félix de Jean-Claude Labrecque, des interprètes rendront hommage aux plus belles chansons de Félix Leclerc. À l’occasion du 100e Anniversaire de la naissance de Gabrielle Roy, le FIFA projette le film documentaire Et…si cette femme pouvait parler, hommage à Gabrielle Roy de Marcel Collet. De plus, The Arts Council England dévoilera, outre la présentation d’une vingtaine de leurs productions, un survol de sa collection dans le film Arts on film : five decades of Arts Council films de John Wyver, réalisateur et commissaire.

Hommage

Le FIFA rend hommage au réalisateur suédois Anders Wahlgren à travers une sélection de quinze films dont La Chasse au Ballet Mécanique, Le Dandy Mourant et La Ville de mon Coeur. Né à Stockholm en 1946, Anders Wahlgren a réalisé une centaine de films depuis 1973, parmi lesquels 15 fictions et 85 documentaires. Issu d’une famille d’artistes, il baigne dès son enfance dans un environnement artistique. Il côtoie l’avant-garde culturelle de Stockholm et s’imprègne très vite à l’art sous toutes ses formes dont le cinéma et la photographie. Il travaille avec le Pistolteatern, haut lieu d’expérimentation artistique à Stockholm au milieu des années 1960, où il collabore avec différents artistes. À la fois scénariste, réalisateur et producteur, Anders Wahlgren a participé à de nombreux festivals, et ses films ont été primés à Cannes, Paris, Prague, Sorento, Thessalonique, Moscou ainsi qu’à Montréal, au FIFA, en 2007.

Pour tous les goûts

Du côté de la vidéo d’art, le FIFA propose Diagonales, une collection d’une vingtaine de titres du Canada et d’Europe consacrée à des productions récentes d’oeuvres médiatiques. Pour les amateurs de films hispanophones, il ne faudra pas manquer Lucida, six programmes d’oeuvres d’avant-garde d’Amérique Latine, provenant de huit pays différents. Sans oublier la quarantaine d’oeuvres de Panorama de la vidéo québécoise et canadienne, dont l’hommage à General Idea.

Les cinéphiles se délecteront également avec Tim Burton, Titon, de la Havane à Guantanamera et Werner Herzog : Beyond Reason. Les mélomanes ne seront pas déçus avec les classiques tels que Pavarotti : a life in Seven Arias ou encore Callas Cooking – Ingredients of a Legend. La musique pop sera aussi présente avec Annie Lennox et le jazz avec The Jazz Baroness et les figures légendaires de Charlie Parker et Smonk. Les mordus d’architecture se régaleront de voir des films mettant en vedette Peter Eisenman, Max Bill et Zaha Hadid.

Les grands écrivains sont aussi bien représentés au FIFA avec des films portant sur Ken Follett et Benoîte Groult. Les amateurs de danse auront envie de bouger en visionnant des œuvres phares sur Isadora Duncan, Boris Eifman et Nureyev. Le 27e FIFA s’imprègne également du théâtre avec Carlo Goldoni – Venise Grand Théâtre du monde et Peepshow, avec Marie Brassard, de la sculpture avec Anthony Caro, la sculpture comme religion et de la bande dessinée à travers l’univers du créateur du légendaire Charlie Brown, Charles Schulz ainsi que Moebius. La dimension des métiers d’art est au premier plan des films Tao Yao et Les Toiles Filantes. Finalement, les amateurs de peinture se régaleront avec Immendorf, Sam Francis et Max Beckmann.

Partenaires

Le FIFA n’a jamais eu autant de partenaires que cette année. Parlons notamment du Musée des beaux-arts pour la tenue des matinées du festival; des séances et événements gratuits à la Grande Bibliothèque de la BAnQ; d’une toute nouvelle collaboration avec le Coeur des sciences de l'UQAM pour la présentation d'une thématique Art & Science et une collaboration étroite avec la Cinémathèque Québécoise pour la présentation des films dédiés au 7e art.


Le 27e FIFA prend l’affiche à compter du 19 mars 2009, dans neuf salles du centre-ville, soit la Bibliothèque nationale du Québec, le Centre canadien d’architecture, le Cinéma de l’Office national du film du Canada, la Cinémathèque québécoise, le Coeur des Sciences de l’UQAM. le Goethe-Institut, le Musée d’art contemporain, le Musée des beaux-arts et la Place des Arts. Le FIFA désire d’ailleurs remercier tous ses partenaires privés et publics ainsi que tous ceux et celles qui contribuent à la réalisation et au succès de l’édition 2009.

Les billets sont disponibles dès le 28 février à midi aux guichets de la Place des Arts ainsi qu’en ligne au HYPERLINK "http://www.artfifa.com" www.artfifa.com ou par téléphone au (514) 842-2112. Le coût des billets est de 12 $ l’unité et de 80 $ pour l’achat d’un carnet de 10 billets. Les neuf salles vendront également les billets pour leurs projections respectives et ce, une heure avant les représentations. On peut obtenir de plus amples informations en consultant HYPERLINK "http://www.artfifa.com" www.artfifa.com ou par téléphone au (514) 874-1637 et au kiosque du FIFA qui sera en place dès le 3 mars 2009 à la Place des Arts.

FILMS EN COMPÉTITION

45 films de 17 pays
10 productions canadiennes dont 7 québécoises

Les films québécois et canadiens sont représentés de façon éloquente au sein de la compétition officielle du 27e FIFA. Quand Shakespeare trompe l'oeil (Battle of Wills) d’Anne Henderson (Canada), l’histoire à suspense de Lloyd Sullivan, un retraité d’Ottawa, convaincu qu’il possède le seul portrait authentique de William Shakespeare, peint de son ancêtre en 1603; Félix de Jean-Claude Labrecque (Canada), une rencontre émouvante avec le poète et chansonnier Félix Leclerc (1914-1988); Karsh Is History de Joseph Hillel (Canada), la prodigieuse carrière de Yousuf Karsh (1908-2002), maître du portrait photographique du XXe siècle, qui a immortalisé sur pellicule les plus grands, de Winston Churchill à Pablo Picasso ; Marie-Hélène Allain en dialogue avec la pierre de Rodolphe Caron (Canada), parcours singulier d’une femme qui a su harmoniser sa vie spirituelle et sa carrière artistique; Mort à Venise : un voyage musical avec Louis Lortie de Mathieu Roy (Canada), moment de prédilection avec le fameux pianiste qui partage sa fascination pour Venise et les compositeurs qu’elle a inspirés; La Nuit est ma chambre noire, l’oeuvre de Michael Flomen d’André Cornellier (Canada), expéditions nocturnes réalisées grâce à une caméra sensible à la lumière infrarouge dans le monde du célèbre photographe; Peepshow de Raymond Saint-Jean (Canada), adaptation à l’écran de Peepshow, la pièce de théâtre écrite, mise en scène et interprétée par Marie Brassard, une exploration de fragments d’intimité, d’univers parallèles peuplés de personnages aux sombres passions ; Prokofiev: The Unfinished Diary de Yosif Feyginberg (Canada), film s’appuyant sur les années 1918-1936, la période charnière de la vie de l’un des plus grands compositeurs du XXe siècle; Shopping à la folie (Malls R Us) de Helene Klodawsky (Canada), révélations sur l’une des plus populaires institutions nord-américaines : les centres commerciaux et leur équivalent en Pologne, au Japon, en Inde et à Dubaï ; et The Young Romantic de Barbara Willis Sweete (Canada), reflet de la carrière prodigieuse du jeune pianiste chinois Yundi Li (né en 1982).

Au nombre des productions étrangères, notons Calder, sculpteur de l'air de François Lévy-Kuentz (France), l’art ludique du sculpteur américain Alexander Calder (1898-1976) qui a laissé une empreinte durable en art contemporain grâce à ses mobiles en matériaux légers et colorés, s’animant sous l’influence de l’air ; Colville d’Andreas Schultz (Allemagne), un portrait de la relation exceptionnelle entre le peintre canadien Alex Colville et son épouse Rhoda, sa muse; El Cerrito de Juan Andrés Bello (Vénézuela), visite d’El Cerrito ou villa Planchart, une radieuse casa all’italiana surplombant Caracas, chef-d’œuvre de l’architecte italien Gio Ponti (1891-1979); Infinite Space: The Architecture of John Lautner de Murray Grigor (États-Unis), zoom sur les réalisations phares de ce génial visionnaire, élève de Frank Lloyd Wright, qui a créé dans le sud de la Californie une architecture radicale, à la fois futuriste et très sensuelle; Max Bill – Un regard absolu d’Erich Schmid (Suisse), les échecs et les réussites du plus prestigieux architecte, designer et peintre suisse du XXe siècle, doté d’un « regard absolu »; Nureyev, From Russia with Love de John Bridcut (Allemagne/Royaume-Uni), film riche d’archives inédites, notamment sur la période russe du danseur, avant de passer de l’autre côté du rideau de fer en 1961 ; The Oslo Opera House d’Anne Elisabeth Andersen (Norvège), le nouvel opéra d’Oslo, une extraordinaire vision de marbre et de verre, nouveau joyau de la capitale norvégienne réalisé par le cabinet Snøhetta; Tao Yao de Jiansheng Li (Chine), voyage en Chine, à 80 km au nord de la Montagne jaune, dans le village de Tao Yao où se perptéue une tradition potière depuis la dynastie Tang au IXe siècle ; et Villa Mairea de Rax Rinnekangas (Finlande), une maison expérimentale conçue par le célèbre architecte finlandais Alvar Aalto (1898-1976) et sa première femme, Aino Marsio-Aalto.

PANORAMA INTERNATIONAL

88 films pour découvrir tout l’art du monde

Architecture

La pyramide du roi Djoser à Saqqarah de Stan Neumann (France), la plus ancienne pyramide égyptienne (- 2 600 avant notre ère); Domenico Fontana : Engineer, Architect, Urbanist d’Adriano Kestenholz (Suisse), promenade à Rome et à Naples à travers les splendides réalisations de l’architecte et urbaniste Domenico Fontana (1543-1607), dont l’influence sur le développement urbanistique de la ville éternelle fut déterminante.

Art actuel

Bending Space:Georges Rousse and the Durham Project de Kenny Dalsheimer, Penelope Maunsell (États-Unis), intervention plastique éphémère de l’artiste français Georges Rousse, pratiquée dans des usines à tabac désaffectées de Durham, en Caroline du Nord, avec la collaboration enthousiaste de la population locale; et Our City Dreams de Chiara Clemente (États-Unis), l’univers de cinq femmes artistes de différentes générations, qui ont en commun de vivre et de travailler à New York : Nancy Spero, Marina Abramovic, Kiki Smith, Ghada Amer et Swoon.

BD

Geluck, l'homme à la tête de chat de Bérengère Casanova (France), créateur en 1983 du Chat, gros matou curieux, un brin ballot et bouffon, parfois philosophe ou naïf, qui s’exprime avec un humour acéré; Good Ol’ Charles Schulz de David Van Taylor (États-Unis), Portrait inattendu de l’homme qui se cache derrière Peanuts, la plus populaire bande dessinée de l’histoire, et sa galerie de personnages familiers : Charlie Brown, Lucy, Linus, Schroeder, Snoopy et Woodstock; et Moebius Redux - une vie en images d’Hasko Baumann (Allemagne, Canada), du western à la science-fiction, Jean Giraud, alias Gir, alias Moebius, est l’un des personnages les plus fascinants qu’ait engendré la bande dessinée, dont il a contribué à renouveler le langage.

Danse

Boris Eifman : «Je suis né chorégraphe» d’Andreas Morell (Allemagne), à Saint-Pétersbourg, Eifman dirige depuis plus de 30 ans une compagnie éblouissante, le Ballet-Théâtre, qu’on a pu voir à Montréal à deux reprises. La caméra l’a suivi pendant les répétitions de Hamlet russe et de La Mouette, ainsi qu’en tournée américaine ; et Isadora Duncan, je n’ai fait que danser ma vie d’Élisabeth Kapnist (France), le destin tragique et l’influence immense d’Isadora Duncan (1877-1927), pionnière de la danse moderne, qui affranchit le corps des danseuses en rejetant pointes et tutus.

Design

La Fiat 500 de Danielle Schirman (France), prodige de rationalisation et véritable miracle industriel, la Nuova Fiat 500 est devenue l’emblème de la renaissance économique italienne de l’après-guerre; et Marc Newson : Urban Spaceman de Zoe Silver (Royaume-Uni), l’intarissable imagination du designer industriel d’origine australienne.

Histoire de l’art

B… comme Babylone de Bernard George (France), un voyage fascinant, à la fois scientifique, culturel et humain, à la découverte de la civilisation légendaire de Babylone, cité mythique née en Mésopotamie il y a 5 000 ans ; et Varian Fry, "Passeur d'artistes" de Valérie Manuel (France), un Américain de 33 ans, sauve en 1940 et 1941, dans le midi de la France, plus de 1 500 personnes, dont des artistes et intellectuels menacés par les nazis, tels Marc Chagall, Max Ernst, André Breton, André Masson et Hanna Arendt.

Littérature

Benoîte Groult, le temps d'apprendre à vivre de Jean-Baptiste Martin (France), écrivaine à succès (Ainsi soit-elle) et symbole du féminisme français, témoigne de son parcours, de son œuvre et de ses combats pour dénoncer les injustices; et Quand je serai vieille, vous me direz de ranger mon stylo de Jean-Pierre Dussault et Jean Fontaine (Canada), messagère privilégiée de l’Histoire, Claire Martin (née à Québec en 1914), la doyenne des lettres québécoises, n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit.

Marché de l’art

Cultivating the Desert de Michael Krass (Pays-Bas), l’étonnante émergence du marché de l’art contemporain à Dubaï ; et Yi Shu. The Hype About Chinese Contemporary Art de Roberto Ruta (Italie), le boom spectaculaire de l’art contemporain chinois à Bejing, un phénomène qui fascine le monde entier.

Musique

Callas Cooking - Ingredients of a Legend de Marco Kuveiller (Italie), éclairage inusité sur l’intérêt compulsif de la divine Maria pour la cuisine, ses régimes draconiens ; Hitler's Hit Parade d’Oliver Axer et Susanne Benze (Allemagne), brillante compilation d’archives du IIIe Reich — actualités, films de propagande, commerciaux, dessins animés, comédies musicales — qui illustrent comment les nazis se sont servi du divertissement pour promouvoir leur idéologie meurtrière ; et Mutantès : Dans la tête de Pierre Lapointe d’Éric Morin (Canada), incursion dans l’univers poétique du jeune auteur-compositeur-interprète, mise en scène par Claude Poissant.

Peinture

I. Immendorff de Nicola Graef (Allemagne), portrait de Jörg Immendorff (1945-2007), l’un des plus célèbres artistes contemporains allemands et l’un des plus politisés aussi, pour qui l’art et la vie étaient indissociables. Réalisé durant les deux dernières années de sa vie, où l’artiste lutte contre la maladie de Lou Gehrig ; et The Painter Sam Francis de Jeffrey Perkins (États-Unis), témoignages de proches et de collègues artistes du mystérieux peintre d’origine californienne Sam Francis (1923-1994), dont Ed Ruscha, James Turrell, Bruce Conner, Alfred Leslie et l’architecte Arata Isozaki.

Photographie

Cindy Sherman de Sabine Willkop (Allemagne), rencontre avec l’artiste américaine de renom international Cindy Sherman, dont les photos constituent de réels trésors : certaines valent plus de 500 000 dollars; Eugène and Berenice – Pioneers of Urban Photography de Michael House (Royaume-Uni), regard croisé sur les œuvres pionnières d’Eugène Atget (1857-1927), témoin inestimable de Paris au tournant du XXe siècle, et de sa disciple, Berenice Abbott, dont la vision de New York des années 1930 est non moins mémorable ; et Jeff Wall Retrospective de Michael Blackwood (États-Unis), rendez-vous dans l’univers de l’artiste canadien, figure majeure de la photographie contemporaine ayant contribué à l’implantation de la photographie comme forme d’art.

HOMMAGE

Anders Wahlgren
Le FIFA rend hommage au réalisateur suédois Anders Wahlgren. Né à Stockholm en 1946, Anders Wahlgren a réalisé une centaine de films depuis 1973, parmi lesquels 15 fictions et 85 documentaires. Issu d’une famille d’artistes, il baigne dès son enfance dans un environnement artistique. Il côtoie l’avant-garde culturelle de Stockholm et s’imprègne très vite à l’art sous toutes ses formes dont le cinéma et la photographie. Il travaille avec le Pistolteatern, haut lieu d’expérimentation artistique à Stockholm au milieu des années 1960, où il collabore avec différents artistes. À la fois scénariste, réalisateur et producteur, Anders Wahlgren a participé à de nombreux festivals, et ses films ont été primés à Cannes, Paris, Prague, Sorento, Thessalonique, Moscou ainsi qu’à Montréal, au FIFA, en 2007.
Parmi la quizaine de films présentés, mentionnons La Chasse au Ballet Mécanique, la fascination de deux artistes des années 20, le compositeur américain George Antheil et le peintre Fernand Léger, autour d’un piano mécanique, Le Dandy mourant, le parcours chaotique et poétique du peintre expressionniste Nils Dardel dans le Paris des années 1920; Halmstad-Paris-Berlin, l’extraordinaire destinée des frères Olson, originaires de la petite ville de Halmstad, au sud de la Suède, fondateurs du premier groupe surréaliste créé en Suède dans les années 1920; et La Ville de mon Coeur, film imprégné de la rage au coeur du réalisateur reflétant l’état de la capitale suédoise, victime de l’avidité des entrepreneurs et des intrigues politiques.

ARTS MÉDIATIQUES

Panorama de la vidéo québécoise et canadienne
Cette année, la section Panorama de la vidéo québécoise et canadienne rend hommage au groupe mythique General Idea, trio d’artistes canadiens ayant exercé une influence majeure autant dans le domaine de la vidéo que dans celui de la performance et de l’édition. Six films sont au programme dont un documentaire récent intitulé General Idea: Art, Aids And The Fin De Siècle d’Annette Mangaard. Une autre figure importante de la vidéo canadienne, David Askevold est au premier plan avec quatre quatre œuvres clés réalisées entre 1982 et 1994. Le panorama se complète d’une sélection de 31 vidéos récentes réunissant 16 vidéastes regroupées sous le titre De la vision des choses.

Lucida
Six programmes d’oeuvres d’avant-garde d’Amérique Latine, provenant de huit pays différents.

Diagonales
Sélection de films et de vidéos d’art innovateurs consacrée à des productions récentes d’oeuvres médiatiques, tant nationales qu’internationales. Des productions étonnantes se déclinant sous une vingtaine de titres dont My name is Pochsy : An Industrial Film, Karen Hines (Canada), une comédie noire autour d’une ouvrière d’usine empoisonnée par le mercure, qui médite sur le sens de la vie; ou encore Live Photo II, Crispin Gurholt (Norvège), un kaléidoscope de personnages évoluant dans un univers violent dont un homme et une femme confinés aux étroites limites d’une sortie de secours.

Cinéma
La section Regards sur le 7e art propose en 2009 sept films dont L’épine mentale de Mathieu Bergeron et Yves Martel (Canada), un regard à la fois touchant et incisif sur le processus de création d’un film d’animation; et Le Festin de Gabriel de Karin Morch (Danemark), portrait du cinéaste danois Gabriel Axel, réalisateur du festin de Babette, par sa fille Karin Morch, qui l’a suivi pendant 18 mois.

LE TEMPS RETROUVÉ
Arts Council
Collection du Louvre
Les documentaires sur les arts visuels et de la scène de la rétrospective des films de l’Arts Council donnent un avant-goût de l’ensemble de plus de 480 films soutenus par l’Arts Council England. Les productions phare présentées lors du 27e FIFA comprennent une vingtaine de films dont les séries Dance for the Camera et A Stylish Tour qui propose notamment Lautrec de Geoff Dunbar et Carlo Scarpa de Murray Grigor.

Pour sa part, le Fonds de films sur l’art du Musée du Louvre nous propose 15 films rares sur plusieurs artistes de marque dont Ruskin, Leonardo Da Vinci et Rubens.

OUVERTURE ET CLÔTURE

Mort à Venise : un voyage musical avec Louis Lortie
Maestro : Portrait of Valery Gergiev

Le 27e FIFA s’ouvrira avec la présentation du captivant Mort à Venise : un voyage musical avec Louis Lortie du réalisateur Mathieu Roy. Ce long métrage documentaire, une première mondiale, offre des interprétations du pianiste québécois qui partage avec passion sa fascination pour l’histoire musicale de la sérénissime cité italienne. Le Festival se terminera avec la projection de Maestro : Portrait of Valery Gergiev du réalisateur Allan Miller. Ce film sur le dynamo russe Valery Gergiev, le chef d’orchestre le plus sollicité de l’heure, évoque sa manière spontanée d’aborder les répétitions de l’orchestre, sa carrière internationale et sa passion pour le répertoire russe.

BILLETTERIE – INFORMATIONS

Les billets sont disponibles dès le 28 février à midi aux guichets de la Place des Arts ainsi qu’en ligne au www.artfifa.com ou par téléphone au (514) 842-2112. Le coût des billets est de 12 $ l’unité et de 80 $ pour l’achat d’un carnet de 10 billets, avec, en prime, un exemplaire gratuit du catalogue. Les neuf salles vendront également les billets pour leurs projections respectives et ce, une heure avant les représentations. On peut obtenir de plus amples informations en consultant www.artfifa.com ou par téléphone au (514) 874-1637 et au kiosque du FIFA qui sera en place dès le 3 mars 2009 à la Place des Arts.

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Instagram icon