Première nord-américaine de «Sushi Girl» mettant en vedette Mark Hamill

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Patwhite.com avait la chance d’être présent à la première nord-américaine de Sushi Girl, de Kern Saxton, mettant en vedette Mark Hamill, Tony Todd et Noah Hathaway, dans le cadre du Festival Fantasia.

Ambiance survoltée; une ligne d’attente faisant le tour du bâtiment; un vrai bourdonnement de fans qui attendent l’ouverture des portes. C’est le tableau qui se forme devant le Théâtre Hall de L’Université Concordia, hôte de la représentation de SUSHI GIRL, le samedi 21 juillet.

Les portes s’ouvrent.
Le manque de place se fait sentir, mais quelques vrais restent debout ou s’assoient par terre. Avant le début du film, le réalisateur et sa troupe d’acteurs débarquent dans la salle, question de nous souhaiter un bon visionnement. Tony Todd et Mark Hamill sont accueillis par une ovation : « Marry me, Tony ! » criait quelques fans en délire. Les artistes rentrent dans les coulisses, les lumières se tamisent, les applaudissements font rage : ça commence.

Le Film

Sushi Girl, dès les premières minutes, se démarque de par son esthétisme. Une représentation léchée d’un lieu sordide et macabre.
On comprend bien vite que Duke (Todd), visiblement un quelconque patron de la pègre, réunit son ancienne bande de voleurs de diamants après que l’un des leurs, Fish (Hathaway), est libéré de prison. La réunion se passera autour d’un repas de sushis, gracieusement disposés sur une femme nue (Cortney Palm), allongée sur une table.

Fish, s’étant fait attraper par les policiers six ans plus tôt avec le butin du vol, se fait donc questionner par ses anciens collègues, très impatients de voir la couleur de leur argent.

Comme le mentionnait le réalisateur lors de notre entretien, la veille de la projection, son film peut être perçu comme le mélange de « Reservoirs Dogs » de Tarantino et de « Saw » de Wan, avec un soupçon de « Rashomon » de Kurosawa. Les quatre voleurs insatisfaits tortureront Fish pour lui soutirer de l’information.

Rappelant justement la scène de l’oreille de Reservoirs Dogs, Crow (Hamill), Max (Andy Mackenzie), Francis (James Duval) et Duke utilisent plusieurs moyens… aussi cruels que saugrenus pour délier la langue de Fish. Parmi ceux-ci : un marteau, des baguettes chinoises, une bouteille de saké, une chaussette…

Le scénario fort de Kern Saxton et Destin Pfaff tient la route et est extrêmement payant lors d’une finale à couper le souffle. Le film « Sushi Girl » est probablement un des prochains films cultes de la scène « gore » du cinéma. Je le recommande à tous les cinéphiles amateurs de gros suspense et de scènes de violences « intelligentes » plutôt que brutale et gratuite.

La sortie en salle de Sushi Girl est prévue pour janvier 2013.

Pour rire un peu…

Quelques perles du réalisateur:
-Apparition de Danny Trejo avec sa désormais iconique machette
-Le personnage de Crow (Hamill) évoque un mélange d’Elton John et du Joker de Heath Ledger
-Le personnage de Francis (Duval) utilise une photo de son fils pour « sniffer » de la cocaïne. La photo est en fat une photo du fils du coscénariste Destin Pfaff
-Nous avons demandé à Mark Hamill s’il avait préféré les sabres laser de « Star Wars » ou les baguettes chinoises de « Sushi Girl ». Sa réponse : « Une chose est sûre, les deux peuvent être très dangereux si mis entre les mauvaises mains. Je suis d’ailleurs surpris que [Noah Hathaway] n’est pas été blessé lors du tournage ! »

À voir aussi : Notre entretien avec Kern Saxton, Réalisateur de Sushi Girl.