Premier weekend des Francos : du gras et de la sueur

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Montréal était en effervescence ce weekend avec le Grand Prix de Formule 1 et ses activités dans le Centre-ville, la Fête de la bière, Suoni Per il Popolo, ajouter à ça la Nuit Blanche sur Tableau Noir de l'avenue Mont-Royal et... le coup d'envoi des Francofolies.

Une première fin de semaine en demi-teinte pour tout le monde avec le temps maussade pour ne pas dire complètement trempé.
C'est maintenant une habitude de passer les festivals de l'été entre les travaux et les déviations, c'est presque une marque de commerce. Malgré tout ces inconvénients, le quartier des spectacles nous dévoile quand même de nouvelles places et endroits aménagés qui ne manquent pas de charme.

Ce vendredi, les festivités extérieures commençaient pour moi avec Didier Super : bien connu du public français, le chanteur-humoriste n'aura pas fait de concessions dans un show gratuit et à une heure de grande écoute. On pourrait appeler ça un anti-show, mélange de blagues crues, de malaises et parfois des chansons qui, c'est le moins qu'on puisse dire, n'auront épargnés personne. Changement de registre complet avec Alexandre Désilets que l'on présente de moins en moins ces dernières années, lui qui, était lauréat du Prix Félix-Leclerc de la chanson en 2009. Le spectacle, tout droit sorti de "La Garde", son dernier opus aura été un peu inégal, malgré sa bonne présence scénique et la justesse des arrangements, le chanteur a eu bien du mal à garder une constance et par la même occasion, l'attention du public. Vendredi était décidément la soirée des extrêmes et c'est avec Alaclair Ensemble que nous avons passé la fin de soirée sur la scène «urbaine». Un spectacle de Hip-Hop, c'est toujours bordélique, ça saute, ça va dans tous les sens et puis tout le monde rappe en même temps. Reste que, dans le cas du groupe de Québec, c'est dans un joyeux brouhaha que se dessine un véritable talent pour faire monter les foules avec ses chansons tantôt Old-School, tantôt New-School mais toujours avec une parfaite connaissance du Hip-Hop.

Le samedi s'annonçait comme une grosse soirée, et croyez-moi, elle fut bien au-delà de mes attentes. Exprès ou pas, c'est encore avec Didier Super que démarraient les hostilités, ce dernier partageais l'affiche avec Mononc' Serge, qui, une fois n'est pas coutume n'était pas accompagné d'Anonymus. C'est donc avec un spectacle acoustique, chaussettes à l'air, que notre Mononc' a fait plaisir à tous ses neveux à chanter ses plus grands succès et même des nouvelles tounes toutes fraîches.

La suite des événements ça se passait au Métropolis pour la très attendue soirée des 10 ans du label C4. Arrivé juste à la fin du premier show, je n'ai malheureusement pas pu voir la combinaison de Band de Garage et des Dales Hawerchuk. Ce fut avec Gatineau «nouvelle formule» que la fête reprenait de plus belle : accompagné de pas mal de monde sur scène ainsi qu'un son pas mal différent, parfois même «misteurvalairien» que le rappeur et sa bande on fait bouger la foule plus d'une heure de temps. Forts de leur succès de leur Tigre et Diesel, Galaxie a fait éclater une bombe rock dans le Métropolis. Le Guitar Hero local a littéralement donné une leçon de rock, passant du garage rock au blues accompagnés de solos infernaux. Probablement un de mes meilleurs shows de l'année, dire que le dernier show que j'ai vu au Metropolis étaient les Queens of the Stone Age... Prends garde à toi Josh Homme, Olivier Langevin n'est pas loin...

Photo : Alaclair Ensemble - Crédits : Toma Iczkovits