Pow Wows, Deuxluxes et Fleshtones: une soirée rock endiablée au Ritz P.D.B.

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Les Deuxluxes au Ritz P.D.B., 10 avril 2015

C'est le vendredi 10 avril qu'avait lieu la grande messe printanière du rock «garage» à Montréal, courtoisie de Bonsound Concerts. Retour sur une soirée riche en émotions.

La formation torontoise Pow Wows a ouvert le bal dès 21 h 30 avec des extraits de son nouvel album Broken Curses. Une première partie énergique, exécutée au quart de tour, mais malheureusement ternie par le manque de voix flagrant du leader.

Pour bon nombre de spectateurs, la deuxième partie a été l'occasion de découvrir les Deuxluxes (photo ci-haut), duo montréalais oscillant entre le rockabilly et le blues rock des années 1950 et 1960. La chimie évidente qui unit le guitariste Étienne Barry et la chanteuse-guitariste Anna Frances Meyer évoque bien entendu les White Stripes, mais les déhanchements spectaculaires de Meyer procurent aux Deuxluxes une dose de sensualité que la formation de Detroit n'aurait jamais pu égaler.

Ne manquez sous aucun prétexte les prochaines apparitions des Deuxluxes à St-Hyacinthe (le 24 avril), Val-David (le 25 avril) et Montréal (le 30 avril aux Katakombes, en compagnie de Bloodshot Bill).

Fidèles à leur habitude, Peter Zaremba et ses acolytes de la formation The Fleshtones ont terminé la soirée sur une note festive, enchaînant les chorégraphies et occupant tout l'espace à leur disposition (y compris le comptoir du bar, le parterre et le trottoir de la rue Jean-Talon !) En activité depuis 1976, les membres du quatuor new-yorkais restent manifestement jeunes de cœur et sont parvenus à réinventer leur répertoire avec une facilité déconcertante. Tournant à la manière de derviches, ils ont maintes fois convié le public à entrer dans le « vortex » de leur succès passés, sans jamais tomber dans la nostalgie, sauf peut-être au moment d'entonner leur chanson hommage aux Ramones.

De nombreux rockers de la scène locale étaient au rendez-vous, de Xavier Caféïne aux membres des Secrétaires volantes. Il ne manquait que la dynamique Annie-Claude Deschênes, de Duchess Says, dont les escapades hors-scène empruntent beaucoup à celles de Peter Zaremba.