Pole au Cercle de Québec le 17 avril

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L'artiste berlinois de musique électronique Pole a confirmé un spectacle «live set» au Cercle de Québec (228, St-Joseph est) le jeudi 17 avril. Billets au coût de 12$ à la porte.

www.lecerclesurst-joseph.com

Pour en savoir plus sur Pole

www.pole-music.com
www.myspace.com/poleartist
www.gostimirovic.com/artists/pole

Pole est le projet de l'allemand Stefan Betke depuis 1998. S'il affirme avoir bénéficié d'une formation musicale dés l'âge de 12 ans, le producteur avoue également ne s'être réellement intéressé à la musique qu'au début des années 90. Ingénieur de mastering au cours de cette même période, Stefan Betke travaille longtemps pour le studio berlinois Dubplates and Mastering. Un emploi qui lui vaudra de fréquenter les responsables de la fameuse structure Basic Channel. Ces rencontres toutes professionnelles, lui vaudront la réputation d'avoir participé au son du label allemand.

En 1999, Stefan Betke sort un premier album un titre minimaliste, CD 1, sur l'éphémère label Kiff SM, après avoir édité son premier single, "Tanzen", sous le pseudonyme de Pole. Sa recette, un mélange de dub et de musique électronique downtempo à base de craquement, de souffle et de cliquetis est parfaitement originale. Pour tout dire, cet album est unique et il est acclamé par la critique, même si son succès commercial (comme souvent dans le cadre des musiques électroniques expérimentales, ne suit pas), et beaucoup aujourd'hui le considère comme le pionnier du style click'n'cut qui sévira dans la sphère électro durant toute la moitié des 90's. Stefan Betke explique de nombreuses fois que le son de cet album doit tout à une erreur technique. Comme c'était le cas pour le dub originel. En effet, ces sonorités évoquant le crissement de l'électricité statique, portées par une basse profonde, proviennent tout simplement de l'utilisation par le musicien d'un filtre défectueux de marque D-Pole Waldorf, qui donnera son nom au projet de l'allemand. Avec CD 1, Stefan Betke se fait rapidement un nom dans le monde de la musique électronique expérimentale et au-delà. Il est invité en 2000 à se produire au fameux festival Sonar à Barcelone où il rencontre un succès inattendu auprès du public. Il sera régulièrement invité par les organisateurs au cours des trois années suivantes.

Parallèlement, Stefan rencontre de nombreux artistes qui ont, eux aussi, été subjugué par son style. Il s'agit d'un autre allemand, Burnt Friedmann et de l'américain Kit Clayton. Clayton cherche à créer quelque chose de très proche de Pole mais dans une version beaucoup plus électro. Betke décide alors de monter son propre label, ~Scape et signe Clayton. Il signe également Friedmann quelques mois plus tard. Suivront de nombreux artistes phares de la scène electronica comme Jan Jelinek, Bus (feat Daniel Meteo), Deadbeat ou encore une série de compilation renommée, les Staedtizism, 1, 2, 3 et 4. Du dub à l'electronica, ~Scape s'ouvre progressivement à d'autres genres comme le jazz (Andrew Pekler), le hip hop (Headset, Cappablack), la house minimale (Portable, Frivolous en 2007) et les musiques ethniques (Mapstation) ou le post-rock (System).

Malgré ses multiples activités de producteur et d'ingénieur du son, Betke trouve le temps de sortir deux nouveaux albums laconiquement nommés CD 2 et 3, sonnant respectivement à la fois comme leur prédécesseur, mais se nourrissant aussi des expériences et des rencontres du producteur. Pole collabore avec la chanteuse Monika Kraus en 2002 et avec le guitariste James Plotkin un an plus tard. Son quatrième album, Pole, est le fruit de diverses collaborations entre tous ces artistes, accompagnés de MC's et de musiciens.

En 2007, Stefan Betke sort un nouvel album d'inspiration architecturale. Avec sa musique Betke a toujours essayé de développer un langage musical logique. Le résultat fonde toujours la base de travail d'un prochain album. Sur ce nouvel opus, Stefan Betke souhaite intégrer la logique de construction d'une structure en 3D à sa musique. Cela donnera Steingarten ("Jardin de Pierre"), un disque qui, par son titre, son inspiration et son ambition, pousse encore plus loin le projet "Pole". Si l'album s'écoute comme un voyage intérieur, il se veut également l'écho des endroits où l'artiste à créé ses différentes plages. Profondément ramassé et intériorisé, c'est indéniablement une réussite, même si l'aspect novateur des premiers essais du producteur est moins présent qu'aux premières heures. Pole reste pourtant une des figures marquantes de ces dix dernières années dans le domaine de l'electronica. Beaucoup copié, peu égalé.

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