Pierre Louette élu à la présidence de l'Agence France-Presse

Pierre Louette a été élu mardi 13 décembre dans un fauteuil à la présidence de l'Agence France-Presse. Le conseil d'administration de l'agence a voté dès le premier tour pour l'unique candidat déclaré à 12 voix pour et 2 votes blancs. M. Louette succède ainsi à Bertrand Eveno qui avait annoncé sa démission il y a un mois.
Le nouveau président ne débarque pas en Terra incognita place de la Bourse à Paris, au siège de l'agence. Depuis deux ans, cet énarque âgé de 42 ans, ancien conseiller au cabinet d'Edouard Balladur, avait été appelé auprès de M. Eveno en tant que directeur général, pour s'occuper de la finance et de la gestion de l'AFP. Dans un courrier diffusé à l'ensemble des salariés après son élection, il affirme que l'agence "restera fidèle aux missions qui lui ont été assignées par le législateur de 1957 dans l'esprit qui a fait sa force et sa réputation."
Il donne également quelques pistes de son futur projet. "L'Agence doit aussi apprendre de nouveaux métiers qui sont autant de défis. Elle doit prendre une place dans le monde de l'image animée". Dans ce contexte, il qualifie l'arrivée de la chaîne française d'information internationale de "chance à saisir" et de "nouveau client".
M. Louette est sensible au sujet des nouvelles technologies. Après avoir été secrétaire général de la présidence et directeur de la communication de France Télévisions, il est devenu PDG d'une agence de communication sur Internet ConnectWorld au sein du groupe Havas Advertising. Puis il a été un des dirigeants du fonds d'investissement dans l'Internet créé par Bernard Arnault, Europatweb.
Pour redonner un nouvel élan à l'AFP, M. Louette devra relever deux défis de taille. Obtenir les moyens de développer son plan alors que la situation financière de l'entreprise reste tendue. Mais aussi renouer très vite le dialogue social et rétablir la confiance.
Dans un communiqué, publié mardi, la CGT prévient que le nouveau président ne "bénéficiera pas d'un état de grâce".
Source: Le Monde, 14 décembre 2005

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