Peinture extrême à la Galerie d'Este : ça se termine dimanche

Début de l'événement: 

15 août 2010 - 12:00
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La Galerie D’Este présente une exposition de groupe intitulée Peinture extrême qui regroupe seize galeries montréalaises. Vous y verrez rassemblées les œuvres de Paul Bourgault, Ángel Mateo Charris, Costa Dvorezky, Jean-Pierre Ruel et Drew Simpson. Explorant à travers la peinture le thème de la forme humaine, chacun d’eux nous propose sa vision de l’être en relation avec son milieu.

Paul Bourgault crée, par l'emploi de couleurs vives et par la représentation de modelés de chairs et de drapés, un véritable lieu sacré où l’abondance prédomine. Les corps fragmentés côtoient des emballages de produits alimentaires, des étiquettes, des monotypes, des impressions numériques, des matrices de sérigraphie et des coupures de journaux dans une composition dense au propos excessif.

Entre figuration et cliché photographique, les peintures d’Ángel Mateo Charris surprennent par la simplicité de la composition et l’équivoque de son contenu. Les personnages représentés se retrouvent au cœur d’une narration irrationnelle et insolite. S’inspirant de la culture populaire, il sacralise les icônes des générations actuelles par la peinture, médium intemporel.

Costa Dvorezky crée des personnages en lévitation, au cœur du mouvement sur un fond abstrait où transparence et texture se réunissent. Définissant ainsi les muscles du corps, il se rapporte aux différents styles des maîtres anciens. À travers cet amalgame de genres, il joue avec les proportions anatomiques, jusqu’à à la distorsion, afin d’accentuer le mouvement et la perspective.

Les œuvres de Jean-Pierre Ruel suscitent la réflexion par leur contenu déroutant. Sa démarche repose sur les interrelations entre ses personnages tandis que le spectateur tente de les démystifier, intrigué par la sensation de se trouver face à une situation trouble à un moment inopportun. L’artiste peint avec une inspiration tant viscérale que spirituelle, son coup de pinceau à la fois contrôlé et instinctif.

Drew Simpson peint, inspiré par la peinture classique hollandaise, des arrangements d’objets qui ressemblent à des cabinets de curiosité où sont révélés des détails d’intérieurs de maison. Il crée des scènes qui, au premier regard, semblent tout à fait ''représentationnelles''. Cependant, le spectateur remarque subitement des traces humaines, voire même animales, qui troublent et qui réfèrent à la guerre et à la mort. Le classicisme de ses œuvres cache une forte ironie sur la relation entre l’humain et son « intérieur ».

Information : www.galeriedeste.com

Adresse : 1329 avenue Greene, Montréal (QC)

(Source : Galerie d'Este)

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