Paule Baillargeon et Philippe Baylaucq nommés cinéastes en résidence au Programme français de l'ONF

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Deux documentaristes renommés font leur entrée à l’ONF à titre de cinéastes en résidence : Paule Baillargeon et Philippe Baylaucq. Cette annonce très attendue dans le milieu cinématographique a été faite ce matin à Montréal par Monique Simard, directrice générale du Programme français de l’Office national du film du Canada, en présence de Tom Perlmutter, commissaire du gouvernement à la cinématographie et président de l’ONF, et des deux cinéastes. Ces derniers entreront en fonction dans les prochaines semaines, pour une période de deux ans.

« Les 105 candidatures que nous avons reçues, de grande qualité, témoignent de la vitalité du cinéma documentaire d’ici et de l’attraction qu’exerce l’ONF auprès des créateurs. Paule Baillargeon et Philippe Baylaucq bénéficieront d’un cadre de création exceptionnel pour repousser les limites de leur art, rendant possible ce qu’ils n’auraient pu accomplir ailleurs qu’à l’ONF. Nos équipes de production profiteront aussi de la présence de ces mentors à l’expérience précieuse et diversifiée », a déclaré Monique Simard.

Pour sa part, Tom Perlmutter a souligné que le programme Cinéastes en résidence est un des exemples concrets qui font de l’ONF un véritable laboratoire de création. « Conforme à notre plan stratégique, ce projet nous permet de soutenir l’excellence de notre programmation, l’un de nos objectifs prioritaires. Cette excellence s’obtient par l’appui à l’innovation et au talent des créateurs. »

Le programme Cinéastes en résidence permet à deux cinéastes francophones expérimentés, actifs dans le milieu documentaire, de travailler pendant deux ans au Programme français de l’ONF à Montréal, de façon continue, pour réaliser des projets documentaires. Paule Baillargeon et Philippe Baylaucq se sont démarqués par la qualité de leurs propositions, ainsi que par la richesse et la variété de leurs expériences antérieures et leur capacité à enrichir la vie du Programme français de l’ONF, dont ils deviendront membres à part entière pour toute la durée de leur résidence.

Dès sa nomination à la tête du Programme français, en août 2008, Monique Simard a fait part de sa volonté d’allouer plus de ressources à la production et à l’innovation. La réinstauration du programme Cinéastes en résidence s’inscrit dans cette vision, ancrée dans le plan stratégique 2008-2013 de l’ONF. Le Programme français favorise le documentaire d’auteur et les projets explorant des approches novatrices en matière de contenu multiplateforme.

Paule Baillargeon

Actrice, scénariste et cinéaste, Paule Baillargeon s’est imposée devant et derrière la caméra. Elle a étudié à l’École nationale de théâtre du Canada et faisait partie de la classe contestataire qui a quitté l’institution en bloc, sans diplôme, en 1968. En 1969, elle participe à la fondation du Grand Cirque ordinaire, groupe théâtral de création collective, et y commence sa carrière. Au cinéma, elle a joué dans une trentaine de longs métrages, dont Vie d’ange de Pierre Harel, La femme de l’hôtel de Léa Pool, I’ve Heard the Mermaids Singing (Le chant des sirènes) de Patricia Rozema et Jésus de Montréal de Denys Arcand, en plus de s’illustrer dans divers téléfilms et téléthéâtres, dont Les voisins de Claude Meunier et Louis Saïa. Elle a écrit et réalisé son premier film, Anastasie oh ma chérie, en 1975. Son premier long métrage, La cuisine rouge (1979), écrit et coréalisé avec Frédérique Collin, marque l’histoire du cinéma des femmes au Québec. Réalisatrice plusieurs fois primée pour Sonia (1985), sur la maladie d’Alzheimer, et Le sexe des étoiles (1993), adapté du roman de Monique Proulx, elle a également travaillé comme scénariste, entre autres pour le court métrage de Denys Arcand dans le film à sketchs Montréal vu par... (1991). Ces dernières années, elle s’est consacrée avec succès au documentaire : Claude Jutra, portrait sur film (2002) a remporté un Gémeau et trois Gemini et Le petit Jean-Pierre, le grand Perreault (2004) a été primé au Canada et aux États-Unis.

Philippe Baylaucq

Réalisateur indépendant dans les domaines du cinéma, de la télévision et de la vidéo, Philippe Baylaucq a signé plusieurs documentaires, fictions et films expérimentaux après avoir étudié la sculpture et le cinéma au Hornsey College et au Saint Martins School of Arts, à Londres. Ses œuvres ont remporté de nombreux prix au Canada comme à l’étranger. En témoignent Lodela (1996), qui a reçu 11 distinctions internationales, et Mystère B. (1998), primé au FIFA. Ses documentaires Les couleurs du sang (2000) et Sables émouvants (2003) ont été sélectionnés dans plusieurs festivals et le conte musical Hugo et le dragon (2001) a fait le tour du monde. En 2007, à titre de réalisateur-coordonnateur, il a fait partie du collectif de cinéastes ayant signé le long métrage Un cri au bonheur. En 2008, il a réalisé un documentaire scientifique, La dynamique du cerveau, en plus de lancer aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal Le magicien de Kaboul, un long métrage documentaire tourné à New York, Tokyo et Kaboul. Il travaille présentement au montage du documentaire Il était deux fois un jardin, sur les Jardins de Métis et ses créateurs visionnaires. Très engagé dans le milieu du cinéma, il a reçu le prix Lumières 2001 pour sa contribution à l’avancement du statut du réalisateur au Québec durant sa présidence à l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ), de 1996 à 2000, et il préside depuis 2005 les Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

L’ONF en bref

Le monde change, nos histoires continuent – c’est la promesse que fait l’Office national du film du Canada aux Canadiens et aux Canadiennes alors qu’il inaugure en 2009, pour ses 70 ans, un nouvel Espace de visionnage en ligne, où il est possible de voir des productions novatrices et audacieuses. À titre de producteur et de distributeur public canadien d’œuvres audiovisuelles, l’ONF produit et distribue des documentaires à caractère social, des animations d’auteur, de la fiction alternative et du contenu numérique qui présentent au monde un point de vue authentiquement canadien. En collaboration avec ses partenaires et coproducteurs internationaux, l’ONF enrichit le vocabulaire du cinéma du 21e siècle et repousse les limites de la forme et du contenu avec des projets de cinéma communautaire, des productions multiplateformes, du cinéma interactif, de l’animation stéréoscopique, et plus encore. Depuis sa fondation en 1939, l’ONF a créé plus de 13 000 productions et remporté au-delà de 5000 récompenses, dont 12 Oscars et plus de 90 prix Génie. Pour voir plus de 1000 productions en ligne ou pour obtenir de plus amples renseignements, aller à www.ONF.ca

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