Paco de Lucía, génie du flamenco

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Quoi de mieux qu’un des maîtres incontestés de la guitare pour ouvrir la 32e édition du Festival International de Jazz de Montréal? C’est donc le très grand Paco de Lucía qui a imposé ses rythmes et mélodies suaves, samedi soir dernier, devant le public de la salle Wilfrid-Pelletier, évidemment pleine à craquer. Pour l’occasion, le virtuose s’est entouré d’un danseur (Antonio Fernandez Montoya), de deux chanteurs (Rafael Cortes et David de Jacoba), de son neveu guitariste (Antonio Sanchez Palomo), d’un harmoniciste et claviériste (Antonio Serrano), d’un bassiste électrique (Alain Perez) et d’un percussionniste (Israel Suarez Escobar).

Le flamenco est d’un exotisme incroyablement puissant. C’est cette vitalité qui résonnait hier soir grâce aux excellents musiciens positionnés en demi-lune sur la scène de la Place des Arts. Au centre de cette mise en scène, Antonio Fernandez Montoya dansait sous le rythme et l’impulsion du flamenco. Claquements de pieds, hallucinants par leur rapidité, et mouvements fougueux du haut du corps donnaient à cette prestation une classe enviable. De leur côté, les musiciens enchaînaient les solos avec une aisance digne des maîtres de leur art. En fin de soirée, un échange entre la guitare de Paco de Lucía et celle de son neveu s’est avéré à être l’un des plus beaux moments du spectacle.

La prestation, meilleure en deuxième partie, s’est conclue avec une rumba pour le rappel. La fête était alors à son apogée sous ces grattements de cordes, ces chants espagnols et cette foule qui en voulait encore plus.

Paco de Lucía a également reçu le troisième Prix hommage du salon de Guitare de Montréal au terme du spectacle qui, oui, fut excellent.

Sur ce, bon festival à tous!

Maude McConnell-Legault

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