Osheaga, Meg Montreal, Mini M : le (long) weekend infernal

Les amateurs de musique indie rock et electro auront été choyés lors de cette dernière fin de semaine. Ce n'était effectivement pas le choix qui manquait et certains auront eu de choix difficiles à faire.

Jeudi : Mini M & Club Meg 1
Tout commença au Petit Campus avec la traditionnelle vitrine de la relève montréalaise du 1er jeudi du mois (cette édition faisait exceptionnellement partie de la programmation d'Osheaga en ville). C'est avec la folk vraiment étonnante de SEAN NICHOLAS SAVAGE que débuta la soirée dans une salle déjà bien remplie et bruyante, un public apparemment surtout présent pour venir voir leur chouchous de PARLOVR. Le trio n'a certainement pas offert son meilleur show de l'année mais reste une valeur sûre de la relève indie rock canadienne.
Ce fut avec ISIS, la moitié féminine de THUNDERHEIST, que la soirée se termina dans un Café Campus un peu dégarni mais l'enthousiasme et le grand talent de la chanteuse ont eut tôt fait de palier à se manque. Malgré parfois un manque de synchronisation avec sa DJ, ISIS a prouvé que sa carrière solo avait un avenir certain.
Direction Club Soda pour le 1er Club Meg juste à temps pour découvrir THE POPOPOPS, une sympathique troupe pop dans la veine de Twoo Door Cinema Club. Le public déserta malheureusement peu à peu la salle lors de la prestation pour un peu ordinaire de THE PENELOPES laissant à ARNAUD REBOTINI de BLACKSTROBE un plus petit public mais vraiment rattaché à sa cause et à ses beats Dark House bien inspirés.

Vendredi : Club Meg 2
C'était la soirée la plus attendue du MEG Montréal, ça a joué à guichets fermés et pour de bonnes raisons. Ayant malheureusement raté HOLY GHOST, c'est avec le DJ Star local DJ BRACE qu'on se mit en jambe pour les 4 turntablists de BIRDY NAM NAM, qui ont offert pour leur première canadienne, une prestation digne de leur réputation. Un Must !

Le MEG, qui s'est quelque peu dissocié d'Osheaga, a prouvé durant ce weekend que leur concept (re)tient la route, nous voulons encore ce genre de programmation à la croisée du rock et de l'electro avec des artistes qu'on a pas l'habitude de voir dans nos contrées.

Samedi : Osheaga & Club Meg 3
Le samedi au Parc Jean Drapeau, quoiqu'un peu moins garni en artistes majeurs, a été la journée la plus confortable avec un peu moins de monde que le dimanche et surtout avec un soleil un peu plus voilé.
Des condition idéales pour découvrir des formations telles que SKIP THE USE, JAPANDROIDS ou EDWARD SHARPE & THE MAGNETIC ZEROS, redécouvrir les géniaux STARS et JAMIE LIDELL ainsi que de constater la grande forme de JIMMY CLIFF.
La journée était bien sûr celle du retour de PAVEMENT qui aura rappelé à plus d'un l'indie rock de leur adolescence. La performance de THE NATIONAL a quant à elle été légèrement effacée par le grand nombre de personnes qui attendait THE ARCADE FIRE. Ces derniers ont enflammé tout le site accompagnés par les feux d'artifices suédois de l'ile d'à coté.
Fin de soirée finie sur les genoux, complétement achevés par la prestation folle de BEAT TORRENT au Club Meg 3.

Dimanche : Osheaga
Le soleil de plomb de dimanche, beaucoup de monde traquais la moindre trace d'ombre, plus difficile à trouver sur les 2 grandes scènes en début d'après-midi pour écouter le bon rock de GASLIGHT ANTHEM et la prestation hallucinante de BLACK KEYS. Visite des deux autres scènes, histoire de profiter d'un peu d'ombre accompagné de la folk de BLITZEN TRAPPER et l'electro-rock des montréalais WE ARE WOLVES.
Avec l'annulation de DEADMAU5, c'est tout le line-up de la fin de l'après midi qui fut chamboulé et qui obligea un certain public à se déchirer entre JON SPENCER BLUES EXPLOSION et SONIC YOUTH.
Pour ma part, ce sera avec WEEZER et non DEVO que je finissais le weekend, leur performance toute en puissance et en humour avec un chanteur survolté ne manqua pas de provoquer la surprise.
Mes jambes, en accord avec le reste de mon corps décidèrent à ce moment de ne pas embarquer sur le MEG Boat et de rentrer sagement chez moi.

Le record d'affluence de 54.000 personnes (14.000 de plus que l'an dernier) prouve en tout cas que dame nature peu influencer quelque peu ce chiffre.
En général, une édition bien organisée et la meilleure sélection artistique à date. L'ajout de greffer Picnik életronik était une bonne idée quoiqu'un peu petite en cas de présence de gros noms tels que MAJOR LAZER.
Le reste des problèmes est plus lié à la situation du site, à l'étroitesse de certains passages mais aussi à un manque criant d'emplacements de toilettes.
Rendez-vous l'année prochaine pour confirmer qu'Osheaga continue à faire sa place parmi les grands en Amérique du nord.

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