Osheaga jour 3- première partie : Aloe Blacc, Passion Pit et Santigold

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Réchauffements avec Aloe Blacc

Ce dandy du funk soul avait le dur mandat de réchauffer la foule au merci d’une dame nature quelque peu bipolaire. De lourds nuages gris libérant des averses passagères planaient au-dessus des têtes des festivaliers. Malgré cela, le Californien accompagné en puissance par les cuivres a su chauffer la foule grâce à ses chansons enjouées telles que I Want To Be With You ou Tonight Downtown. L’énergie a atteint son apogée lorsqu’il lança sa bombe musicale «I need a dollar» à laquelle la foule s’est jointe en voix avec plaisir. Pari réussi pour Aloe qui a tout donné pour nous ramener le soleil.

L’ensoleillement pour Passion Pit

On ne s’ennuie jamais très longtemps à Osheaga. À peine la performance d’Aloe Blacc terminée, que Passion Pit ouvrait avec les rythmes de Take a Walk, single de leur nouvel album Gossamer qui vient tout juste de paraitre en juillet dernier. Le chanteur Michael Angelakos s’époumonait sur chacune de leur pièce, appuyé par des claviers et percussions bien sentis. Un effort qui a porté fruit, car vers la moitié de leur performance, le site fût touché par une éclaircie de soleil comme par magie. Passion Pit n’a pas privé les fans des succès de leur premier album, Manners, et a balancé un Sleepyhead bien senti, ce qui n’a nul doute ravi la foule.

Démonstration royale par Santigold

On la compare souvent, parfois à outrance, à l’artiste anglaise d’origine tamoule, M.I .A. Qu’à cela ne tienne, Santigold a profité de son passage à Osheaga sur la scène de la montagne pour nous prouver sa différence et imposer sa suprématie sur une foule dense. Telle une reine, elle était accompagnée de musiciens aux costumes rappelant les gardes royaux au temps des pharaons et de deux acolytes danseuses qui quant à elles portaient des shorts à franges vertes fluo et un haut blanc et vert tout aussi extravagant. Je suis toute sauf convaincue des choix des costumes de ses comparses qui ne faisaient qu’attirer l’attention ailleurs que sur la principale protagoniste. Néanmoins, la brooklynoise Shanti White a donné un 45 minutes intense et solide enchainant des pièces maitresses telles que Creator, Fame, Disparate Youth et Big Mouth, majoritairement tirées de son récent album Master of My Make-Believe. De quoi faire danser les spectateurs de façon tribale revisitée à l’électro.

Catherine Matusiak
Twitter @CatMatu

Crédit photo: Evenko
Collage: Catherine Matusiak