Osheaga, deuxième jour : et ça continue!

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01 août 2010 - 00:00
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C'est dans un parc Jean Drapeau bondé que le deuxième volet du festival Osheaga s'est tenu hier dans des condition météorologiques tout aussi idéales que samedi. Les organisateurs se disent très satisfaits : cette année la barre record des 50.000 festivaliers a été atteinte, on ne doit donc pas s'inquiéter de l'avenir du festival comme par le passé...

Parmi les faits marquants de la journée, le retour des BLACK KEYS. Sous un soleil de plomb, le duo (accompagné d'une basse et d'un clavier) a nous a livré une prestation puissante et bien rodée, tout aussi saluée par le public que lors de leur dernière apparition il y a deux ans.

C'est en se rendant vers la scène du Piknic pour MAJOR LAZER qu'on a pu constater l'ampleur de la participation de cette année : ça piétinait ferme à la sortie des deux grandes scènes pour traverser le pont... Car une foule de danseurs avaient déjà pris d'assaut la trop petite et mal située scène électronique. Ils feront mieux l'an prochain a-t-on déjà entendu... Quoi qu'il en soit, DIPLO (sans SWITCH) et son MC ont mis le feu aux poudres durant 1h30. Au programme : des grosses basses et des sirènes pour ponctuer un set navigant entre le reggae, le dubstep et la house. La joie des festivaliers s'est manifestée sans retenue, les corps se contorsionnaient et les t-shirt tournoyaient en l'air.

Sur la scène verte commençait déjà le trio montréalais WE ARE WOLVES, affublés de leurs cranes-gardiens noir/argent. Les loups qui s'étaient produits en 2006 (et aussi en 2007 avec Jordan Dare en tant que CLAAS) ont donné un spectacle à leur image : bruyant et remuant. Mais on aime toujours autant danser et crier avec/pour eux... même pour souhaiter bonne fête à une de leurs amies.

De retour sur la scène de la montagne, la tension montait, justement SNOOP DOGG allait nous faire décoller et le monde affluait en masse! Une entrée retentissante du « dogfather » sur scène et c'était parti pour un enchainement de succès, à lui ou à ses camarades (50 Cents, House of Pain). Snoop assure, il sait garder l'attention du public sur lui et en plus veille à notre bien-être! Dans la foule, des petits nuages (de vapeur?) se formaient, certains regards étaient remplis d'étoiles et des milliers de bras étaient levés. Les Osheaguiens ont su honorer la belle performance de ce rappeur à l'allure tranquille qui n'a rien perdu de sa verve!

C'est pour aller écouter BLUES EXPLOSION que j'ai a quitté Snoopy prématurément. Le groupe a donné un concert qui m'a paru lent au démarrage, peut-être à cause de la sélection des titres joués. Mais une fois les premiers accords de « Dang » balancés, c'était parti : le duo de guitares et la batterie se déchainaient en soutenant le rythme effréné de l'harmonica. Jon Spencer a donné tout ce qu'il a pu, mais la prestation fut assez décevante tout de même, c'était justement le moment de retourner à la scène de la rivière...

SONIC YOUTH, joints par Marc Ibold (ancien bassiste de Pavement), n'ont pas fait de grands éclats. Mais il n'en demeure pas moins que la formation continue à donner de bonnes performances à travers les années. On s'attendait peut-être à ce que ça soit plus sauvage ou bien on aurait voulu entendre nos titres préférés... pas évident lorsqu'on jette un œil sur la discographie foisonnante du groupe (depuis 1982, une vingtaine d'albums studio). Certains ont adoré, d'autres auront juste apprécié...

Alors que les premiers festivaliers commençaient à regagner le métro, DEVO s'est produit sur la scène verte. Leur performance d'hier soir a-t-elle été à la hauteur de ce retour tant médiatisé? Difficile à dire. Les compères dont les masques gris couvraient des cheveux de couleur identique ont commencé par quelques uns de leurs nouveaux titres, inconnus donc pas trop accrochant. Un peu comme tout le monde, j'ai attendu patiemment que la batterie fasse place aux bons vieux synthés et que les mythiques chapeaux bleus apparaissent pour entendre « Whip It », sympathique. Alors que les gars enfilaient leurs combinaisons jaunes, on a même reçu un cours d'astronomie! Revenus du fin fond de la galaxie, Devo reste incontournable c'est clair, mais comme dirait une amie, malheureusement on ne peut s'empêcher de trouver cela un peu ringard à la longue...

C'est juste pour vérifier si le chanteur de WEEZER portait toujours la même paire de lunettes nerdesque que j'ai rejoint la scène de la rivière. Et oui, et la chemise étriquée était là aussi! Pour clôturer le festival comme il se doit, le groupe qui semblait bien en forme a joué ses succès au grand plaisir de leurs fans. Regrettant cet élan téméraire qui m'avait fait prendre mon deux roues pour me rendre jusqu'au site plus tôt dans la journée et appréhendant donc le retour, je me suis éclipsée assez rapidement, ne pouvant donc assister au lancer de ballons ou au sprint dans la foule d'un Rivers Cuomo électrisé...

Avec sa programmation et le taux de fréquentation, le bilan est donc assez positif pour cette cinquième édition d'un festival qui a su se positionner comme un un incontournable de l'été montréalais. Hé les copains, on se retrouve l'an prochain, à droite de la régie!

Photographie d'ambiance par Dario Ayala, 2010

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