Oscar et la dame rose, maintenant à l'affiche

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En 2007, il présentait son premier long-métrage, Odette Toulemonde. Cette histoire tirée d’un de ses propres romans n’avait guère charmé le public cinéphile lors de sa vie au grand écran. Cette fois, le très apprécié Éric-Emmanuel Schmitt s’est de nouveau inspiré d’une de ses œuvres littéraires pour tenter une deuxième réalisation à la caméra. Oscar et la dame rose se lit très bien. L’auteur y imprime une plume puissante et séduisante. C’est pourquoi il aurait dû laisser, une fois de plus, son livre tranquille au lieu d’en faire une adaptation cinématographique totalement dépourvue d’intérêt.

Cause d’une grave maladie, le petit Oscar (Amir) vit à l’hôpital. Jusqu’ici, personne n’a réellement osé lui parler de sa condition, ni même ses propres parents. C’est alors que Madame Rose, une vendeuse de pizzas, se voit confier du temps avec Oscar. Concours de circonstance.

Cette femme aux apparences insensibles et égocentriques propose donc un jeu au garçon de dix ans. Chaque jour qu’il vivra représentera dix années. Madame Rose donne ainsi à Oscar la possibilité de jouir d’une vie complète en très peu de temps. Rapidement, une complicité se développera entre les deux êtres qui, de toute évidence, avaient besoin l’un de l’autre.

Le traitement qu’Éric-Emmanuel Schmitt accorde à son histoire, pourtant si belle, affiche un goût extrêmement douteux. C’est rose bonbon. C’est quétaine. C’est long. C’est ennuyant. Personnellement, je ne crois pas qu’un tel produit aurait vu le jour si son réalisateur n’avait pas eu un nom qui lui procurerait automatiquement un public. Seule la prestation de Michèle Laroque en Madame Rose me permet de noter un aspect positif à cette œuvre. Sinon, le tout est mauvais. Rien de plus à ajouter.

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Maude McConnell-Legault

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