NU d’Harold Rhéaume, à l’Agora de la danse du 18 au 20 mars

Catégories:

La dernière présence d’Harold Rhéaume à l’Agora de la danse remonte à la fin de l’année 2003. Il nous avait alors offert C.O.R.R. (Nocturne) qui le consacrait comme grand chorégraphe. Sept ans plus tard, il nous présente Nu, à la tête de la plus importante compagnie de danse de la ville de Québec.

Alexandra Liva disait de Nu, dans le journal Le Soleil : « Tous les éléments scénographiques mettent en évidence la psychologie et les relations des protagonistes et créent des ambiances fortes. Avec un tel titre [Nu], les costumes en disent un peu plus; ils font partie de la chorégraphie, créant un jeu de voilement-dévoilement de l’intimité de chacun. Parfois, la mise à nu (au figuré!) fragilise; parfois elle met de l’avant une authenticité qui devient une force ».

Occupant sans doute l’imaginaire du chorégraphe depuis un certain temps, cette création éclairante traite de la complexe géométrie des relations humaines. Une approche précise et subtile, tendre sans être mièvre, se traduit par des solos qui s’enchaînent aux numéros d’ensemble avec une magnifique aisance, créant une mouvance tout empreinte d’émotion qui va droit au coeur. Il y a dans Nu une charge affective à laquelle on ne peut rester indifférents. Il y a surtout, en filigrane, une lueur d’espoir. Harold Rhéaume ne nie pas la réalité. Il croit simplement en la force de l’art et en celle de l’âme. Nu est une oeuvre belle, accessible et émouvante : on est touchés, on vit un plaisir esthétique apaisant. Le chorégraphe nous convie à une rencontre inoubliable, à un moment d’intimité riche, d’une délicate sensualité. À ce titre, ce commentaire capté après la première de l’oeuvre en dit long : « J’avais les yeux dans l’eau [… ce] fut une occasion de rencontre avec ma chair et mon âme. À la sortie du spectacle, nous n’avons d’autre choix que celui de croire en la beauté et la bonté du genre humain ». Impressions largement confirmées par Martine Côté, du Devoir : « Rarement entendu autant de reniflements […] de réelles manifestations d’émotion devant des scènes poignantes. Rhéaume met des mouvements clairs sur les déchirements, les séparations et le sentiment amoureux ».

Un spectacle prenant, qu’on se remémore dans les moments doux comme dans les passages difficiles de l’existence. Pour en parler avec l’auteur et ses interprètes : Parole de chorégraphe, jeudi 18 mars, après la représentation.

À noter :Du 25 février au 20 mars, le Laboratoire, salle d’exposition de l’Agora de la danse, offre gratuitement Naturalia, un aperçu de l’oeuvre de Monique Mongeau. Les portes du Laboratoire sont ouvertes de 19 h 30 à 22 h, les soirs de représentation au Studio.

Renseignements et réservations
Le prix des billets est de 20 $ (15 $ pour les aînés, 14 $ pour les étudiants, les professionnels de la danse et tout spectateur de moins de 30 ans). Renseignements et réservations : billetterie du Studio de l’Agora de la danse (840, rue Cherrier, métro Sherbrooke) 514 525.7575, réseau Admission 514 790.1245.

www.agoradanse.com

p h o t o \ D a v i d C a n n o n

Partager

Facebook icon
Twitter icon
Instagram icon