Nouvel album pour Bérurier Noir: Invisible

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À l’automne 2003, dans l’enthousiasme de la création de son DVD Même pas mort, Bérurier Noir décide de prolonger ses retrouvailles par quelques concerts événements, quatorze ans après leur dernière apparition en novembre 1989 lors de trois concerts d’adieu à L’Olympia de Paris.

Cette « déformation bérurière », qualifiée comme telle par le groupe, débute par une prestation mémorable célébrant les 25 ans des Transmusicales de Rennes (4 décembre 2003). Elle se poursuit par une gigantesque Fiesta Bérurière à Québec (11 juillet 2004), les festivals de Dour (18 juillet 2004) et d’Astropolis à Brest (6 août 2005), sans oublier quelques apparitions surprises. Le groupe se prend au jeu, compose dans la foulée des répétitions une vingtaine de chansons inédites. C’est armé de douze de ces pièces que le nouvel album Invisible de Bérurier Noir paraîtra le 12 décembre 2006 au Québec.

Enregistré « à l’arrache » dans un studio campé dans les anciens frigos de Paris, Q.G. historique de Bérurier Noir, Invisible s’inscrit dans la lignée de la discographie du groupe. Guitares saturées et acérées de Loran, chants scandés de François, saxophone débridé de Masto, boîte à rythmes et ambiances sonores signées Junior Cony font un retour en force. Les parcours musicaux respectifs de ses protagonistes (Ze6 et Tromatism pour Loran ; Molodoï et Anges Déchus pour François ; Lucrate Milk pour Masto) lui offrent une autre dimension et une maturité artistique indéniable.

Sensible aux cris de la rue, Bérurier Noir réaffirme son goût prononcé pour l’insurrection et sa fidélité au Mouv’ment D’La Jeunesse (Coup d’État de la jeunesse, On en a marre). Dans des rêves entachés de réalité, le groupe s’alarme pour les générations futures du néo-libéralisme impérialiste de l’Empire américain (Dans un rêve flamboyant, L’Enfant bleu, Empire State Bulldog). Victime impuissante de cette folie humaine, Mère Nature demeure également au cœur des préoccupations (Le Cerf, le druide et le loup, La Pluie). En parallèle des classiques extraits de leurs carnets de route (La Fille du Delta, La Piste inconnue), les Bérus se montrent plus surprenants et sans tabous dans une interprétation partagée entre Anglais et Français (Love in Laos) dans laquelle officie Barbara, chanteuse charismatique de Barbirooza. Amoureux inconditionnel de la liberté, Bérurier Noir entretient avec Invisible l’espoir de lendemains qui chantent (Liberté, Quelque part).

La rage intacte, le renard retrouve ses terrains de chasse dans une société où la fracture sociale s’amplifie et se globalise à l’échelle planétaire. Bérurier Noir déformé, reformé, réformé, transformé, amputé… qu’en est-il aujourd’hui ? C’est l’apanage des fantômes de disparaître quand on les attend pour mieux réapparaître quand on n’y croît plus.

Pour plus d’informations sur Bérurier Noir : www.beruriernoir.fr.

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