Nouveautés chez Lévesque éditeur

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"honore.com" et "Carapace"

Lévesque éditeur, en plus de célébrer les 30 ans de la Revue X Y X de la nouvelle, propose aux lecteurs deux nouveaux titres intéressants.

honore.com, d'André Carrier

André Carrier tente de lever le rideau qui nous cache à nous-même et sonde les liens qui unissent les proches entre eux dans «honoré.com». C'est un deuxième roman pour l'auteur, écrit sous forme de polar.

Xavier-Nicolas est écrivain d'éloges funèbres. Habitant à Paris, il ne s'est pas toujours fait discret. Il a autrefois affronté les caïds de l'industrie pharmaceutique lors d'un procès en tant que procureur, et les policiers ont jugé plus prudent de le faire passer pour mort. C'est pourquoi l'homme se fait discret. Il se nomme maintenant Honoré, et il est isolé.

Coupé de ses anciens repères, il rencontre Anna, de trente ans son ainée. Il vit ainsi une histoire d'amour faite de respect et de complicité. Mais pendant ce temps, les policiers cherchent toujours à identifier les auteurs de la tentative d'assassinat qui a poussé Xavier-Nicolas à se terrer. Y aurait-il d'autres raisons qui auraient poussé cet homme de loi à se cacher?

André Carrier dépeint les aléas de l'amour, du suspense et de la recherche de soi dans un style qui vagabonde entre la littérature et la trop grande sensibilité. «honore.com » est un bon suspense à l'eau de rose.

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Carapace, de Marie Auger

Marie Auger est en fait le pseudonyme de Mario Girard, qui publie son septième roman après douze ans d'absence. Il renoue avec les thèmes qui lui sont chers, comme la solitude, l'enfermement, la maladie et la difficulté de dire et de vivre, dans «Carapace».

Une musicienne de rue, Alice, chante du Nirvana et certaines de ses compositions avec sa vieille guitare trouvée dans une poubelle à Westmount. Avec son chat Maurice qui l'accompagne dans la boite de carton qu'elle transporte partout sur une vieille poussette, elle traine en ville. Alice se replie sur elle-même, sous ses immenses verres fumés qui lui cachent le visage.

Ce livre ne ressemble pas au roman traditionnel. Il suit le rythme des chansons qu'Alice chante, et des voix qu'elle entend; non, elle n'est pas schizophrène, croit-elle!

«Carapace» est touchant et se lit une petite page à la fois.

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