Les Nocturnes du MAC : cauchemar bureaucratique

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J'aurais bien aimé vous entretenir de la performance du groupe électronique aux accents africains The National Parcs hier soir au Musée d'art contemporain de Montréal (MAC), mais j'ai « pété une coche » et je suis parti. L'idée des Nocturnes est en soi excellente, et la sélection des artistes alléchante. Mais franchement, il est ridicule de faire glander les gens plus de 45 minutes dans une formule qui se dit « 6 à 9 ». C'est qu'on a d'autres choses à faire! En 45 minutes, par exemple, j'ai pu faire mon épicerie hebdomadaire, puis prendre l'hebdo culturel du coin et me dégoter un bon petit film, dans cette ville grouillante d'activités.

La dernière fois, en septembre, la file d'attente monstrueuse devant les portes du MAC m'a fait manquer la première partie du set de We Are Wolves. Je me disais: « c'est normal la première fois, tout le monde doit acheter sa carte BRANCHÉ à 10$ et entrer ses coordonnées dans l'ordinateur. » Je croyais naïvement que, dans les Nocturnes suivants, l'achat de cette carte serait un fast track vers le début d'une fin de semaine bien méritée. Oh que non! Hier soir, il fallait faire la file quand même pour que la « vérification » de notre carte sur ordinateur nous donne droit à un ti-billet d'entrée. Ensuite, il fallait se taper la file des vestiaires et la file du bar...

Victimes de leur succès les Nocturnes, ou cauchemar bureaucratique? Les deux à la fois, probablement. Chose certaine, les 5 à 7 du Musée des Beaux-Arts tenus cet été étaient un peu moins intéressants (pas de live band), mais y entrer et se faire servir une consommation ne prenaient pas plus de cinq minutes au total. Ceci étant dit, je ne voulais pas faire mon « blasé »... Les Nocturnes du MAC ne coûtent presque rien, après tout. Mais le fait est qu'après une longue semaine de stress, faire poireauter les gens aussi longtemps pour quelque chose qui ne dure au maximum que trois heures, c'est pas gentil!

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