Vincent Vallières au Métropolis: toute une rentrée montréalaise!

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Vincent Vallières et ses trois vieux chums étaient furieusement en forme jeudi soir pour célébrer leur grande rentrée montréalaise. Les murs du Métropolis, plein à craquer, ont vibrés sous des riffs de guitares beaucoup plus rock qu’à l’habitude, le temps de «Fabriquer l’aube», le sourire aux lèvres et le cœur à la bonne place. Chapeau Vallières pour cette soirée de gros fun noir, de petites douceurs et de grands bonheurs!

Rock et doux

Vincent Vallières est, depuis fort longtemps, l’un de mes artistes chouchous québécois et n’est certainement pas hier soir qu’il aurait pu perdre sa place dans mon petit cœur de groupie. Accompagné de ses trois fidèles comparses-musiciens, sur une scène sans fla fla et juste assez grande pour accueillir toute leur énergie, il a livré un spectacle sans faille, sincèrement dynamique et réglé au quart de tour. L’excitation de se retrouver sur les planches du mythique Métropolis, le plaisir évident de livrer aux fans, sur scène, le fruit de ce nouvel album ajouté à la simple joie de partager ce moment avec ses complices des dernières décennies; tout était en place pour créer une soirée parfaite. Et une soirée parfaite ce fut!

«Ça faisait longtemps qu’on attendait ce moment-là!, a lancé Vallières en guise d’introduction. On est dans une forme olympique!»

C’est donc dans une forme olympique qu’il a donné le ton à la soirée - électrique! – avec les nouvelles «Avec toi», «En regardant finir le monde» et «Mélie» suivie des classiques «Café Lézard» (quasi totalement remanié) et «Le temps passe» aux effluves beaucoup plus rock que dans nos souvenirs. Vallières avait visiblement envie de se la jouer rock et c’était parfait ainsi.

Entre les chansons qui ont défilées trop rapidement à mon goût (j’en aurais voulu encore moi bon!), le chanteur a pris le temps de discuter avec sa foule. Avec humour, il est revenu sur leurs débuts «en secondaire trois, quand nous avons décidé de former notre premier band et que nous avions trois règles fondamentales : ne jamais écrire de chanson d’amour, ne jamais écrire de chanson d’espoir et ne jamais écrire de chanson trop de bonne humeur. Nous chantions sur trois thèmes : la mort, la pollution et le mal-être, le tout en anglais pour avoir une carrière "international"», a-t-il expliqué en riant, juste avant de livrer l’une de ses nouvelles chansons d’amour, écrite pour sa plus grande fille, Lili.

«Des fois, c’est le chemin, la trail qu’on n’avait pas pensé prendre et qu’on n’avait pas prévu qui nous définit le plus», a-t-il ajouté avant d’entamer les superbes «Le repère tranquille» et «La chanson de la dernière chance.» Vallières mi-rock, mi-doux, mais toujours touchant, sensible.

Du rock en français

«C’est grâce à la bourse Leonard Cohen que nous pouvons présenter des spectacles de rock en français à des élèves du secondaire», a expliqué Vallières pendant le spectacle. Afin de rendre hommage à ce grand auteur-compositeur-interprète, les quatre musiciens ont entrepris «Everybody Knows» traduite pour l’occasion en français. Un joli cadeau pour les fans de Cohen et de Vincent Vallières.

En frais de surprises, le grand ami de Vincent, Olivier Langevin, s’est aussi pointé sur scène pour partager «L’amour c’est pas pour les peureux». «Un petit cadeau de Saint-Valentin pour vous mesdames», a lancé Vallières.

La populaire «Stone» a été chaleureusement accueillie de même que les plus sérieuses «Asbestos» («l’histoire de mes grands-parents», a expliqué le chanteur devenu sérieux) et la douce «Fermont» que la beauté a su garder à mille lieues de la controverse…

«Le monde tourne fort», «Février» - qui a fait lever le party! - «En attendant le soleil» et l’éternelle «On va s’aimer encore» ont concluent cette soirée où la perfection s’est glissée entre de plus vieilles et de toutes nouvelles chansons, entre rock et douceur, entre Vallières et nous.

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