Bharati Il était une fois l’Inde… rythme, paillettes et flamboyance bollywoodienne

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Hier soir, j’ai voyagé en Inde. Car l’Inde au grand complet s’était déplacée à la Place des Arts (j’exagère à peine). Il faut dire que le spectacle «Bharati Il était une fois l’Inde» est tout ce que l’on s’imagine de la flamboyance bollywoodienne: chants traditionnels indiens magnifiquement interprétés, danses endiablées, costumes étincelants, musiciens enchanteurs, orgie de couleurs et chorégraphies donnant envie de s’inscrire à un cours de baladi sur-le-champ!

«Bharati Il était une fois l’Inde», c’est une intrigue mince comme un fil, mais à laquelle on pardonne tout parce qu’au fond, tout ce que l’on désire admirer, ce sont les costumes et les danseurs indiens dont on a si souvent entendu parler. (Les acteurs eux-mêmes semblent y trouver un simple prétexte pour danser comme des fous sur scène dans de somptueux costumes.) Un jeune ingénieur indien venu d’Amérique (Siddharata) tombe amoureux d’une belle Indienne (Bharati) promise à un autre. Classique, et puis ensuite?

Ensuite, il y a ces deux magnifiques chanteuses et ce chanteur de grand talent qui interprètent toutes les pièces du spectacle en direct sur scène, ces sept musiciens indiens maniant tamtams, sitar, flûtes et autres instruments devant nos yeux, ce narrateur plutôt sympathique qui s’exprime en français et, surtout, cette cinquantaine de chanteurs-danseurs à l’enthousiasme aussi rutilant que le millier de costumes traditionnels qui les habillent.

Sur les écrans géants, au fond de la scène, des vidéos de la vie ancienne et traditionnelle de l’Inde sont projetées. Parfois inutiles, parfois touchants.

Heureusement pour le narrateur, son mandat n’est pas uniquement celui de faire progresser l’intrigue (autrement, son rôle aurait pu être balayé du revers de la main). Il est plutôt là pour enseigner quelques traditions indiennes, expliquer la signification de certains mouvements ou objets (la noix de coco remise lors de tout événement important, la couleur rouge reconnue pour attirer la chance et la réussite, les monastères, l’enseignement des gurus…) À travers ce spectacle à grand déploiement, on apprend donc quelques coutumes indiennes. (Saviez-vous que l’Inde, le plus grand producteur de films au monde, crée 900 films par année soit 3 films par jour?!)

À la limite du kitch - exactement ce à quoi il faut s’attendre lorsque l’on regarde une production à la bollywood - le spectacle "Bharati Il était une fois l’Inde" réussi pourtant son pari: faire taper du pied et sourire le plus sceptique des spectateurs.

Il réside, autour de tout ce qui s’est produit hier soir sur la scène de la Place des Arts, une magie et une énergie contagieuses aux effluves indiens. Il n’est pas étonnant, donc, que le spectacle, de retour au Québec après un succès phénoménal en 2011 et ayant conquis plus d’un million de spectateurs, fasse encore aujourd’hui salle comble.

«Bharati Il était une fois l’Inde» est présenté à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts du 12 au 17 février 2013

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