MUTEK 2010 - Vol de nuit (1)

Début de l'événement: 

02 juin 2010 - 00:00
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Les deux premières soirées NOCTURNE du MUTEK, festival international de créativité numérique et de musiques électroniques

NOCTURNE 1 : La SAT sous les tropiques
La !Fiesta Espontanea! qui s'est déroulée mercredi soir à la SAT portait bien son nom car elle a démarré chaudement cette série de cinq évènements nocturnes. Le collectif Comeme, représenté par Diegors, Rebodello et son co-fondateur Matias Aguayo, a sacrément réchauffé l'atmosphère de la SAT avec leurs rythmes latino. Le chevelu Diego Morales, œuvrant sous le nom de DIEGORS, a ouvert le feu avec un set électro-disco qui a progressivement convaincu même les plus réticents à se mettre en mouvement. Devant une foule de plus en plus nombreuse pour une première nord-américaine, MATIAS AGUAYO a repris le flambeau en transformant le dancefloor de la SAT en une fête de rue techno digne de celles de Buenos Aires ou Santiago. C'est que ce joyeux luron était attendu de pied ferme depuis la sortie de son très remarqué album « Ay Ay Ay », sur le label allemand Kompakt. Créé uniquement à partir de sons produits par l'organe vocal d'Agayo, cet album a été largement salué par la critique et ceci explique donc la présence de nombreux professionnels lors de sa prestation. REBODELLO a pris la relève en offrant à une foule motivée des beats plus profonds, pour que la fête dure jusqu'à la fin.

NOCTURNE 2 : Le Métropolis au septième ciel
Jeudi soir, le Métropolis a été le cadre de performances plus pointues et « Radicalement Libres » en programme double. Le sympathique montréalais BOWLY, a entamé cette soirée au Savoy en nous balançant un set house bass très énergique et bien construit qui en a conquis plus d'un(e)! Me dirigeant vers la grande salle, je sentais les puissantes vibrations émises par l'anglais JON HOPKINS résonner dans le thorax... Et faire ensuite un constat, perchée du haut de mon balcon : cet autodidacte électronique a un charisme fou! Maniant ses machines avec la rigueur du pianiste virtuose qu'il est , le londonien a imposé avec force son univers introspectif sombre et éthéré. MOUSE ON MARS a fait suite, et comme d'habitude n'a pas déçu. Toujours aussi funky, mais résolument break, ces légendaires allemands ont assuré, surprenant à plusieurs reprises les danseurs en jouant à construire/déconstruire leur son. De retour au Savoy, ça dansait intensément grâce à MOSSA AND FRIENDS. La chaleur et la promiscuité m'ont cependant redirigée vers la grande salle pour retrouver NATHAN FAKE. En l'apercevant, j'ai d'emblée reconnu cet enfant prodige timide et tranquille de l'époque de « The Sky Was Pink ». Musicalement, j'ai littéralement assisté à un décollage : l'anglais a embarqué la foule dans un voyage céleste au son de sa techno progressive/noise. C'est à regret que je l'ai quitté prématurément, un atterrissage forcé par la fatigue...

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