MNBAQ / Nouvelle expo : Femmes artistes. La conquête d'un espace, 1900-1965

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Du 7 mai au 16 août 2009. FEMMES ARTISTES LA CONQUÊTE D’UN ESPACE, 1900-1965. Œuvres de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec

Elles ont posé un regard intimiste sur les personnes et sur les lieux qui les entouraient. Elles ont peint la ville et la vie contemporaine. Assoiffées d’expérimentation, elles ont pris place parmi les chefs de file de l’art moderne au Québec.

Pour souligner son entrée en fonction à la direction générale du Musée, Esther Trépanier a souhaité célébrer le travail que les femmes artistes du Québec ont effectué au cours du XX e siècle pour conquérir leur place et être reconnues dans le monde des arts visuels.

La collection du MNBAQ est riche de plus de 2 600 œuvres réalisées par des femmes. Une sélection effectuée parmi
celles-ci donnera lieu à deux expositions. La première, inaugurée aujourd’hui, est de caractère plus historique. Elle examine la contribution particulière des femmes à la redéfinition d’un art figuratif moderne sur la scène artistique québécoise et canadienne dans la première moitié du XX e siècle, pour ensuite se pencher sur l’apport des
femmes aux premières avant-gardes abstraites des années 1950 et 1960. Au total, 50 artistes sont exposées, dont Marcelle Ferron, Jeanne Rhéaume, Françoise Sullivan, Lilias Torrance Newton, Agnès Lefort et Suzanne Duquet.

Une deuxième exposition, portant sur la période 1965-2000, s’ouvrira à l’été 2010 et se
concentrera sur l’éclatement des frontières artistiques qui a caractérisé la démarche de plusieurs
femmes dans les dernières décennies du XX
e
siècle.

DU 7 MAI AU 16 AOÛT 2009
PRÉSENTE

DE LA DILETTANTE À LA PROFESSIONNELLE

Même si au Canada le statut d’artiste professionnelle fut pratiquement
refusé aux femmes jusqu’au début du XX
e
siècle, l’initiation au dessin et à
l’aquarelle faisait partie de l’éducation des jeunes filles de bonne famille.
Cela permit l’éclosion de nombre de dilettantes douées qui pouvaient
exposer leurs œuvres dans des cercles comme la Women’s Art Society.
Les artistes du XIX
e
siècle dont les œuvres ont été choisies pour cette
exposition sont pour la plupart d’origine britannique. Filles ou épouses
d’artistes, comme Georgia M. de L’Aubinière, ou encore d’officiers
britanniques, comme Amelia Frederica Dyneley, elles nous ont laissé des
témoignages de leurs séjours au Québec. D’autres, comme Edith
Hemming, s’affirment déjà dans des pratiques professionnelles. D’abord
peintre attitrée du studio Livernois de Québec entre 1870 et 1895, Edith
Hemming poursuit sa carrière ailleurs au Canada et expose à l’Ontario Society of Artists, à l’Académie
royale des arts du Canada et à l’Art Association of Montreal, avant de retourner en Angleterre.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET LES GROUPEMENTS D’ARTISTES

L’accès à une formation artistique spécialisée, à l’École d’art de l’Art Association of Montreal dès les
années 1880 et plus encore aux Écoles des beaux-arts de Québec (1922) et de Montréal (1923), est un
facteur déterminant pour le passage au statut d’artiste professionnelle. Cette formation est souvent la
condition préalable à la pratique de l’enseignement ou de l’art commercial qui permettent aux femmes
de gagner leur vie. Par ailleurs, leur participation régulière aux expositions, l’intérêt croissant que leur
porte la critique d’art de leur temps, leur appartenance à des réseaux ou des groupements tels que le
Groupe de Beaver Hall au début des années 1920, la Société d’art contemporain de 1939 à 1948 ou le
groupe des automatistes au cours des années 1940 et 1950 ont contribué à la reconnaissance de leur
apport à l’art moderne du Québec et du Canada.

L’EXPOSITION FÉMINA

En 1947, le Musée de la province de Québec (maintenant MNBAQ)
est le premier établissement muséal au Québec à organiser une
exposition d’artistes professionnelles qui s’identifie nommément
comme une exposition de femmes. Certes, depuis quelques
décennies, les femmes participaient aux expositions de l’Art
Association of Montreal, de l’Académie royale des arts du Canada,
de la Société d’art contemporain et autres. Certaines avaient
bénéficié d’expositions individuelles. Mais jamais une institution
n’avait ouvertement dédié son espace à un groupe de femmes artistes professionnelles. C’est sous le
titre de Fémina que le Musée de la province propose des œuvres de Sylvia Daoust, Simone
Dénéchaud, Suzanne Duquet, Claire Fauteux, Agnès Lefort, Georgiana Paige Pinneo et Marian Dale
Scott. Fémina sera suivie de peu par Canadian Women Artists, qui ouvre à New York avant de circuler
au Canada en 1947-1948, alors qu’en 1949, la West End Gallery de Montréal, dirigée par une des
premières femmes galeristes, Rose Millman, présente Canadian Women Painters.

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LA FIGURE HUMAINE

Au Québec comme ailleurs au Canada, le paysage est le sujet de
prédilection des premières expérimentations modernes masculines.
En dehors du portrait de commande ou des personnages
archétypaux du terroir, la figure humaine demeure un sujet
relativement secondaire. À l’opposé, le travail de plusieurs femmes
se singularise par un intérêt plus soutenu pour le sujet humain.

Au début du XX
e
siècle, les Helen McNicoll ou Gertrude Des Clayes
s’inscrivent dans la foulée de l’impressionnisme des Berthe Morisot
ou Mary Cassatt chez qui les représentations de femmes et d’enfants abondent. Durant l’entre-deux-
guerres, les influences de Cézanne et de Matisse deviennent plus manifestes tant dans l’utilisation de
la couleur que dans la construction des volumes, notamment chez les femmes du Groupe de Beaver
Hall, dont Emily Coonan, Mabel May et Lilias Torrance Newton. Autre caractéristique de cette
période : les portraits d’enfants perdent leur joliesse; leurs regards se font plus durs, plus résolus. Les
artistes francophones ne sont pas en reste : leurs œuvres des années 1940 témoignent également
d’une sensibilité aux tendances modernes internationales.

L’ESPACE

La représentation de l’espace « naturel », souvent connoté idéologiquement par les nationalismes,
domine la peinture québécoise et canadienne des premières décennies du XX
e
siècle. Enjeux de la
conquête, de la maîtrise du territoire et de l’affirmation identitaire, le paysage et la représentation du
terroir, avec ses mœurs pittoresques, correspondaient aussi aux goûts de nombreux collectionneurs.
Les peintres masculins adoptent souvent le paysage, rural ou nordique, pour traduire leurs recherches
formelles tout comme leur vision « virile » du pays et d’une nature à dominer.

À la même période, les femmes explorent plus fréquemment d’autres types d’espaces, aussi bien
urbains et ruraux qu’intimes. Leur démarche atteste leur ouverture à des sujets multiples ainsi qu’à
des modes de représentation spatiale parfois complexes qui sont au cœur des problématiques
figuratives modernes.

L’espace urbain
La représentation de la ville par les femmes est abondante. Elle s’inscrit à la
fois dans l’expérience qu’elles ont d’un espace plus personnel, celui où
elles vivent et travaillent, mais aussi dans une réflexion plus sociale sur la
vie contemporaine. La représentation urbaine peut aussi constituer un
laboratoire pour celles qui souhaitent conjuguer une recherche formelle
novatrice avec une réflexion signifiante sur l’expérience contemporaine.

Il y a dans la collection du MNBAQ des lacunes à combler, particulièrement
en ce qui concerne les œuvres des femmes du Groupe de Beaver Hall,
nombreuses à peindre la ville depuis la rue ou la fenêtre de leur atelier. Un
appel aux collectionneurs est lancé!

L’espace naturel
L’espace naturel dépeint par les femmes est souvent celui de la campagne et des lieux de villégiature
fréquentés au cours de l’été par ces artistes qui, durant l’année, travaillent comme enseignantes.
Leurs paysages sont rarement porteurs de cette symbolique associée à la conquête et à la domination
d’un espace géographique, plus fréquente dans la peinture
masculine de l’époque.

L’espace intime
L’espace intime, celui de l’intérieur, de la maison, de l’atelier, est
aussi privilégié par les femmes peintres. Il leur permet de surcroît
d’y introduire à l’occasion un sujet qui gagne en faveur auprès des
artistes modernes : la nature morte.

LES FEMMES DU REFUS GLOBAL

Bien que l’histoire ait surtout retenu les noms des grands chefs
de file masculins du mouvement automatiste, la présence de
nombreuses signataires féminines du Refus global atteste
l’importance accrue des femmes au sein des mouvements avant-
gardistes. Celles qui sont liées au domaine des arts visuels
contribueront de diverses manières à l’éclatement des frontières
artistiques. Ainsi Marcelle Ferron, peintre reconnue, s’inscrira
aussi dans une démarche d’intégration des arts à l’architecture
par ses vitraux monumentaux réalisés pour des stations de
métro de Montréal. Madeleine Arbour va pour sa part s’illustrer
aussi dans le domaine des arts décoratifs et de la scène et, par le truchement de ce nouveau médium
que sera la télévision, dans celui de l’éducation artistique pour enfants. Enfin, si au moment de la
parution du Refus global Françoise Sullivan explore le vocabulaire de la danse moderne, elle deviendra
ultérieurement sculpteure et peintre, ouvrant la voie aux pratiques multidisciplinaires et performatives
contemporaines.

L’ABSTRACTION

Au Québec, la décennie 1955-1965 marque la coexistence de
deux grands courants abstraits, le postautomatisme et le
mouvement plasticien. Si l’abstraction géométrique des plasticiens
est essentiellement identifiée à des peintres masculins, les
femmes associées au postautomatisme vont bénéficier d’une
grande reconnaissance. La critique d’art de leur temps loue le
« courage », « l’assurance », la « détermination », voire la « virilité »
de ces femmes, tout en soulignant à l’occasion l’adéquation
qu’il y aurait entre l’expression postautomatiste, plus « gestuelle», et la nature « féminine » soi-disant
plus « émotive » et plus « instinctive ».

Bien qu’aucune femme ne compte parmi le groupe des plasticiens, quelques-unes vont tout de même
se tourner vers l’abstraction géométrique. Parmi ces rares artistes, Marian Dale Scott et Rita Letendre.
Le dynamisme de la composition et la rythmique diagonale des aplats chromatiques confèrent à leurs
œuvres une expressivité qui ne se retrouve pas toujours dans le travail de leurs collègues masculins,
souvent plus puristes.

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Femmes artistes, créatrices d’espoir!
À l’occasion de l’exposition Femmes artistes. La conquête d’un espace, 1900-1965, le Musée national
des beaux-arts du Québec est fier de s’associer à la Fondation du cancer du sein du Québec afin
d’amasser des fonds pour la recherche. En effet, pendant toute la durée de l’exposition, soit du 7 mai
au 16 août 2009, des boîtes de dons seront disposées à l’entrée de la salle d’exposition et dans le
Grand Hall du Musée. Les visiteurs pourront alors profiter de leur passage au Musée pour faire un don
au profit de la Fondation. La Boutique du Musée offrira également, cet été, des produits roses
exclusifs, dont une part des profits sera versée à la Fondation.

Conférences
Sur les traces des femmes artistes du Québec, 1900-1965
Par Esther Trépanier, directrice générale du Musée national des beaux-arts du Québec
Mercredi 13 mai, 19 h 30

Les femmes et leur engagement dans l’art, 1900-1965
Par Thérèse St-Gelais, professeure en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal
Mercredi 27 mai, 19 h 30

Cinéma
13 h 30 Auditorium / Gratuit

« Si Sullivan m’était contée… »
Mai : 7 Juin : 7 Juillet : 8, 22 et 29 Août : 12

Marcelle Ferron
Mai : 14 Juin : 18 Juillet : 9, 23 et 30 Août : 13

Musée en herbe
La couleur et les fauves
Les samedis et dimanches, du 4 au 26 juillet, 13 h, 14 h 15 et 15 h 30. Gratuit

418 644-6460, poste 5520 / 1 866 220-2150
Parc des Champs-de-Bataille, Québec (Québec) G1R 5H3

LES CRÉDITS

Femmes artistes. La conquête d’un espace, 1900-1965. Œuvres de la collection du Musée national
des beaux-arts du Québec est une exposition réalisée par le Musée national des beaux-arts du
Québec.

Commissaire : Esther Trépanier, directrice générale
Coordination : Pierre Landry, conservateur de l’art contemporain, 1950 à 2000
Coordination technique : André Sylvain
Design : Denis Allison, designer
Graphisme : Paquebot design

La présentation de l’exposition est rendue possible par le Mouvement des caisses Desjardins,
commanditaire présentateur.

Le Musée national des beaux-arts du Québec est une société d’État subventionnée par le ministère de
la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

Heures d’ouverture du Musée
Jusqu’au 31 mai : du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h, et le mercredi jusqu’à 21 h
Du 1
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juin au 7 septembre : du lundi au dimanche, de 10 h à 18 h, et le mercredi jusqu’à 21 h

Droits d’entrée
Adultes : 15 $ Aînés : 12 $ Membres CAA : 13 $ Étudiants : 7 $ (moins de 30 ans) Jeunes
de 12 à 17 ans : 4 $ Abonnés-Amis et jeunes de moins de 12 ans : gratuit

Pour nous joindre
418 643-2150 ou 1 866 220-2150 / www.mnba.qc.ca
Parc des Champs-de-Bataille, Québec (Québec) G1R 5H3

DOSSIER DE PRESSE

LISTE DES ŒUVRES

DE LA DILETTANTE À LA PROFESSIONNELLE

Amelia Frederica Dyneley
Leeds, Angleterre, 1830 – Angleterre, après 1860
Le Cône de glace de la chute Montmorency, 1850
Aquarelle sur papier collé sur carton, 20 x 25,6 cm
Achat (69.555)

Georgia M. de L’Aubinière
Née en Angleterre et active en Amérique du Nord entre 1884 et 1889
Québec vu de la rive gauche de la chute Montmorency, 1888
Aquarelle sur papier collé sur carton, 18 x 25,4 cm
Achat (55.520)

Edith Hemming
Active au Canada entre 1870 et 1903 (à Québec entre 1870 et 1895)
et Jules-Ernest Livernois
Saint-Zéphirin-de-Courval, 1851 – Québec, 1933
Madame Jules-Ernest Livernois, née Marie-Louise Larocque, vers 1885
Épreuve à l’albumine argentique et rehauts de couleur, 40,3 x 26,5 cm
Achat (79.132)

Abigail Lyman
Connecticut, États-Unis, vers 1815 – États-Unis, 1879
Corbeille de fleurs, entre 1850 et 1870
Aquarelle et gouache sur papier, 6,1 x 6,9 cm
Don de madame John Lyman (66.171.19)

Panier de fleurs, entre 1850 et 1870
Aquarelle et gouache sur papier, 23 x 19,2 cm
Don de madame John Lyman (66.171.51)

Panier de fleurs, entre 1850 et 1870
Aquarelle et gouache sur papier, 22,9 x 19,2 cm
Don de madame John Lyman (66.171.49)

Grand-tante du peintre John Lyman, fondateur de la Société d’art contemporain de Montréal,
Abigail Lyman naît en Nouvelle-Angleterre au milieu des années 1810. En 1831, elle fait des études
au Young Ladies Institute de New Haven, au Connecticut.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET LES GROUPEMENTS D’ARTISTES

Augustine Bourassa
Montebello, 1858 – Montebello, 1941
Torse masculin de dos, étude d’après le plâtre, entre 1897 et 1912
Fusain et craie sur papier, 47,6 x 30,9 cm
Don d’Anne Bourassa (79.71)

Fille aînée de l’artiste Napoléon Bourassa, Augustine Bourassa
séjourne régulièrement en Europe, particulièrement en Italie, au
cours des années 1880.

Sylvia Daoust
Montréal, 1902 – Montréal, 2004
Laocoon vu de profil, étude d’après le plâtre, 1925
Fusain sur papier Ingres, 62,5 x 47,7 cm
Achat (77.227)

Charles Maillard, 1934
Plâtre patiné, 58,5 x 21 x 27 cm
Don de l’artiste (74.75)

L’artiste français Charles Maillard fut directeur de l’École des beaux-
arts de Montréal de 1925 à 1945.

Simone Hudon, 1933
Plâtre patiné, 53,5 x 42,5 x 25,5 cm
Don de l’artiste (74.85)

Dans les années 1920, Sylvia Daoust étudie à l’École des beaux-arts de Montréal, où l’on offre un
enseignement académique hérité de la tradition européenne. La copie de plâtres « à l’antique »
constituait une étape majeure dans cette formation.

Louise Gadbois
Montréal, 1896 – Montréal, 1985
Maurice Gagnon, 1941
Huile sur toile, 64,4 x 48,6 cm
Achat (86.08)

Professeur d’histoire de l’art et bibliothécaire à l’École du meuble,
où enseignait aussi Paul-Émile Borduas, auteur et critique d’art,
Maurice Gagnon a joué un rôle important dans les changements
qu’a connus la scène artistique québécoise de son époque.

Irène Legendre
Née à Fall River (Massachusetts), États-Unis, en 1904
Le Modèle, 1944
Huile sur toile, 143,7 x 129 cm
Achat lors des Concours artistiques de la province de Québec
(1
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prix ex-aequo, peinture) (45.32)

Le Modèle d’Irène Legendre remporte, en 1945, le grand prix de
peinture des Concours artistiques de la Province de Québec,
ex æquo avec quatre autres concurrents. Parmi le jury, on compte
Fernand Léger et le père Marie-Alain Couturier.

Suzanne Duquet
Outremont, 1916 – Outremont, 2000
Le Groupe, 1941
Huile sur toile, 127 x 149,8 cm
Don de l’artiste (96.94)

Tableau étonnant à plus d’un titre : par les regards de chacune mais
aussi par la figure, presque masculine, de l’artiste au milieu de ses
sœurs dont les robes se déploient autour d’elle comme des corolles
de fleurs.

Alice Nolin
Sorel, 1896 – Montréal, 1967
Modèle au repos, probablement 1927
Plâtre patiné, 28,5 x 17 x 18,3 cm
Achat (78.334)

Avant la création des écoles des beaux-arts, les classes de William Brymner à l’Art Association sont
un lieu de formation majeur pour plusieurs femmes. Parmi celles-ci : Alice Nolin, Helen McNicoll,
Rita Mount, Claire Fauteux, Anne Savage, Mabel May, Lilias Torrance Newton et Emily Coonan,
représentées dans cette exposition.

L’EXPOSITION FÉMINA

Suzanne Duquet
Outremont, 1916 – Outremont, 2000
La Femme en mauve, 1945
Huile sur toile, 91,4 x 70,8 cm
Achat (47.138)

Agnès Lefort
Saint-Rémi, 1891 – Montréal, 1973
La Madone des îles, 1938
Huile sur toile, 91,4 x 121,8 cm
Achat (48.18)

Après une vie professionnelle très diversifiée, la peintre Agnès Lefort ouvre à Montréal, en 1950, une
galerie qui sera un lieu important de diffusion de l’art contemporain.

Marian Dale Scott
Montréal, 1906 – Montréal, 1993
Crocus, 1938-1939
Huile sur toile, 71,7 x 51,4 cm
Achat et restauration grâce à une contribution des Amis du Musée
national des beaux-arts du Québec (91.110)

Georgiana Paige Pinneo
Waterville (Nouvelle-Écosse), 1896 – Nouvelle-Écosse, après 1977
Le Bic, Québec, ombres sous les quais, 1944
Aquarelle sur papier, 46,3 x 57,6 cm
Achat (47.174)

Claire Fauteux
Montréal, 1890 – Montréal, 1988
Le Lavoir, Besançon, 1941
Gouache et fusain sur papier, 29,1 x 36,8 cm
Achat (47.32)

Corvée de vaisselle, Besançon, 1941
Gouache, fusain et mine de plomb sur papier, 23,2 x 29,7 cm
Achat (47.38)

Chambre 96 bis, Besançon, 1941
Gouache et fusain sur papier, 23,8 x 32 cm
Achat (47.44)

Chambre 96 B, Besançon, 1941
Gouache, fusain et mine de plomb sur papier, 29,9 x 22,2 cm
Achat (47.45)

Surprise par la guerre alors qu’elle réside à Paris, Claire Fauteux, comme d’autres ressortissants des
pays alliés, est arrêtée par les Allemands. Internée à la caserne Vauban à Besançon, elle réalise des
aquarelles inspirées par la vie quotidienne des femmes en captivité.

Sylvia Daoust
Montréal, 1902 – Montréal, 2004
Saint Joseph tenant l’Enfant Jésus, 1938
Plâtre, 97,4 x 25 x 17,5 cm
Don de l’artiste (77.449)

Dans les années 1930 s’amorce au Québec un mouvement de renouveau de l’art religieux en
réaction à l’académisme et aux pastiches souvent de mise dans l’art sacré. Des femmes, dont Sylvia
Daoust et Simone Hudon, participent à ce mouvement.

Simone Dénéchaud
Montréal, 1905 – Montréal, 1974
Christ, 1945
Huile sur bois, 48,2 x 53 cm
Achat (47.136)
LA FIGURE HUMAINE

Helen Galloway McNicoll
Toronto (Ontario), 1879 – Swanage, Angleterre, 1915
À l’ombre de l’arbre, vers 1910
Huile sur toile, 100,4 x 82,6 cm
Achat (51.140)

Gertrude Des Clayes
Aberdeen, Écosse, 1879 – Londres, Angleterre, 1949
La Femme et le chat, avant 1936
Huile sur toile, 62,4 x 52 cm
Achat (36.32)

À la recherche de l’oiseau bleu, vraisemblablement 1932
Huile sur toile, 71,7 x 52,4 cm
Achat (41.240)

Gertrude Des Clayes fait carrière en Angleterre, en France, au Canada et aux États-Unis, en
particulier à Boston. Portraitiste de la haute société, elle est aussi reconnue pour ses portraits
d’enfants.

Emily Coonan
Montréal, 1885 – Montréal, 1971
Le Fauteuil bleu, vraisemblablement 1929
Huile sur toile, 77,2 x 61,3 cm
Achat (89.17)

Lilias Torrance Newton
Lachine, 1896 – Cowansville, 1980
Jeune Garçon (Jack May), vraisemblablement 1932
Huile sur toile, 56,4 x 66,3 cm
Achat grâce à une contribution des Amis du Musée national des
beaux-arts du Québec (91.108)

Plusieurs femmes, dont Mabel May, Lilias Torrance Newton et Emily Coonan, comptent parmi les
membres du Groupe de Beaver Hall qui s’est constitué en 1920 autour d’un noyau d’artistes qui
partageaient des ateliers sur la côte du Beaver Hall à Montréal.

Mabel Henrietta May
Westmount, 1884 – Vancouver (Colombie-Britannique), 1971
Été, vers 1935
Huile sur toile, 102,2 x 91,6 cm
Achat (51.169)

Suzanne Duquet
Outremont, 1916 – Outremont, 2000
La Femme au tapis, 1948
Huile sur toile, 114,3 x 55,6 cm
Achat (50.49)
Jeanne Rhéaume
Montréal, 1915 – Montréal, 2000
Femme à la robe jaune, 1945
Huile sur toile, 63,7 x 88,8 cm
Achat lors des Concours artistiques de la province de Québec
(3
e
prix, peinture) (46.45)

Portrait de femme, 1947
Huile sur toile, 99,4 x 76 cm
Achat (49.88)

Jeanne Rhéaume et Mimi Parent sont les seules femmes signataires du manifeste Prisme d’Yeux du
groupe d’Alfred Pellan. Paru en février 1948, écrit par Jacques de Tonnancour, le manifeste ralliera
aussi des artistes comme Louis Archambault, Léon Bellefleur et Albert Dumouchel.

Agnès Lefort
Saint-Rémi, 1891 – Montréal, 1973
Lise, 1944
Huile sur panneau de fibre de bois, 66 x 50,8 cm
Achat (47.139)

Jori Smith
Montréal, 1907 – Montréal, 2005
Thérèse aux lilas, 1940
Huile sur toile, 56 x 42 cm
Don de Gillian et André Valiquette en hommage à madame Esther
Trépanier (2008.224)

Bel exemple d’influence réciproque : le traitement de ce portrait de
fillette et certains portraits que Pellan réalise sur le même sujet dans
la région de Charlevoix à l’été 1941, alors qu’il réside chez ses amis
Jori Smith et Jean Palardy.

Mimi Parent
Montréal, 1924 – Villars-sur-Ollon, Suisse, 2005
Autoportrait au chat, 1945
Huile sur toile collée sur carton, 75,4 x 78,7
Achat (47.170)

Peint un peu à la manière des peintres paysans de la région de
Charlevoix, ce tableau nous rappelle l’importance de l’art primitif, de
l’art naïf et du dessin d’enfant dans la genèse de l’art moderne.

Rita Letendre
Née à Drummondville en 1928
L’Homme à la chemise rouge, 1948
Huile sur papier marouflé sur carton, 40,6 x 30,6 cm
Don anonyme (2004.379)

Madeleine Laliberté
Victoriaville, 1912 – Québec, 1998
La Famille, vraisemblablement 1946
Huile sur toile, 137,7 x 128 cm
Don d’Andrée Paradis (79.142)

Tableau étonnant dont le caractère monumental, l’organisation
spatiale, les contrastes colorés et le côté un peu primitif du dessin
ne sont pas sans lien avec le travail des muralistes modernes.

Anne Kahane
Née à Vienne, Autriche, en 1924
Maquette pour le « Monument au prisonnier politique inconnu »,
1953
Métal, pâte de bois et bois (base), 52 x 22,2 x 20 cm (avec base)
Don d’Ethel Achtman (92.137)

En 1953, l’Institute of Contemporary Arts de Londres organise un
concours international pour un monument au prisonnier politique
inconnu. L’émouvante maquette d’Anne Kahane fait partie des
œuvres primées.

Ghitta Caiserman-Roth
Montréal, 1923 – Montréal, 2005
Grève, 1947
Gouache sur carton, 21 x 37,7 cm
Achat (90.51)

Mademoiselle Coutu, 1947
Gouache et tempera sur papier Fabriano, 66,3 x 46 cm
Achat (90.48)

L’artiste a peint à quelques reprises le portrait de cette prostituée.
Loin de l’image convenue de la séductrice de la rue, Ghitta
Caiserman nous montre une femme aux vêtements étriqués,
semblable à ces femmes fatiguées et usées des milieux populaires.

Sylvia Ary
Née à Moscou, U.R.S.S., en 1923
Intérieur gris, 1943
Gouache, encre et mine de plomb sur papier collé sur carton,
53,2 x 43,7 cm
Achat (90.39)

Fille de l’artiste Alexander Bercovitch, Sylvia Ary représente
souvent, au début de sa carrière, la misère des gens pauvres du
quartier qu’elle habite aux abords de la rue Saint-Dominique à
Montréal.

Artiste et modèle, 1943
Pastel sur carton, 76,5 x 73,8 cm
Achat (90.33)

Ce tableau rompt avec la façon traditionnelle d’évoquer le rapport
de l’artiste à son modèle. En règle générale, c’est le modèle qui est
nu. Ici c’est l’artiste qui est partiellement dénudée alors que le
modèle, son mari Solomon Ary, est habillé.

Le Rire, 1950
Encre sur papier collé sur carton, 23 x 21,5 cm
Achat (90.36)

Sylvia Daoust
Montréal, 1902 – Montréal, 2004
Bedawbenokwa, jeune Huronne, 1936
Plâtre patiné, 44,5 x 25 x 22,5 cm
Don de l’artiste (74.71)

Suzanne Guité
New Richmond, 1926 – San Augustin, Mexique, 1981
Le Chercheur d’espace, 1948
Pierre, 43,2 x 21,5 x 26,4 cm (tête); 61,8 x 29 x 29 cm (avec socle)
Achat (51.113)

L’ESPACE

L’espace urbain

Alice Des Clayes
Aberdeen, Écosse, 1891 – Londres, Angleterre, 1968
Place Jacques-Cartier, Montréal, vraisemblablement 1919
Huile sur toile, 48,6 x 62 cm
Achat en 1920 (34.587)

D’origine écossaise, les sœurs Gertrude, Berthe et Alice Des Clayes font carrière au Québec et au
Canada durant plusieurs années avant de retourner en Grande-Bretagne.

Alyne Gauthier-Charlebois
Montréal, 1908 – Montréal, 1955
Le Décor de nos rues, 1938
Eau-forte, 31,8 x 24,5 cm (papier); 25,1 x 20,2 cm (image)
Achat (41.32)

Simone Hudon
Québec, 1905 – Montréal, 1984
Côte de la Canoterie, Québec, 1937 ou 1938, épreuve tardive
Eau-forte et aquatinte, 55,7 x 38 cm (papier); 32,7 x 25,9 cm (image)
Achat (84.42.03)

Travail dans le port de Québec, entre 1930 et 1945
Encre sur papier, 17,5 x 25,4 cm
Don de Henri Beaulac (86.78)
Alyne Gauthier-Charlebois, Sylvia Daoust et Simone Hudon comptent parmi les artistes
professionnelles issues des écoles des beaux-arts. Les deux premières ont étudié puis enseigné à
l’école de Montréal alors que Simone Hudon a été formée et a enseigné à celle de Québec, où
Sylvia Daoust fut sa collègue de 1930 à 1943.

Sylvia Daoust
Montréal, 1902 – Montréal, 2004
Le Port de Montréal, vers 1937 ou 1938
Eau-forte, 7/50, 44,8 x 36 cm (papier); 24,9 x 17,6 cm (image)
Achat (77.243)

Cecil Buller
Montréal, 1886 – Montréal, 1973
Je ferai le tour de la ville et je chercherai dans les rues celui qui est
le bien-aimé de mon âme, 1929
Gravure sur bois, 16/25, 32,7 x 25,3 cm (papier);
15,3 x 11,4 cm (image)
Don de Sean B. Murphy (90.234)

Dimanche après-midi, Central Park, 1938
Gravure sur bois, 12/15, 24,5 x 31 cm (papier);
11,6 x 15,3 cm (image)
Don de Sean B. Murphy (90.235)

Marian Dale Scott
Montréal, 1906 – Montréal, 1993
Escalier de secours, 1939
Huile sur toile, 76,5 x 51 cm
Achat (47.141)

Parc, 1939-1940
Huile sur toile, 51 x 61 cm
Achat. Restauration effectuée par le Centre de conservation du
Québec (97.04)

Marian Dale Scott participe à la fondation de la Société d’art contemporain de Montréal, en 1939.
Le groupe compte alors 7 femmes sur un total de 26 artistes. À la dissolution de la Société, en
1948, elles sont 15 dans un groupe de 46 membres.

Yvonne McKague Housser
Toronto (Ontario), 1898 – Toronto (Ontario), 1996
Grange Park, Toronto, entre 1925 et 1930
Huile sur toile, 76,2 x 91,4 cm
Don de George et Clara Mede (91.121)

Françoise Pagnuelo
Westmount, 1918 – Westmount, 1957
L’Heure du bain, piscine de Westmount, vers 1940
Huile sur panneau de fibre de bois, 50,6 x 60,8 cm
Achat (46.48)

Ghitta Caiserman-Roth
Montréal, 1923 – Montréal, 2005
Mont Royal, 1949
Lithographie, 3/10, 37,9 x 71,2 cm (papier); 24,7 x 41,7 cm (image)
Achat (93.38)

Pegi Nicol MacLeod
Listowel (Ontario), 1904 – New York (New York), États-Unis, 1949
Flambée des sapins de Noël, New York, 1946 ou 1947
Gouache, encre et graphite sur papier vélin, 37,8 x 28 cm
Don d’Esther Trépanier à la mémoire de Marian Dale Scott (2008.227)

Cette amie de Marian Dale Scott, avec qui elle a étudié à l’École des beaux-arts de Montréal, est
une artiste remarquable par la fluidité du geste pictural et la construction originale et audacieuse de
l’espace.

L’espace naturel

Berthe Des Clayes
Aberdeen, Écosse, 1877 – Devon?, Angleterre, 1968
Paysage d’automne, avant 1926
Huile sur toile, 54 x 74,3 cm
Achat en 1926-1927 (34.754)

Rita Mount
Montréal, 1888 – Montréal, 1967
Percé, vers 1923
Huile sur toile, 76,2 x 86,4 cm
Achat en ou avant 1930 (34.465)

Cousine du peintre Georges Delfosse, Rita Mount étudiera avec Brymner à l’Art Association avant
de poursuivre sa formation à l’Art Student League de New York puis à Paris. Elle se fait surtout
connaître comme peintre de la Gaspésie.

Irène Sénécal
Montréal, 1901 – Montréal, 1978
Port-au-Persil, vu du sud, 1936
Huile sur toile, 51,7 x 61,8 cm
Achat (37.28)

Diplômée de l’École des beaux-arts de Montréal en 1929, Irène Sénécal aura une longue carrière
d’enseignante. Elle est une des pionnières francophones du renouveau de la pédagogie artistique.

Françoise Pagnuelo
Westmount, 1918 – Westmount, 1957
Tapis crochetés, vers 1940
Huile sur panneau de fibre de bois, 45,7 x 61 cm
Achat (46.47)

Simone Dénéchaud
Montréal, 1905 – Montréal, 1974
L’orage approche, 1939
Huile sur toile, 92 x 123 cm
Achat (40.14)

Professeure d’art formée à l’École des beaux-arts de Montréal, Simone
Dénéchaud exécute en 1939 ce tableau qui pourrait se lire comme
une métaphore de la guerre qui va, sous peu, bouleverser le monde.

Anne Savage
Montréal, 1896 – Montréal, 1971
La Rivière Skeena, Colombie Britannique, 1927
Huile sur bois, 24 x 31,7 cm
Don de Louis Muhlstock (95.04)

À partir de l’été 1926, la Compagnie des chemins de fer nationaux fournit à des artistes des laissez-
passer leur permettant d’aller peindre les villages autochtones de la région de la rivière Skeena
auxquels s’intéresse l’ethnologue Marius Barbeau. Anne Savage est de ceux-là.

Agnès Lefort
Saint-Rémi, 1891 – Montréal, 1973
Vers la montagne bleue, 1943
Huile sur toile, 66 x 50,8 cm
Achat (47.140)

Jeanne Rhéaume
Montréal, 1915 – Montréal, 2000
Paysage de Toscane, 1955
Aquarelle et mine de plomb sur papier marouflé sur carton,
51,8 x 69,5 cm
Legs Marcel Carbotte (89.315)

L’espace intime

Rita Mount
Montréal, 1888 – Montréal, 1967
La Tricoteuse, 1925
Huile sur toile, 64,2 x 53,8 cm
Achat (51.112)

Raymonde Gravel
Née à Montréal en 1913
Ma mère nattant un tapis, 1937
Huile sur toile, 114,5 x 96,7 cm
Achat (84.31)

Ma mère nattant un tapis est présenté au Salon des artistes français
à Paris, en 1938. Malgré l’apparence d’une scène familiale
« paysanne », rappelons que le père de Raymonde Gravel était
dentiste et qu’elle a étudié aussi bien aux États-Unis qu’en France.
Anne Savage
Montréal, 1896 – Montréal 1971
La Maison rouge, Dorval, vraisemblablement 1928
Huile sur toile, 51 x 61,7 cm
Achat (95.11)

Figure marquante du renouveau de la pédagogie artistique, Anne
Savage a vécu à Dorval jusqu’à l’âge de 18 ans. La Maison rouge
évoque un souvenir d’enfance, celui d’une maison souvent visitée
avec ses sœurs.

Jeanne Rhéaume
Montréal, 1915 – Montréal, 2000
Femme à la fenêtre, vraisemblablement 1950
Huile sur toile, 114,8 x 86 cm
Achat (52.61)

Suzanne Rivard
Née à Québec en 1928
Femme assise, 1955
Huile sur carton, 76,2 x101,7 cm
Achat (55.577)

LES FEMMES DU REFUS GLOBAL

Marcelle Ferron
Louiseville, 1924 – Montréal, 2001
Racines qui voient mes aïeux, 1948 (daté de façon erronée 1952)
Huile sur toile marouflée sur contreplaqué, 62,4 x 73,5 cm
Achat (2002.110)

Madeleine Arbour
Née à Granby en 1923
Sans titre, 1947
Encre et aquarelle sur papier, 30 x 22,7 cm
Don de l’artiste (95.388)

Françoise Sullivan (chorégraphie)
Née à Montréal en 1925
et Maurice Perron (photographie)
Montréal, 1924 – Sainte-Agathe-des-Monts, 1999
Danse dans la neige, 1948, tirage 1977
Livre d’artiste incluant dix-sept photographies offset et une estampe,
41/50, 41 x 40,9 cm
Achat (78.471)

Françoise Sullivan
Chute concentrique, 1962
Acier, 133 x 102 x 25 cm
Achat lors des Concours artistiques du Québec (1
er
prix, sculpture)
(63.132)

L’ABSTRACTION

Marcelle Ferron
Louiseville, 1924 – Montréal, 2001
Kanaka, 1962
Huile sur toile, 201,5 x 171 cm
Achat (71.74)

Lise Gervais
Saint-Césaire, 1933 – Montréal, 1998
Magie noire, 1964
Huile sur toile, 76,3 x 76,3 cm
Achat (69.200)

Suzanne Bergeron
Causapscal, 1930 – Québec, 1998
Cratère rouge, 1966
Huile sur toile, 162 x 130 cm
Achat (87.02)

Marcella Maltais
Née à Chicoutimi en 1933
Yul, 1962
Huile sur toile, 122 x 182,8 cm
Achat (73.402)

Monique Charbonneau
Née à Montréal en 1928
Mer-Terre, 1964-1965
Huile sur toile, 183 x 231,5 cm
Don du ministère de l’Éducation du Québec (70.274)

Monique Charbonneau, comme plusieurs autres femmes, expose dans les années 1950 à la Galerie
Agnès Lefort. Parmi ces artistes figurent Suzanne Bergeron, Simone Dénéchaud, Suzanne Duquet,
Marcelle Ferron, Suzanne Guité, Anne Kahane, Rita Letendre, Marcella Maltais et Marian Dale Scott.
Rita Letendre
Née à Drummondville en 1928
Jazz à Amsterdam, 1953-1954
Huile sur carton, 60,5 x 79,8 cm
Don anonyme (2004.313)

Espace, 1967
Acrylique sur toile, 127 x 183 cm
Don anonyme. Restauration effectuée par le Centre de conservation
du Québec (2004.323)

Marian Dale Scott
Montréal, 1906 – Montréal, 1993
Sans titre, 1966
Acrylique sur toile, 213 x 101,6
Achat lors des Concours artistiques du Québec (66.104)

Yvette Bisson
Née à Montréal en 1926
Absolu et matière, Cosmotome n

2, 1961
Marbre et ébène, 34 x 28,3 x 13,2 cm
Don de Max et Joyce Rapoport (92.125)

La contribution des femmes au renouveau de la sculpture à partir des années 1950 est encore mal
connue, mais on sait que Anne Kahane, Suzanne Guité, Françoise Sullivan et Yvette Bisson en sont
partie prenante.

En complément de l’exposition, nous invitons les visiteurs à se rendre dans les salles
permanentes 2 et 7 où ils pourront voir d’autres œuvres réalisées par ces femmes artistes.
Elles sont identifiées par des pastilles rouges.

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