Mika à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts ce soir et demain

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FIJM - Mika crédit photo: Peter Lindbergh

Mika revient à Montréal pour deux concerts, ce soir et demain, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Il fera un spectacle réunissant des chansons de son plus récent album ainsi que les précédents, au plus grand plaisir de ses fans. Il a même demandé à une chorale de se joindre à ses spectacles pour une performance tout voix tout flamme!

Cet après-midi, il était en conférence de presse avec André Ménard, Vice-président et directeur artistique pour le FIJM et Marie Hélène Poitras, auteure et journaliste, pour discuter avec les médias de son nouvel album, No place in heaven, de son impression sur le Québec et de son évolution en tant qu’artiste de musique pop.

À propos de la culture montréalaise et le Québec

Lorsqu'il est arrivé ici, il a dit «il fait si froid! Tu te dis, mais pourquoi je suis venu ici?». Par contre, Montréal a trouvé rapidement une place spéciale dans son cœur. Il affirme que c’est surtout aussi du fait que son père est américain (il a grandi à New York) et Mika a vécu une partie de sa vie à Paris. Il parlait le français et toute sa famille entière vis toujours à New York. Dû à la mixture entre les francophones mêlés à l’Amérique du nord, il dit qu’il s’est senti instantanément confortable ici. Ce qu'il aime bien c'est que lorsqu’il marche dans les magasins, il peut s’exprimer en même temps dans les deux langues. Au-delà de ça, il avoue que c’est l’aspect culturel de Montréal qui est le plus fascinant pour lui.

Le Québec le fait sentir vraiment le bienvenue, car c’est une province très créative (où il fait mention de son admiration pour l’artiste Robert Lepage) où l’on peut expérimenter, comme au moment où il avait participé à un spectacle, avec l’orchestre symphonique de Montréal, au mois de février dernier. C’est un spectacle qui avait pris 9 mois de préparation. Mika adore les défis qui le sortent de sa zone de confort et cela semble le stimuler. Au Québec en général et à Montréal, avec le festival de jazz, cela lui donne plus d’opportunités pour le mettre au défi et qualifie les québécois comme des gens très ouvert à l’expérimentation, ce qui n’est pas toujours possible de faire ailleurs.

Sur son album No place in heaven:

Lorsque la journaliste Marie Hélène Poitras demande à Mika la signification du nom de son nouvel album, Il répond «lorsque tu demandes pourquoi à un gars de 31 ans et qu’il te dit qu’il n’y a pas de place au paradis avec un grand sourire…En fait, c’est sur le concept d’un titre libérateur, c’est de se débarrasser du concept de la honte après un échec et de vivre un peu plus dans le moment présent. » Mika aime bien l’idée que la vie au paradis représente un peu un motel où il n’y a plus de chambres libres. Il continue son explication avec «Comme il n’y a plus de place au paradis, on va essayer de vivre et de s’amuser au maximum le plus possible et d’être vrai envers soi-même autant que possible. Bref, ce titre se veut plus comme une provocation avant tout. Il y a 3 titres qui paraissent sur l’album, dont Mika a produites avec certains arrangements musicaux ainsi que l’écriture avec le québécois, Simon Leclerc, via des sessions Skype. Malgré les distances, il n’y a plus d’excuses ni barrières à la créativité avec la technologie!

Concernant l’histoire de la pièce appelée Last Party, L’artiste a été inspiré du documentaire sur la vie de Freddie Mercury, au moment où il avait annoncé publiquement qu’il était séropositif et atteint du Sida. Cet événement avait grandement marqué la vie de Mika en tant qu’artiste. En réaction à sa maladie, il a décidé de faire la fête durant 3 jours. C’était une fête mythique vue les circonstances entourant sa maladie et la science de l’époque qui était quasi inexistante pour aider les sidéens à vivre plus longtemps. Il a aimé la façon comment il a géré cette situation et sa réaction face à son diagnostic. Il voulait lui rendre hommage en écrivant cette chanson. Mika a voulu créer les musiques de son album de façon à ce qu’on ne puisse pas reconnaître à quelle époque elles ont été écrite, que ce soit il y a quelques années ou dans 10 ans.

Formation classique de Mika

L’artiste excentrique a eu une formation classique en chant dès le plus jeune âge, mais il n’était pas très bon au piano. Pourtant, il savait lire parfaitement la musique jusqu’au jour où, vers environ l’âge de 9 ans, il est devenu dyslexique. Alors il a dû apprendre à jouer du piano d’une façon différente et de compenser son manque de technique en chantant davantage et ainsi de développer sa voix à plusieurs octaves.

Lorsqu’André Ménard, Vice-président et directeur artistique du FIJM, a vue Mika se produire au Club Soda, il a tout d’abord été impressionné par sa voix spectaculaire et sa façon unique qu’il entre en contact avec son public. Il l’a qualifié d’un grand naturel. Il ajoute que même dans un aréna géant, c’était le même impact.

Visitez le site du Festival International de Jazz de Montréal pour plus de détails sur les concerts de Mika: http://www.montrealjazzfest.com