Mémoire de la fibre

Début de l'événement: 

02 octobre 2010 - 13:30
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L’artiste québécoise, Isabelle Lemelin, présentera du 28 septembre au 24 octobre 2010 à la Maison des arts et de la culture de L’Ancienne-Lorette, l’exposition Mémoire de la fibre, un travail novateur qui s’inscrit dans une volonté de faire vivre les métiers d’art et leurs techniques traditionnelles avec une approche contemporaine de la sculpture. Le vernissage aura lieu le samedi 2 octobre 2010 à 13 h 30 et un café-rencontre avec l’artiste se tiendra le samedi 16 octobre 2010 à 13 h 30, au 1268 rue Saint-Paul à L’Ancienne-Lorette (Québec).

Isabelle Lemelin est une artiste professionnelle de la relève, diplômée du programme en techniques de métiers d’art, option sculpture, du Cégep de Limoilou à Québec. Elle a également complété, en 2009, un baccalauréat multidisciplinaire en arts visuels et en création littéraire à l’Université Laval (Québec-Canada).

Depuis 2004, elle a présenté plusieurs expositions collectives et individuelles dans les villes de Québec et de Montréal. Elle a reçu une mention couleur pour la recherche de contrastes et d’harmonie dans son projet de fin d’études « Replis Temporels », entièrement réalisé en fibre d’abaca, de coton et de fils récupérés (2004), et une mention spéciale à la Biennale Internationale du Lin de Portneuf, en 2005, lors de sa participation à l’exposition-concours « Toute votre âme sur l’oreiller », où elle présentait son œuvre Embrasure née d’une série de rêves nocturnes.

L’artiste fait son propre papier et y intègre parfois des matériaux insolites, des objets trouvés ou récupérés. Elle le moule pour lui donner forme et expérimente certaines techniques d’impression textile en les appliquant au papier fait à la main: « Le papier exerce chez moi une fascination en raison de sa grande plasticité. Il devient comme une peau. […] Le pli, comme métaphore de la mémoire, exprime une durée qui nous transporte dans une lente maturation, l’un des thèmes fondateurs de mes recherches ».

Son travail prend racine dans une approche textile de la sculpture, plus précisément dans l’art sculptural de la fibre, à travers lequel elle explore la dimension existentielle de la vie humaine : « La réalisation d’une œuvre, c’est une forme d’alchimie de la matière, en considérant que la matière, c’est d’abord soi ». Ses œuvres organiques intriguent le public et le pousse à la réflexion, autant par leur aspect technique que poétique : « Au-delà de la sculpture, il y a un travail intérieur sur nous-mêmes », raconte l’artiste en parlant de l’élaboration d’une sculpture, qui devient le reflet dynamique de son intériorité.

L’artiste dépasse les frontières physiques de l’œuvre-objet et touche aux forces invisibles en utilisant le vide, l’espace et l’impalpable. Créer des sculptures devient alors un acte qui donne la vie et qui se développe sous le regard de l’artiste, témoin d’un être autonome en transformation. Elle s’inspire de la relation entre la fécondité et l’existence humaine pour créer ses œuvres, qui deviennent parfois matrices, réceptacles, lieux de transformation et de gestation.

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