Martha Wainwright au Théâtre Maisonneuve (Dear Criminals en première partie)

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Martha Wainwright - FIJM

Jeudi soir dernier, la merveilleuse Martha Wainwright a frôlé les planches du Théâtre Maisonneuve pour donner une performance extraordinaire, malgré le décalage horaire depuis son retour récent d’Australie et d’Angleterre! Elle avait une très belle énergie qui se dégageait d’elle et elle la transmettait très bien à ses admirateurs.

Dear Criminals

Il vaut la peine de souligner le talent d’un groupe venant à peine de sortir de l’ombre (merci au Festival de Jazz!) et qui se nomme Dear Criminals. Ils ont fait la première partie du spectacle de Martha durant les 30 premières minutes et ce fut une expérience intéressante, pour ces artistes encore méconnus du grand public et dont le premier album n’est pas encore été enregistré. Le groupe est composé de 3 membres : Frannie Holder, à la voix et à la guitare, Charles Lavoie, au clavier et de Vincent Legault à la voix ainsi qu’au synthétiseur. Ils font de la musique dans un style plutôt rythme électro-rap-rétro. Même s’il y avait quelques petites imperfections au niveau du son, Dear Criminals a su attirer et piquer la curiosité avec leur style et des titres quelque peu provocateurs, mais qui a su faire très certainement sourire!

Retour au bercail de Martha

C’est une Martha radieuse et enjouée qui est apparue sur scène pour débuter son spectacle. Elle a subitement enfourché sa guitare, comme on enfourche la selle d’un cheval pour une promenade au grand air. Les planches sont pour elle comme une deuxième maison, la musique a toujours été présente au sein de la famille. Entre ses prestations, elle nous confiait quelques petites anecdotes sur l’histoire de quelques chansons qu’elle a écrite.

Elle nous a présenté son mari, Brad Albetta, qui l’accompagnait à la basse sur la scène, mais qui a aussi produit ses deux albums précédents. Elle expliquait que son disque actuel, Come to mama, sorti il y a sept mois, se différencie des autres faits dans le passé, car le décès de sa mère et événements (le mariage et la naissance de son 1er enfant en 2009), l’a métamorphosé en tant que femme et surtout en tant que maman. Auparavant, elle écrivait souvent des chansons qui parlaient de ses malaises d’amour et maintenant, ça parle plutôt de ses expériences vécues ces dernières années. Elle voit la vie sous un œil différent et semble plus épanouie que jamais. Elle a ensuite voulu interpréter, comme elle la décrivait « une chanson d’amour gentille », exprimée dans sa langue seconde avec un petit accent anglais tout à fait charmant. Au moment de la faire, Martha a éprouvée un petit problème technique avec le fil de sa guitare et a plutôt choisi un titre faisant partie de l’album qui rend hommage à sa défunte mère, Kate McGarrigle, nommée I’m done. Par la suite, Brad s’est installé au piano et Martha nous a réservé une surprise en interprétant, dans un français impeccable, une chanson du répertoire appartenant à la légendaire Barbara, appelée Dis, quand reviendras-tu? .

Le moment le plus émotif du spectacle était certes l’interprétation de la dernière chanson, Proserpina et qui fut la dernière pièce que sa mère, Kate McGarrigle, avait écrite avant que le cancer ne l’emporte, le 18 janvier 2010. Tous les musiciens et choristes étaient sur scène, dont la sœur de Kate, Anna McGarrigle, qui accompagnait sa nièce pour les voix, mais également pour faire certaines chansons au piano avec Martha. Ce fut un spectacle tout à fait mémorable et nous nous sentions comme si nous faisions partie de la famille. Bref, il ne manquait plus que son frère Rufus!

Site web de Martha Wainwright http://www.marthawainwright.com/
Page Facebook de Dear Criminals https://www.facebook.com/dearcriminals

Crédit photo : festival International de Jazz de Montréal