Marie Stuart de Schiller au Théâtre du Rideau Vert

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http://www.rideauvert.qc.ca/2007-2008/presse/Marie_Stuart_Communique.pdf
Schiller (1759-1805) est un des mes écrivains romantiques préférés avec Goethe. Mon collaborateur Jean-Sébastien Boisvert ira voir la pièce pour vous dans les prochains jours et sa critique sera publiée dans cette page.

Johann Christoph Friedrich (von) Schiller (10 novembre 1759, Marbach am Neckar - 9 mai 1805, Weimar) est un poète et écrivain allemand.

Schiller est né en 1759 à Marbach am Neckar, d'un père militaire dans les armées du Wurtemberg. Quelques années plus tard, vers 1764, sa famille s'installe à Lorch et y reste jusqu'en 1766. Bien qu'il passe son enfance et sa jeunesse dans une certaine pauvreté, il capte l'attention du duc de Württemberg, Karl Eugen, qui lui propose d'intégrer l'établissement qu'il a fondé, la Karlsschule. En 1773, Schiller commence à étudier le droit puis à partir de 1775 la médecine.

En 1780, il écrit son Diplomarbeit (mémoire de fin d'études) et devient médecin militaire à Stuttgart. En 1781, il publie Die Räuber anonymement. En 1782, Schiller se retrouve en détention quelques jours à Asperg pour cause d'éloignement non autorisé. Il était allé assister à Mannheim à la représentation de sa pièce Die Räuber sans autorisation.

En 1783, il travaille comme bibliothécaire et obtient un contrat jusqu'en 1785 comme poète de théâtre à Mannheim. Pendant quelques années, il déménage souvent (Leipzig, Dresde, Weimar) et rencontre pour la première fois Goethe en 1788. À la fin de cette année, il décroche une place de professeur d'histoire et philosophie à Iéna où il s'installe l'année suivante. Il écrit des œuvres historiques. Il sympathise alors avec un autre personnage célèbre de son temps : Wilhelm von Humboldt.

En 1790, il épouse Charlotte von Lengenfeld. En 1791, il devient pensionnaire du prince Frédéric-Christian d'Augustenbourg. En 1794, Goethe le pousse à écrire pour le journalisme satirique. En 1792, la France de la Révolution française lui donne la citoyenneté française, suite à ses nombreux écrits contre les tyrans. En 1799, il retourne à Weimar où Goethe le convainc d'écrire de nouvelles pièces de théâtre.

Il fonde avec Goethe le Weimar Theater qui se place très vite à la pointe de la scène théâtrale allemande, permettant une renaissance du genre dramatique. Schiller reste à Weimar jusqu'à sa mort. En 1802, il est anobli : la particule « von » est ajoutée à son nom. Il meurt trois ans plus tard, à l'âge de 45 ans, d'une dégénérescence pulmonaire.

Depuis 1934, l’université d'Iéna porte le nom de Friedrich-Schiller. Plusieurs loges maçonniques honorent sa mémoire. [1]

Place dans l'Histoire littéraire

Les problèmes que traite l'œuvre de Schiller, qu'ils soient politiques, éthiques ou tout simplement esthétiques, ont contribué de façon majeure à l'avancée des idées à la fin du XVIIIe siècle. Plus encore que Goethe, il a influencé le romantisme allemand.

Schiller a voulu, dans les dernières années de sa vie, doter l'Allemagne d'un "classicisme" qu'elle n'avait pas connu. Il a traduit la Phèdre de Racine pour Weimar, et emprunté des méthodes dramatiques à la tragédie grecque.

D'où ce double statut de classique et de romantique, et sa place centrale dans la littérature allemande et européenne.

Parmi les grands admirateurs de Schiller, citons d'abord Dostoïevski, mais aussi Beethoven, Giuseppe Verdi, Thomas Mann.

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