Marie Brassard et Michel-Maxime Legault présentent de nouveaux talents à l'UQAM

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09 avril 2019 - 20:00
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Les metteurs en scène Marie Brassard et Michel-Maxime Legault présentent de nouveaux talents à l'UQAM

L’École supérieure de théâtre de l’UQAM présente plusieurs productions, dont deux dirigées par les metteurs en scène invités Marie Brassard et Michel-Maxime Legault.

Quand j’ai les yeux fermés, il n’y a personne

Autour de Réjean Ducharme
Production dirigée des finissants de l’École supérieure de théâtre
Mise en scène de Marie Brassard

Dates : 9 au 12 avril 2019 à 20 h, 12 et 13 avril à 14 h
Lieu : Studio d’essai Claude Gauvreau, UQAM, pavillon Judith-Jasmin, 2e étage (salle J-2020), 1400, rue Berri, Montréal, Métro Berri-UQAM
«Il y a le vrai et le faux. Le vrai est ce qui me donne envie de rire, le faux, ce qui me donne envie de vomir. L’amour est faux. La haine est vraie. Les animaux sont vrais. Les hommes sont faux.» – L’avalée des avalés de Réjean Ducharme.

Une plongée dans l’univers de cet auteur, où le désir inatteignable frôle le vide, le néant et la mort. Collage de textes issus de «L’avalée des avalés» et de «L’Océantume», «Quand j’ai les yeux fermés, il n’y a personne» est une création de la comédienne et dramaturge Marie Brassard, et des finissants de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Un à un, des personnages hétéroclites prennent parole, ouvrent une brèche par laquelle on accède à des fragments intimes de leur solitude. Suivant le principe d’acteur-créateur, les acteurs s’approprient les mots de Ducharme et, puisant dans leur sensibilité artistique, imaginent qui pourrait les dire et les incarner. Cette production s’inspire de l’époque de l’éveil culturel québécois, celle où Ducharme a séduit le public tant par ses romans que ses chansons qu’il a écrites, et nous immergent dans les années 1960-70.

Marie Brassard, reconnue pour la grande qualité de ses performances solos, travaille en tête à tête avec les acteurs sur la prise de parole sur scène. Elle dirige minutieusement cette polyphonie théâtrale qui se déploie en un kaléidoscope de points de vue.

Consultez le cahier dramaturgique réalisé par les conseillères à la dramaturgie Evelyne Londei-Shortall et James-Élizabeth Filion-Bridgman.

Interprètes
Annabelle Bureau, Elizabeth Corriveau Bouthillier, Anne Giroux, Florence Leblanc-Dubois, Olivier Magnan-Bossé, Antoine Pelletier, Anthony Tingaud

Production
Roxanne Bédard, Jessica Collin Boucher, James Filion-Bridgman, Gabrielle Girard, Nicolas Guillemette, Evelyne Londei Shortall, Jérémie Roy

Migraaaants

Production dirigée des finissants en jeu, en scénographie et en études théâtrales
Texte de Matei Visniec
Mise en scène de Michel-Maxime Legault

Dates : 16 au 19 avril à 20 h, 19 et 20 avril à 14 h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté, UQAM, pavillon Judith-Jasmin, Niveau métro (salle JM-400), 1400, rue Berri, Montréal, Métro Berri-UQAM

Né en 1959 dans une Roumanie communiste, Matéi Vișniec demande l’asile politique en France à l’âge de 28 ans. Journaliste et auteur, Vișniec croit que «le théâtre et la poésie peuvent dénoncer la manipulation des gens par les grandes idées». C’est ainsi qu’en 2016, au cœur de la crise migratoire en Europe, il écrit la pièce Migraaaants, un enchevêtrement de tableaux témoignant de la crise migratoire sous plusieurs angles, allant du politique à l’intime, du cynisme au sentiment d’indignation.

«… Je fais ça parce que le monde est mal foutu, et que je veux apporter un peu d’avenir à ceux qui sont nés dans la partie la plus mal foutue de ce monde mal foutu…», – Le Passeur

Matéi Vișniec aborde le côté sombre de l’humanité avec un regard acéré et grinçant. Quant à Michel-Maxime Legault, il nous fait part des témoins de cette tragédie par son approche humble et poétique.

Interprètes : Simon Allard, Guillaume Bouliane-Blais, Késia Demers, Gabriel L’Archevêque, Matilde Lopes Fadigas, Josian Neveu, Jérémie Poirier, Maxime Pouliot, Justine Prévost et Kathy-Alexandra Retamal.

Production : Julie Charette, Elisabeth Coulon-Lafleur, Chann Delisle, Hélène Falardeau, Cédric Flagothier, Catherine Le Gall-Marchand, Jessica Lescarbeault, Jacinthe Nepveu, Varnen Pareanan et Noémie St-Laurent-Savaria.

Un jour j’aurai dit oui à ma naissance : Récit d’un Homme-Légende

Mise en lecture d’un collage inspiré de l’œuvre du poète Gaston Miron
Recherche-création d’Émilie Lamarche réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre

Dates : 18 et 19 avril, à 20 h, 20 avril à 14 h
Lieu : Salle Marie-Gérin Lajoie, UQAM, pavillon Judith-Jasmin, niveau métro (salle J-M400), 1400, rue Berri, Montréal, Métro Berri-UQAM

Au terme d’une recherche portant sur le montage dramatique, Émilie Lamarche présente la mise en lecture d’un collage inspiré de l’œuvre du poète Gaston Miron.

S’intéressant au travail de l’artiste-architecte montréalais Melvin Charney, elle cible et transpose différentes façons de penser à partir d’un collage des textes du poète.

Un jour j’aurai dit oui à ma naissance : Récit d’un Homme-Légende, création née de cette démarche, prend la forme d’un monologue composé de matériaux textuels issus de la poésie de Gaston Miron et de la correspondance qu’il a entretenue avec Guy Carle (frère aîné du cinéaste Gilles Carle), entre 1949 et 1951. La fragmentation et le réassemblage de ces écrits en une œuvre dramaturgique rappellent la parole du jeune poète au moment de son arrivée à Montréal.

Émilie Lamarche propose une façon nouvelle d’aborder et d’écouter l’œuvre de ce monument de la poésie québécoise. Se sentant dépositaire de l’héritage mironien, elle tente, dans un langage et avec des outils qui lui sont propres, de répondre à cette affirmation du poète et romancier Jacques Brault :

«Comme poète Gaston Miron reste parmi nous, avec nous, mais c’est nous désormais qui sommes responsables de ses poèmes. Nous devrons trouver d’autres façons de les lire et de les écouter, de les accompagner fidèlement comme il l’a fait lui-même au cours de sa vie.» (Jacques Brault, 1996).

Auteure : Émilie Lamarche
Directeurs de recherche : Yves Jubinville et René-Daniel Dubois
Conseiller à la dramaturgie et metteur en scène : Jonathan Cusson Interprètes : Charles-Aubey Houde et Émilie Ramsey
Scénographe : Zoé Burns-Garcia
Pianiste : Jean-Loup Gagnon
Conceptrice d’éclairages : Jacinthe Racine
Illustratrice : Isabelle Gauthier

Le Mahabharata

Atelier public des étudiants de 2e année en jeu
Adaptation théâtrale et texte de Jean-Claude Carrière
Mise en scène d’Antoine Laprise

Dates : 18 et 19 avril 2019
Lieu : Studio-d’essai Claude-Gauvreau
UQAM, Pavillon Judith-Jasmin
Niveau métro, salle J-2020
1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM

Nous sommes en Inde, au nord du Gange, le grand pays des peuples Arya. Sur la rive d’un fleuve, nous nous frayons un chemin parmi les roseaux et soudain nous rencontrons un ermite pouilleux qui s’apprête à nous raconter le plus grand poème du monde.

Le Mahabharata est, avec le Ramayana, l’une des deux grandes épopées de l'Inde. Il est considéré comme un livre sacré ; une saga mythico-historique racontant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés vingt-deux siècles avant notre ère. Les Pandavas et les Kauravas, cousins de naissance, s’y affrontent dans une quête insensée pour conserver le Dharma... ou le détruire.

Le Mahabarata de l’écrivain et scénariste français, Jean-Claude Carrière, est une occasion d’éprouver les neuf « rasas » de la tradition esthétique indienne : l’Héroïque, l’Amoureux, le Comique, la Pathétique, le Furieux, le Terrible, l’Odieux, le Merveilleux et l’Apaisé.

Mise en scène: Antoine Laprise
Assistance à la mise en scène: Guillaume Deman
Assistance technique: Chann Delisle
Interprètes: Myriam Brochu-Dahani, Félix Collard, Raphaelle Cyr-Bayeur, Kénio Gilbert, Sarah Godard, Mélissa Khoury, Geneviève Laberge, Eric Lachetta Cédrick Mainville, Alice Messier, Caroline Morcos, Samuel Paul-Hus, Olivier Pelland-Ratté, Laurence Pion-Girouard, Blanche-Alice Plante, Louis-Philippe Ruscio, Jade Solis, Alexis Tremblay, Véronique Trottier

Meisner et Pochinko : la rencontre improbable

Conférence démonstration de Catherine Cédilot réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre.

Dates : 26 et 27 avril à 14 h, 26 avril à 20 h
Lieu : Studio-d’essai Claude Gauvreau, UQAM, pavillon Judith-Jasmin, 2e étage (salle J-2020), 1400, rue Berri, Montréal, Métro Berri-UQAM

Sanford Meisner, acteur et professeur, membre du « Group Theatre », une compagnie de théâtre des années 30 à New York, a fondé et enseigné pendant près de 50 ans la technique Meisner; l'une des techniques de jeu les plus enseignées aux États-Unis aujourd'hui. Richard Pochinko, un entraîneur de clown canadien avec un groupe de visionnaires, a élaboré la technique « Clown Through Mask » en filtrant toutes ses connaissances acquises auprès des metteurs en scène Barba, Lecoq et Grotowski à travers certains aspects communs des mythologies des premières nations.

Depuis plus de dix ans, Catherine Cédilot rêve de mettre ces deux approches en dialogue. Afin d'entamer la réalisation de ce fantasme, elle élabore un laboratoire de recherche pratique dans le but de préparer cinq artistes en arts vivants à faire l'expérience sensorielle et émotionnelle de la combinaison de deux exercices.

Son hypothèse de départ: l'exercice de base de la technique de Meisner, « Repetition », permettra d'approfondir émotionnellement l’expérience physique offerte par l'exercice « Masterpiece/Creator » de Pochinko, tel qu'enseigné depuis 30 ans par la professeure et spécialiste de la performance clownesque, Sue Morrison, à Toronto.

Après 51 heures d’ateliers pratiques, Catherine Cédilot offre, par cette conférence-démonstration, l’occasion de voir des exercices invoqués et leur combinaison au fil des réflexions, des questionnements et des découvertes : un partage autour d’une expérience inédite.

Richard Pochinko (1945-1989) a mis sur pied un curriculum voué à transmettre un art clownesque qui repose sur l'authenticité d'une conversation émotionnelle avec le public plutôt que sur des suites de gags et la provocation de rires à tout prix.

Sanford Meisner (1905-1997) a développé sa technique d'entraînement émotionnel de l'acteur en misant sur la vérité de la réaction plutôt que de l'action et sur la force de l’imaginaire et du fantasme plutôt que sur la mémoire affective.

Catherine Cédilot est une praticienne passionnée en arts vivants qui n'a jamais cessé de se former. Elle est active autant dans le milieu de la performance, du cirque, de la danse que du théâtre en tant qu'interprète, metteure en scène, conseillère artistique, facilitatrice, créatrice, spectatrice et chercheuse.

Chercheuse: Catherine Cedilot
Assistante de recherche: Rasili Botz
Assistante technique: Emmanuelle Jetté
Participants à la recherche: Julie Chazal, Julie Desrosiers, Marilyne Fournier, Noémie Roy, Alexis Trépanier
Directrice de recherche: Maud Gendron-Langevin

Regard circonspect sur des choses suspectes

Écriture scénique collective librement inspirée de notre environnement, réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre de Clarence Chatelain.

Dates : 26 avril 2019 à 14 h et à 20 h, 27 avril 2019 à 14 h
Lieu : Salle Marie-Gérin-Lajoie, UQAM, pavillon Judith-Jasmin, Niveau métro (salle JM-400),1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM

Nous sommes partis à l’attaque du sens commun sans texte et de manière amateur. Pas très loin et pas très longtemps. Dans une salle de répétition pendant quelques mois, pour disséquer les habitudes, destituer le « ça va de
soi », retourner le sens, distraire les images, truquer les codes et titiller le théâtre. Il fallait essayer par tous les moyens possibles de ramollir l’autorité de nos prêts-à-penser.

Notre mot d’ordre c’est le « détournement ». Nous cherchons à le faire se manifester au théâtre. Comment pouvons-nous le traduire sur une scène, dans l’art vivant ?

Pour cela, on s’affaire à déconstruire les acquis, à reconstruire un univers moins borné, un univers qui n’est pas idéal, juste un univers déformé, le temps de se poser quelques questions. Nous voudrions faire de la diversion, créer une sortie de secours avec une vue sur le quotidien. Nous n’essayons pas de prendre les virages au tournant desquels on nous attend, ce n’est pas très facile. Nous essayons, nous nous hasardons et nous vous présentons une tentative de Regard circonspect sur des choses suspectes.

Mise en scène : Clarence Chatelain
Acteurs : Federico Benavides, Gaëlle Bridoux, Eugénie Capel, Simon Chatelain Marion Hebouche-Jérôme, Léonard Imbert, Amélie Marchand
Direction de recherche : Marie-Christine Lesage et Dinaïg Stall
Assistance mise en scène et production : Lison Madelpech
Regard extérieur : Coralie Lemieux-Sabourin
Conception décor : Gaëlle Bridoux
Régie : Mathilde Boudreau

Numinosité

Installation scénographique de Jonathan Girard réalisée dans le cadre de la maîtrise en théâtre.

Dates : 2 mai à 18 h, 3 mai à 16 h et 4 mai à 14 h
Lieu : Studio-théâtre Alfred-Laliberté, UQAM, Pavillon Judith-Jasmin, Niveau métro (salle JM-400),1400, rue Berri, Montréal
Métro Berri-UQAM

Plus que l’idée de l’artiste, c’est la posture du créateur qui interpelle Jonathan Girard. Un espace qui évoque le lieu de création. L’espace où l’artiste n’existe plus seulement comme idée, comme intention, mais comme action, comme performance : l’atelier. Un espace tellement particulier qu’il permet d’interroger la relation qu’un individu peut entretenir avec le sacré à travers la création artistique.

En se basant sur sa pratique picturale, l’étudiant à la maîtrise, Jonathan Girard, conçoit un objet théâtral sans texte, sans personnage, sans interprète et sans public fixe afin de raconter le moment de la création.

En activant le dispositif scénographique, des images éphémères se fabriquent, des fragments infinis d’abstraction se déploient à travers l’imaginaire et la paréidolie.

Le dispositif de Numinosité modifie la posture traditionnelle du public comme observateur, en prenant la place du créateur. Cette recherche-création est une réflexion à partir de l’expérience que l’on fait de l’art et élabore un espace de l’autopoétique : un espace dédié à la création, un espace qui parle de création.

Idéation et conception : Jonathan Girard
Conception éclairages : Roxanne Bédard et Chann Delisle
Conception sonore : Julie Charette

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