Manu Chao fait un retour en grande avec son nouvel album

Manu Chao est de retour après des années d'absence avec "Sibérie m'était contée", aux Editions Les Mille Paillettes (peut être uniquement commandé sur Internet via la France). Désormais libre de tout contrat avec une maison de disques, Manu Chao ne fait rien comme les autres. Après avoir présenté le format court de son livre-CD chez les marchands de journaux, il sort le format long, 23 titres, 132 pages, uniquement en librairie.
Installé dans un petit studio au-dessus de La Cigale à Paris, il a ressorti des textes qu'il avait écrits sur des bouts de nappe de restaurants ou mémorisés dans son ordinateur. De tous ces petits extraits, il a fait un ouvrage, illustré par le dessinateur Wozniak, dont un des dessins représentant une vache avec cette légende "Infinita Tristeza" lui avait inspiré une chanson.
L'objet, à la fois espiègle et bohème, mélancolique et gai, parle majoritairement de Paris, qu'il considère comme "sa Sibérie" à cause du climat l'hiver et des rapports humains qu'il juge parfois glacials.
Sur le CD, dans la droite ligne des plus beaux blues du quartier Ménilmontant (à Paris), Manu Chao nous présente, appuyé par les flonflons des accordéons, des personnages plus vrais que nature, comme Pépère Lachaise, parle des femmes infidèles, d'amitié, de la mort qui rôde.
On retrouve une version de "Dans mon jardin" qui faisait partie de la compilation 2004 de Ras l'front, association de lutte contre l'extrême droite, "Te souviens-tu?" qui figure dans le récent album de Jane Birkin. "Petite Blonde Du Boulevard Brune" a paradoxalement tous les atouts pour devenir un tube. Manu Chao est un observateur des petites choses du quotidien. "L'automne est las" raconte tout simplement le travail des balayeurs noirs, avec leurs costumes verts qui ramassent les feuilles jaunes de l'automne.
Dans ce livre-CD dédié "à tous les pêcheurs du fleuve amour", Manu Chao qui consacre deux pages à Nicolas Sarkozy, a volontairement laissé des fautes d'orthographe et demande aux enfants de les rechercher. Le mode de diffusion de cet objet hybride ne connaîtra certainement pas les réussites de "Clandestino" et d'"Ultima Estacion Esperanza" (environ six millions de copies vendues) compte tenu de son mode de diffusion, mais pourrait bien connaître un succès qui dépasse toutes les espérances. A preuve, les 35.000 exemplaires du format court de son livre-CD, vendus 6 euros (10 $ canadiens) en septembre dernier, se sont épuisés en quelques semaines.
Source: Associated Press

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