Lucie Fortin expose à Québec à la Galerie 36

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La Galerie Le 36 a le plaisir de vous inviter à l'exposition des artistes Lucie Fortin, vivant maintenant à Toronto et Mireille Lavoie à Montréal. Elles nous convient à une rencontre inédite où par leur médium respectif elles opèrent un entrelacement des histoires, celles de l'art et celles de leur mémoire.

Lucie Fortin, originaire de Loretteville, propose une installation picturale qui s’inspire d’oeuvres aussi distinctes que Le Christ aux outrages de Fra Angelico et des gravures des pavillons en sucre publiées au début du 19e siècle dans un livre nommé Le Pâtissier pittoresque d’Antonin Carême. À partir des descriptions de Carême, et en s’inspirant des contours de ses dessins, elle veut produire une sensation de confort chez le spectateur, tandis que c’est plutôt l’effet de méditation contemplative
qui l’intéresse dans la fresque Le Christ aux outrages, dont elle ne reprend qu’une partie de la composition, pour produire un effet semblable à celui recherché par Fra Angelico.

Mireille Lavoie s’intéresse également aux oeuvres de Fra Angelico et d’Antonin Carême, mais son travail ne fait pas directement référence à l’un ou l’autre de ces artistes. Si le matériau qu’elle utilise pour ce projet, le papier mâché, dégage une sensation de facticité qui s’apparente aux réalisations en pâte d’amande, en pastillage et en mastic alimentaire de Carême, c’est un souvenir d’enfance qui est à l’origine de l’oeuvre qu’elle présente ici. Il s’agit du foyer de sa grand-mère, sur la tablette duquel s’entassaient des souvenirs de voyage. Elle n’avait aucune explication sur la présence de ces objets mais ils lui faisaient un grand effet. Les bibelots exotiques contrastaient avec le foyer, une architecture plâtreuse et austère où l’âtre apparaissait comme un petit abri. La définition claire des volumes dans l’oeuvre de Lavoie s’apparente à celle de Fra Angelico et sa frontalité rappelle la mise en scène frontale du Christ aux outrages, mais ces analogies ont surtout servi à unir son oeuvre à celle de Lucie Fortin lors de conversations qui ont révélé des intérêts communs, particulièrement incongrus, qui sont à l’origine de leur projet d’exposition en duo.

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