Livres: Lundi sans faute de Joel Hynes

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Acteur professionnel, Hynes travaille aussi bien à la scène qu’à la télévision. Il a d’ailleurs joué le rôle de Keith Kavanagh dans l’adaptation cinématographique de son premier roman, La Neuvième Personne du singulier, paru sous le titre anglais Down to the Dirt. Avec Lundi sans faute (Right away Monday), traduit de l’anglais par Sylvie Nicolas, il propose une fiction truculente supportée par une « pyrotechnie langagière » pour amateurs d’électrochocs !

Je vous assure, le roman de Joël Hynes vaut le détour....

Le communiqué:

En librairie le
25 février 2009

Littérature d’Amérique
978-2-7644-0650-2
Pages : 456
Prix : 27,95$

Chez le même éditeur
Coll. Littérature d’Amérique

La Neuvième Personne du
singulier

Lundi sans faute
Joel Thomas Hynes
Traduction : Sylvie Nicolas
Roman

Joel Thomas Hynes est né à Terre-Neuve et y habite toujours. La Neuvième Personne du singulier, paru sous le titre anglais Down to the Dirt, a suscité une critique enthousiaste et a valu à son auteur le prix Percy-Janes du premier roman. Acteur professionnel, Hynes travaille aussi bien à la scène qu’à la télévision. Il a d’ailleurs joué le rôle de Keith Kavanagh dans l’adaptation cinématographique de son premier roman.

Avec Lundi sans faute (Right away Monday), traduit de l’anglais par Sylvie Nicolas, il propose une fiction
truculente supportée par une « pyrotechnie langagière » pour amateurs d’électrochocs.

Pour Clayton Reid, « deux tiers ti-gars et un tiers homme », tout est toujours prétexte à prendre un dernier verre. Oscillant entre le fond du baril et la montée vertigineuse, gracieuseté de la dope, notre homme incarne parfaitement les forces contradictoires à l’œuvre chez tout être humain. Batailleur et battant, tiraillé entre l’amour et l’indépendance, ambitieux et velléitaire, voulant s’élever au-dessus de la mêlée mais plongeant dans le chaos à la moindre occasion.

Pas facile de suivre un tel individu. Et quand en plus on vit dans l’ombre du grand Valentine Reid, oncle vedette de rock aux cartilages abîmés, les occasions de sombrer ne manquent pas. Seule la jolie Isadora semble exercer quelque influence positive sur lui dans ce portrait d’un Saint-Jean, Terre-Neuve, désœuvré. Car comment ne pas être paumé quand les perspectives d’avenir sont quasi nulles ?

EXTRAIT
Y sort une fiole de sa veste et répand un petit tas de poudre sur la table. Y se câlisse que quelqu’un le voie faire, après tout, c’est lui Valentine Reid, la légende vivante. Y façonne quelques lignes, roule un billet de cinq et sniffe sa dose avant de glisser une ligne de mon bord de la table. BANG ! La tête me fait juste un tour, mille possibilités s’offrent à moi : Donna et moi partis sur la coke, on baise jusqu’à ce que ma tête de lit passe au
travers du mur de la chambre. J’arrache le cinq de la main de Val, je me cale dans le banc et j’entreprends de refaire le rouleau. La fin de l’été. La famille. De la peau en vue. Je me câlisse de tout une fois de plus. Je me vide les poumons et je me penche au-dessus de la ligne.

Clayton Reid, à la fois homme-douleur et homme construit, donne tout son sens à la lutte contre la descente aux enfers. Pas de dentelle ici, tout est livré dans l’éclairage le plus cru caractéristique d’un post-last call à coup de blasphèmes bien sentis. Bienvenue dans les montagnes russes !

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