Liszt et Chostakovitch: une soirée haute en émotions à la Maison symphonique de Montréal

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LISZT & CHOSTAKOVITCH à l'OSM

Devant un public attentif et silencieux avait lieu jeudi soir 18 novembre à la Maison Symphonique deux programmes de l'OSM.  Pour la première partie le chef d'orchestre Davis Zinman est remplacé par le chef britannique Stefan Asbury.

Pour l'occasion, Louis Lortie interpréta le Concerto pour piano no 2 en la majeur, S. 125, de Liszt, au lieu du Schumann comme prévu.

La Symphonie n°15 en la majeur, op. 141, de Chostakovitch demeure au programme.

I. Adagio sostenuto assai
II. Allegro agitato assai
III. Allegro moderato

La première partie avec Louis Lortie, le lyrisme, la sensibilité, les attaques et la poésie de son jeu, nous transporte indéniablement dans l'univers du romantisme.  Liszt a écrit une première version de ce concerto pendant sa période virtuose entre 1839 et 1840.  Il l'a ensuite laissé de côté pendant une dizaine d'années avant de le réécrire plusieurs fois. La quatrième et dernière version fut terminée en 1861. Comme pour son premier concerto, Liszt a énormément remanié les parties de piano.

C'est l'ovation pour Louis Lortie - le public est ravi!  On en voudrait encore!

Chostakovith : une vie en quête de liberté

I. Allegretto
II. Adagio – Largo – Adagio – Largo
III. Allegretto
IV. Adagio – Allegretto – Adagio – Allegretto

La symphonique no 15 en la majeur, op.141, est la dernière symphonie écrite par Dmitri Chostakovitch en un mois durant l'été 1971 à Repino.

Bien qu'écrite pour grand orchestre, cette symphonie est parcimonieusement orchestrée, presque comme s'il s'agissait de musique de chambre  avec un large éventail de percussions  qui renforcent les inhabituelles colorations.

Chostakovitch utilise plusieurs techniques alors modernes de percussion comme la frappe du rebord de la caisse claire , l'utilisation de wood-block et des castagnettes.  L'orchestre est dynamique, nuancé, coloré. Les cuivres s'imposent.  C'est gagné pour l'orchestre - quelle soirée exceptionnelle!

Une critique de Carole Gagnon